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- - 16.07.2008 | 0 réactions | #link | rss


un ferrailleur et son fils aux abords de Caracas, mai 1990

Delinquent Habits - Here Come The Horns
- - 18.06.2008 | 0 réactions | #link | rss



Caracas, mai 1990



C’était la fin de mon séjour lors de la cruz de mayo, une fête emblématique du syncrétisme religieux à l’œuvre en Amérique latine. Jusqu’à minuit, place aux rites chrétiens, ensuite les dieux africains sont invoqués pour attirer la pluie. Un vœux souvent exhaussé, vu que c’est le début de la saison des pluies.



La magnanimité du ciel ne fut donc pas difficile à obtenir, contrairement à celle des hommes. Pour jouir sans entrave, la procession dut obtenir l’aval des gangs des différents barrios qu’elle traversait, un défi augmenté par notre présence d’étrangers au visage pâle. Protégée par un gang plus ou moins aux aguets, la fête put accomplir sa mission cathartique.



grupo madera dont l'un des survivants figure sur la photo d'en bas. Le groupe initial s'est noyé dans l'Orenoque dans d'obscures circonstances.
- - 17.06.2008 | 0 réactions | #link | rss

Caracas, porte-flingue et jeu d'enfants dans un barrio dans sa phase initiale, mai 1990

Ruben Blades - Tiburon

- - 16.06.2008 | 0 réactions | #link | rss



Dans le barrio Marin, Caracas, mai 1990


 


C'est en allant retrouver Yves Pedrazzini à Caracas il y a 18 ans, que j'ai découvert les barrios qui ceinturent la capitale vénézuélienne, ces quartiers auto-construits qu'on appelle ici bidonvilles.  Des quartiers aux ruelles sinueuses et escarpées dans lesquels Yves déambulait comme un malandro sur sa moto.


 


Fort de ces liens avec certains de ces quartiers, il m'a plongé au coeur de la violence urbaine  – à l'époque comme aujourd'hui, ça tire beaucoup à Caracas - un déchainement encore contenu par l'incroyable envie de vivre de ses habitants qui se construisent et se reconstruisent sans cesse au milieu du chaos métropolitain.


 


Via le lien ici bas, on peut découvrir un aperçu de cette réalité et de l'analyse qu'en font Yves Pedrazzini et la formidable Teolinda Bolivar, une urbaniste que j'ai eu le privilège de rencontrer lors de la même virée en 1990 et qui a consacré sa vie à faire reconnaitre les quartiers auto-construits et leurs habitants. Une page web agrémentée des belle photos de Nicolas Savary.


 


http://urbanites.rsr.ch/blog/2008/06/16/caracas-venezuela-le-barrios-et-ses-habitants-comme-modele/




GRUPO MADERA, un combo mythique des barrios de Caracas dans les années 70

- - 14.10.2006 | 0 réactions | #link | rss

 

Caracas, mai 1990

Le prix Nobel de la paix attribué à Muhammad Yunus et à la Grameen Bank est une bouée dans un océan de mauvaises nouvelles. Le Bangladais et son institution de microcrédit ont en effet permis à des millions de gens de sortir de la pauvreté en leur permettant de développer leur petite entreprise et de créer des emplois.


Pourquoi un Nobel de la paix ?  «Une paix durable ne peut être réalisée sans qu’une part importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté. Le microcrédit est l’un de ces moyens. Le développement par le bas permet également de faire progresser la démocratie et les droits de l’homme», répondent les membres du comité norvégien dans leur déclaration officielle.
 
Mais l’action de Yunus et sa consécration norvégienne éclaire une autre réalité : le capitalisme (et non sa version ultra financiarisée) permet aussi de lutter contre la pauvreté,  bien mieux que la charité. Comme l’a montré l’économiste péruvien Hernando de Soto, les pauvres créent des richesses. Mais faute de droits de propriété, cette richesse s’évapore.
 
Je l’ai constaté lors d’un voyage à Caracas en 1990. Ses bidonvilles que j’ai pu arpenter de long en large ne sont pas qu’un amas de tôles ondulées. Certains de ces barrios font même penser à des villages grecs. Mais voilà, ces maisons en dur qui gagnent des étages au pro rata des gains de leurs propriétaires n’ont aucune existence légale et donc aucune valeur.
 
A noter que l’actuel président du Venezuela, le tonitruant Hugo Chavez qui se pose en héraut du tiers-monde, n’a – à ma connaissance - toujours rien fait pour accorder des droits de propriété aux habitants des bidonvilles.
 
 
Une interview de Hernando de Soto
http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/VernaG/Lectures/De%20Soto.htm

un article qui nuance les bienfaits du microcrédit

http://www.thenation.com/doc/20061030/bello
 
 
La fania all stars, lo mejor de la salsa

http://cuicui.monblog.ch/?ypk

- - 13.05.2006 | 0 réactions | #link | rss

 

los barrios de caracas, une mère, sa fille et un un père en taule, mai 1990

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