"Sois doux comme la colombe et prudent comme le serpent" (Paolo Coelho)
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- - 30.10.2011 | 0 réactions | #link | rss


Paroles de femmes – Ces femmes qui s’engagent !


Opinion sur l’actualité, sur la condition de la femmes ou sur la défense d’une cause … le magazine Marie-Claire organise l’élection des meilleurs blogs de femmes qui s’engagent.



Marre des symboles sexistes ?

Si ce blog - qui fait son chemin depuis ce billet et celui-ci - vous fait rire, enrager, espérer et surtout gambader allègrement hors des normes sexistes encore tolérées …

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C’est un vote par jour et par personne jusqu’au 29 février 2012.


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- - 19.10.2011 | 1 réactions | #link | rss

L’éléphant enchaîné

(Conte de Jorge Bucay - Extrait du livre « Laisse-moi te raconter les chemins de la vie »)

Quand j’étais petit, j’adorais le cirque, et ce que j’aimais par-dessus tout, au cirque, c’étaient les animaux.
 L’éléphant en particulier me fascinait ; comme je l’appris par la suite, c’était l’animal préféré de tous les enfants. Pendant son numéro, l’énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires…




Mais tout de suite après et jusqu’à la représentation suivante, l’éléphant restait
toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait une de ses pattes prisonnière.
Mais ce pieu n’était qu’un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol.
Et bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu’un animal capable de déraciner un arbre devrait facilement pouvoir se libérer et s’en aller.
Le mystère reste entier à mes yeux.
Alors, qu’est ce qui le retient ?
Pourquoi ne s’échappe t-il pas ?

A 5 ou 6 ans, j’avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J’interrogeai donc un maître, un père ou un oncle sur le mystère du pachyderme. L’un d’eux m’expliqua que l’éléphant ne s’échappait pas parce qu’il était dressé.


Je posais alors la question qui tombe sous le sens :
"S’il est dressé, pourquoi l’enchaîne-t-on ?"

Je ne me rappelle pas qu’on m’ait fait une réponse cohérente.
Le temps passant, j’oubliai le mystère de l’éléphant et de son pieu, ne m’en souvenant que lorsque je rencontrais d’autres personnes qui un jour, elles aussi, s’étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j’eus la chance de tomber sur quelqu’un d’assez savant pour connaître la réponse :
L’éléphant du cirque ne se détache pas parce que, dès tout petit, il a été attaché à un pieu semblable.

Je fermai les yeux et j’imaginai l’éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu’à ce moment l’éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n’y est pas arrivé malgré tous ces efforts.


Je l’imaginais qui s’endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants…
Jusqu’à ce qu’un jour, un jour terrible pour son histoire, l’animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s’échappe pas, le pauvre, parce qu’il croit en être incapable.
Il garde le souvenir gravé de l’impuissance qui fut la sienne après sa naissance.
Et le pire, c’est que jamais il n’a tenté d’éprouver à nouveau sa force.

Nous sommes tous un peu comme l’éléphant du cirque : nous allons de par le monde attachés à des centaines de pieux qui nous retirent une partie de notre liberté.

Nous vivons avec l’idée que « nous ne pouvons pas » faire des tas de choses, pour la simple et bonne raison qu’une fois, il y a bien longtemps, quand nous étions petits, nous avons essayé et n’avons pas réussi…


- - 16.10.2011 | 0 réactions | #link | rss

Le Prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance a été décerné cette année, à l’ancien président de Cap Vert, Pedro Pires. Cela fait deux ans que ce prix n’a pas été décerné.

Les précédents lauréats du prix Ibrahim ont été le Mozambicain Joaquim Chissano en 2007 et le Botswanais Festus Mogae, en 2008.

En 2009 et 2010, le comité du prix avait décidé de ne pas l’attribuer, faute de candidature satisfaisante.

Ce prix, d'une valeur de cinq millions de dollars sur dix ans et 200.000 dollars par an à vie, est le plus richement doté.

Le comité d’attribution du Prix Ibrahim, qui distingue le leadership d'excellence en Afrique, s'est déclaré impressionné « par la capacité de vision du président Pedro Pires qui l’a conduit à transformer son pays en un modèle de démocratie, de stabilité et de développement ».

Une réussite d’autant plus remarquable, précise-t-il, que le Cap-Vert est dépourvu de ressources naturelles et que sa population est dispersée sur plus de 10 îles.

La Fondation Mo Ibrahim a voulu ainsi récompenser l'action de Pedro Pires, qui a dirigé le Cap Vert entre 2001 et 2011.



Sous les dix années de présidence de Pedro Pires, le Cap-Vert est devenu l’un des deux seuls pays africains à sortir de la catégorie des "Pays les moins avancés"

Pedro de Verona Rodrigues Pires est l’un des dirigeants les plus considérés d’Afrique. Après avoir étudié les sciences à Lisbonne, il est appelé à combattre sous le drapeau Portugais. Il déserte en 1961, fuit la capitale et part rejoindre Amilcar Cabral avec qui il intègre en 1961 le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC).
Président de la République du Cap Vert pendant 10 ans, il quitte volontairement le pouvoir le 9 septembre dernier en organisant des élections pour faciliter l’arrivée de son successeur.
Cette décision de ne pas se représenter a été particulièrement appréciée par la fondation Mo Ibrahim.

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Le prix, fondé en 2006 par Mo Ibrahim, un riche entrepreneur soudanais des télécommunications, récompense un ancien chef d'Etat ou de gouvernement de pays de l'Afrique subsaharienne, qui a quitté ses fonctions au cours des trois dernières années, pour son travail dans l'intérêt du public ou son action caritative.

La Fondation Mo Ibrahim a aujourd'hui publié l'Indice Ibrahim de la gouvernance africaine.
L'Indice souligne combien une approche équilibrée, équitable et inclusive est un élément crucial pour la qualité de la gouvernance.

Commentant ces résultats, Mo Ibrahim a déclaré :
« Nous avons constaté cette année que la majorité des jeunes Africains n'acceptent plus l'approche sélective de gouvernance adoptée par plusieurs dirigeants de notre continent. Nos jeunes exigent une approche globale, équitable et inclusive de la gestion de leur pays. »


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Sources:
Afrik.com - RFI - Romandie News - Mo Ibrahim Foundation
- African Success - BBC Afrique - Jeune Afrique



- - 10.10.2011 | 0 réactions | #link | rss



« La famille c’est sacré » : la nouvelle campagne Eram fait polémique

Le fameux  « ils se marièrent, vécurent heureux, eurent  beaucoup d’enfants et ne divorcèrent jamais » des publicitaires a fait long  feu !
Désormais, la famille divorcée, la famille homoparentale ou recomposée,  celle que l’on croise tous les jours dans la vraie vie, a envahi les affiches  d’une célèbre marque de chaussures. Avec sa nouvelle campagne de pub, Eram a  fait fort.

En associant le slogan "La Famille c’est sacré !" à des familles modernes loin des stéréotypes, la nouvelle campagne d’Eram a provoqué la colère de certaines voix de l’église catholique.




Eram provoque l’ire de certains catholiques

En quelques heures, les commentaires indignés se sont multipliés sur le mur Facebook de l’enseigne. Très vite, les adeptes de l’enseigne se sont eux aussi mobilisés sur les réseaux sociaux pour défendre Eram. Il faut dire que la chaîne de magasins s’est de longue date spécialisée dans la provocation pour ses campagnes.



L’enseigne Eram ne s’est pour l’heure pas exprimée sur les attaques dont elle fait l’objet.

Chez le publicitaire Benoît Devarrieux, dont l’agence a réalisé la campagne, c’est l’étonnement qui prime:
" C’est pourtant la campagne la plus gentille que l’on ait faite.
C’est cette fois la famille qui est mise en avant.
à l’heure où les divorces sont de plus en plus nombreux en France, où le mariage homosexuel vient d’être légalisé à New York, Eram met les pieds dans le plat et affiche dans la rue et les magazines des portraits de familles comme on ne les montre jamais dans la publicité : déstructurées, recomposées, éclatées, décomposées.
Des enfants qui ont deux mamans, d’autres qui ont un père, une mère et 3 belles mères, d’autres encore dont le beau-père à l’âge d’être leur grand frère.
La « vraie » vie, quoi.
Mais si les familles explosent, l’esprit de famille reste.
Car quoi qu’il en soit : « la famille c’est sacré »"




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