
Dans le barrio Marin, Caracas, mai 1990
C'est en allant retrouver Yves Pedrazzini à Caracas il y a 18 ans, que j'ai découvert les barrios qui ceinturent la capitale vénézuélienne, ces quartiers auto-construits qu'on appelle ici bidonvilles. Des quartiers aux ruelles sinueuses et escarpées dans lesquels Yves déambulait comme un malandro sur sa moto.
Fort de ces liens avec certains de ces quartiers, il m'a plongé au coeur de la violence urbaine – à l'époque comme aujourd'hui, ça tire beaucoup à Caracas - un déchainement encore contenu par l'incroyable envie de vivre de ses habitants qui se construisent et se reconstruisent sans cesse au milieu du chaos métropolitain.
Via le lien ici bas, on peut découvrir un aperçu de cette réalité et de l'analyse qu'en font Yves Pedrazzini et la formidable Teolinda Bolivar, une urbaniste que j'ai eu le privilège de rencontrer lors de la même virée en 1990 et qui a consacré sa vie à faire reconnaitre les quartiers auto-construits et leurs habitants. Une page web agrémentée des belle photos de Nicolas Savary.
http://urbanites.rsr.ch/blog/2008/06/16/caracas-venezuela-le-barrios-et-ses-habitants-comme-modele/
GRUPO MADERA, un combo mythique des barrios de Caracas dans les années 70