Avant mon séjour à Tokyo, j'ai eu l'immense honneur de partager un repas avec mon professeur de japonais. Bien évidemment, je lui ai parlé de mon
projet et je n'ai pas hésité à lui demander son avis. Ecoutant d'une oreille très attentive, j'ai pris bonne note de ses précieux conseils. En outre, il m'a donné une longue liste de livres à acheter sur place, pour avoir un appui pédagogique tout au long de l'apprentissage de cette langue difficile à apprivoiser. Il ne m'a pas caché qu'un stage linguistique a l'étranger est ce qu'il y a de mieux pour s'imprégner au maximum d'une culture. Ce n'est pas un secret, l'immersion est totale si l'école est choisie intelligemment. Parce que si je ne me retrouve qu'avec des Américains, des Français et des Espagnols, je ne pense pas être dans un environnement qui va m'encourager à parler le japonais au quotidien.
Mais le point le plus délicat reste la durée du séjour. Oui, car tout abandonner pour ne partir que 3 mois, c'est trop de sacrifice, et je ne pense pas pouvoir apprendre suffisamment en si peu de temps. J'avais alors préféré une année entière pour rentabiliser au mieux mon voyage et profiter pleinement de mon séjour, sauf que ce ne sera apparemment pas suffisant; le top serait de rester un an et demi...
Pendant mon court séjour cet hiver, j'ai pu faire la connaissance de quelques étudiants, qui partageaient le même guest house que moi. Parmi eux, une Londonienne, venue visiter Tokyo. A nouveau, j'en ai profité pour lui demander son avis sur la question et connaître un peu son cursus.
Accrochez-vous! Cette brave étudiante est arrivée au Japon en août passé et elle a choisi Sapporo (grande ville dans le Hokkaido, nord du Japon) pour y parfaire son japonais. Oui, le parfaire parce qu'elle l'étudie depuis plus de deux ans et elle ne connaît pas moins de 1'200
kanji! Je ne dois en savoir qu'une centaine, alors, tout impressionné, je lui demande de me faire un bilan de ses 4 premiers mois au Japon:
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C'est difficile, je ne commence à m'y faire que maintenant. J'ai eu beaucoup de mal avec la langue parlée, mais je la comprends mieux jour après jour."
Et de me confirmer:
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Ah oui, je ne pense pas qu'un an soit suffisant. L'idéal serait un an et demi si tu veux vraiment apprendre correctement le japonais!"
Ouais... Il va falloir tout décaler et économiser encore plus. Et pour aller jusqu'au bout, je m'imagine bien prendre deux années sabbatiques: un an et demi pour apprendre la langue, 4 mois pour parcourir le Japon de haut en bas et 2 mois pour visiter les grandes villes aux alentours, telles que Séoul, Taipei, Hong Kong, Shanghai, Hanoi, Saigon, Singapour, etc...
50'000? Ca va être un peu léger, mais laissez-moi rêver...