Le 26 novembre prochain, la population suisse est appelée à voter la loi fédérale sur la coopération avec les Etats d'Europe de l'Est. Depuis la chute du mur de Berlin, notre pays participe à la reconstruction de l'Europe de l'Est et s'est engagé à poursuivre cette coopération avec les dix nouveaux membres de l'Union européenne. La Suisse aura, ainsi, la possibilité de choisir, financer et diriger des projets, en toute liberté et sans passer par Bruxelles. A hauteur de 100 millions de francs par an sur dix ans, les investissements serviront par exemple à la modernisation des hôpitaux, à l'assainissement des centrales nucléaires ou au traitement des eaux.

Le financement de cette coopération ne coûtera pas un centime de plus aux contribuables et n'engendrera aucune dette pour la Confédération. Il sera assuré par de nouvelles recettes provenant des accords bilatéraux (imposition des revenus de l'épargne des ressortissants étrangers) et par un réajustement dans l'aide apportée jusqu'ici aux autres pays d'Europe de l'Est. Cette contribution est un investissement pour nos emplois, pour nos relations avec l'Europe, pour notre pays. Nous sommes tous gagnants.

Confirmer la voie bilatérale

Les accords bilatéraux répondent de manière pragmatique aux intérêts de notre pays et permettent à la Suisse d'être sur un pied d'égalité avec les Etats membres de l'UE dans de nombreux domaines. Le peuple a approuvé à plusieurs reprises en votation populaire le choix de la voie bilatérale. La coopération suisse avec les nouveaux membres de l'UE confirme la volonté de notre pays de consolider la voie bilatérale.

De nombreux dossiers sont actuellement en cours de discussion avec l'UE comme le renouvellement de l'accord sur la recherche ou la problématique de la concurrence fiscale. Négociant seul face à 25 Etats membres, nous avons besoin d'alliés. Ce n'est pas le moment de fâcher nos partenaires. Si nous devions refuser aujourd'hui cette contribution que notre pays s'est engagé à verser, l'UE et ses nouveaux membres ne manifesteraient guère de compréhension pour nos particularités.