Rendons d'abord hommage à l'artiste, l'un des derniers à avoir bâti son revenu sur la vente exclusive de disques. Michael Jackson est décédé ce matin 26 juin 2009 à Los Angeles. La presse parle suffisamment de l'artiste, certains avec élégance, d'autres avec muflerie. En ce qui me concerne, je souhaite attirer l'attention de mes lecteurs sur un point: la portée des droits de propriété intellectuelle qu'il a créés.

Rendez-vous compte de l'étendue de la marque "Michael Jackson": dessins animés, habits, boissons, divertissements, ... Tout ceci représente potentiellement pour ses héritiers des revenus potentiellement illimités dans le temps. La marque en tant que telle peut perdurer tant que son enregistrement est renouvelé. Les droits découlant de ses enregistrement audio ou vidéo ne disparaîtront que le 25 juin 2084 2079, dans 75 70 ans... Peut-être que dans deux cents ans, il existera toujours une entreprise titulaire de la marque, et qui licenciera de nouveaux projets!

Alors que certains placent des millions en vue de vivre des revenus gérés par les intérêts, les titulaires de droits tels que Michael Jackson peuvent tout perdre et cependant percevoir encore et toujours des revenus du simple fait que leur oeuvre ne meurt réellement jamais.
Ces brèves lignes pour mettre en valeur la portée de la propriété intellectuelle entre les mains d'une personnalité à la renommée planétaire. L'on est au niveau d'Herbert von Karajan, la figure au sein de la musique classique qui utilisa le plus ces droits, au point que ceux-ci lui rapportèrent 500 millions de francs. Cette somme est tout simplement colossale, au regard du domaine relativement restreint de la musique classique... Savoir utiliser la propriété intellectuelle est un atout tout particulièrement utile lorsque l'on envisage une carrière basée sur une image.