Mon chef adoré voit bien que je suis fatigué ces derniers temps et que j'ai du mal à me remettre de cet état grippal. Il sait aussi que je passe mes dimanches soir au bureau et que j'ai déjà cumulé plus de 13 jours d'heures supplémentaires. En y regardant bien, il a dû se rendre compte que j'ai toujours répondu présent; que ce soit à 1h du matin pour une panne ou pour assurer une présence certains jours fériés. Et puis, si je me rappelle bien, j'étais le seul à ne pas être parti pendant la période des fêtes en 2004 dans notre équipe. Evidemment, pas marié, pas d'enfants et nouveau dans la boîte, je n'avais rien à dire.

Mais cette année, c'est différent; les choses ont changé. C'est à mon tour de me reposer et de prendre un peu de temps pour moi. Avec l'accord de mes collègues (parce qu'il y en a qui n'ont pas de scrupules à poser les vacances avant tout le monde et ne rien dire!) je m'octroie trois semaines de repos forcé.

Trois semaines, c'est quand même beaucoup pour passer Noël sans ma famille. Trois semaines à Genève, ça me permettrait de ranger mon appartement, de finir de percer les murs et d'installer ces trucs qui traînent depuis plus d'un an maintenant. Et après, j'aurais enfin du temps pour regarder tous ces DVDs qui sont encore sous cellophane. Oui, mais voilà! Si je reste à Genève, je risque de recevoir des appels du bureau. J'ai même peur de m'ennuyer en fait.

Et si je...



Click, Dring Dring, Click. Voilà! C'est réservé, c'est payé, c'est confirmé.

Je m'envole pour Tokyo le 21 décembre prochain et je ne reviendrai que 20 jours plus tard. Noël et Nouvel An au Japon, à l'arrache, comme j'aime.
Une semaine pour me préparer, parce qu'il n'y a que ça de vrai.

M'en fous, on ne vit qu'une fois... et il ne me restait plus de dentifrice!



PS: vous venez de lire mon 100e article.