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- - 07.03.2007 | 4 réactions | #link | rss

Le MCG diffuse un Téléjournal chaque Mercredi....

"Pour dire les choses vraiment telles qu'elles sont"

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Publié dans 20Minutes le 7 mars 2007 

Stauffer joue au reporter: il interviewe les dealers!

GENEVE – Pour le deuxième téléjournal du Mouvement Citoyens Genevois (MCG), le député s’immerge dans la ville au cœur de la nuit.

Eric Stauffer déguisé en reporter? Partant du principe que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, le député du MCG tend le micro aux dealers. Pour la deuxième édition du journal du MCG (diffusé sur le Net), il guide l’internaute dans le quartier des Pâquis, aux Eaux-Vives et sur la place des Volontaires. Il veut montrer aux Genevois «ce qui se passe véritablement la nuit dans leur cité.» «J’avais déjà patrouillé une fois avec les policiers de la Task Force drogue», indique Eric Stauffer.
Place des Volontaires, sous la pluie. «Je ne suis pas policier, je suis député», clame-t-il. Un Guinéen de 21 ans accepte de répondre à ses questions à visage découvert. Requérant d’asile, il explique: «A Genève, tu peux pas vivre, tu peux pas bouffer sans foutre la merde. T’as pas le choix.» La caméra change d’angle. A sa vue, un groupe de dealers part en courant. Non sans avoir jeté une pierre sur la voiture du reporter! «Pas grave», commente Eric Stauffer, prêt à tout, dit-il pour chasser de Genève les trafiquants de drogue. Après ce reportage «exclusif», le micro-trottoir donne la parole aux chômeurs. Et aux adversaires du MCG. Des images du générique du journal ont été floutées, en l’occurrence celles montrant les journalistes de Léman-Bleu. A la place du rédacteur en chef, Michel Chevrolet, on voit désormais «Censuré par Léman-Bleu.»

Valérie Duby

- - 09.02.2007 | 1 réactions | #link | rss

Des élections animées? Vous êtes servis

Marc Bretton, responsable rubrique politique Genève. Actualité Publié le 09 février 2007 dans la Tribune de Genève

Près de 1800 candidats requièrent vos suffrages pour les élections municipales. Comme d'habitude? Oui, mais celles de cette année auront quelque chose d'exceptionnel. Par le nombre de candidats en lice; par le nombre de listes qui vont s'affronter; par le nombre d'inconnues qui commenceront à être résolues en mars. Reprenons. Il y a quatre ans, l'inconnue s'appelait l'UDC. Elle a débuté modestement dans deux communes. En parallèle, on enregistrait une chute de l'extrême gauche, une poussée rose et verte et un tassement de l'Entente dû aux pertes catastrophique des radicaux. Cette année, les inconnues sont plus nombreuses. Inconnu au bataillon il y a quatre ans le Mouvement Citoyens s'implante et l'UDC s'étend. De son côté, l'extrême gauche tente de s'implanter dans des suburbaines qui lui ont échappé jusqu'ici. Depuis des années, l'évolution politique suisse «écrase» le centre au profit d'une droite et d'une gauche profilée. Cette tendance est à peu près la même à Genève avec des variantes, comme une extrême gauche forte, un Mouvement Citoyens, qui tente de concilier le conservatisme de droite et de gauche, une UDC faible et un match acharné entre les Verts et le PS.

Malgré tout, un des enjeux de ces élections sera de montrer si nous suivons toujours la tendance suisse ou si le camp centriste, requinqué par l'exemple donné par le canton, commence à inverser le processus. Mais l'inconnue la plus importante est celle des étrangers. Leurs bulletins peuvent bouleverser des situations ­figées depuis longtemps dans des communes où une centaine de voix fait toute la différence. Comment voteront-ils? On verra. Seule certitude, les étrangers sont très présents dans la population active et plus jeunes que la moyenne. Le poids accru que leur confère le droit de vote leur permettra de peser sur certains choix de prestations et de dépenses.

- - 31.01.2007 | 18 réactions | #link | rss

Publié dans la Tribune de Genève le 31 janvier 2007

 

«Si je suis élu à Onex, il n’y aura plus un frontalier à la mairie»

 

 

Elections - Le MCG présente 78 candidats dans neuf communes.

 

Isabel jan-hess
Publié le 31 janvier 2007

 

«Soixante-sept mille pendulaires travaillent aujourd'hui à ­Genève», s'exclame Eric Stauffer, candidat du Mouvement ­Citoyens Genevois (MCG) à la mairie d'Onex. «Ce n'est plus possible, nous devons favoriser l'emploi des résidents genevois.» Et de tenter même le pari de «virer» tous les frontaliers fonctionnaires à Genève.

 

«Si je suis élu à l'Exécutif d'Onex, je peux vous assurer qu'il n'y aura plus un frontalier dans l'administration communale onésienne.» Pour le MCG, parti contestataire créé en 2005 à la veille des élections au Grand Conseil, la qualité de vie des Genevois serait péjorée par les frontaliers. «Ces gens profitent de notre argent et les Genevois qui paient leurs impôts sont victimes d'un dumping salarial inacceptable», assure Eric Stauffer, mentor du MCG.

Le ton est donné. Après avoir laissé planer le suspense, le MCG a annoncé hier vouloir présenter 72 candidats aux élections municipales du 25 mars.

Trente-deux figureront sur la liste en Ville de Genève, neuf à Onex, sept à Vernier et à Lancy, cinq à Thônex, quatre à Carouge, trois à Meyrin et à Versoix, deux à Chambésy. «Et ce n'est pas définitif», annonce Eric Stauffer. «Nous attendons encore de nombreuses réponses et espérons bien dépasser les 80 candidats d'ici le 5 février, date butoir pour le dépôt des listes.»

Le plus jeune parti du canton peut se gausser de ratisser large. «On touche vraiment toutes les classes sociales. Du directeur d'entreprise au salarié en passant par l'indépendant ou la mère au foyer», se réjouit Thierry Cerutti, responsable de la campagne du MCG. Une diversité que l'on retrouve aussi dans les origines et les âges des candidats. En ville de Genève, le parti annonce quatre candidats de moins de 25 ans. «A Chambésy, par exemple, les deux candidats sont originaires du Moyen-Orient. En Ville de Genève, nous avons une candidate de Saint-Domingue. Et beaucoup de nos membres sont issus des communautés portugaises, italiennes et espagnoles.»

Si certains membres, voire des présidents de sections, sont binationaux Français et Suisses, le premier combat du MCG reste celui engagé contre les frontaliers. Côté insécurité, les ténors du MCG déplorent «l'état lamentable des parcs publics et des préaux fréquentés par des dealers». Ils s'engagent à se battre contre le démantèlement des services sociaux et à lutter contre le «favoritisme» dans les crèches.

Journal électoral

Tout un programme que les électeurs retrouveront dans Le Citoyen, petit journal de quatre pages distribué dans chaque commune où va «sévir» le MCG. «Nous avons décidé d'éditer ces nouvelles afin de présenter nos candidats et rappeler aux habitants que nous ne sommes ni de gauche ni de droite, et qu'il faut dépasser les dogmes et les idéologies pour défendre ses idées jusqu'au bout afin d'améliorer la qualité de vie des Genevois.»

 


Les limites du Mouvement citoyens genevois

 

Marc Bretton, rubrique politique Genève actualité

 

En présentant 78 candidats sur neuf communes, le Mouvement citoyens genevois (MCG) frappe un grand coup. Cette présence est un signe incontestable de vitalité. L'UDC, pourtant plus ancienne, ne sera candidate que dans sept municipalités… Si le MCG joue bien, il peut donc aspirer à devenir un mouvement populaire durable.

Mais les provocations du tribun du parti, Eric Stauffer, mettent clairement en exergue les limites du mouvement. S'il était élu à la Mairie à Onex, il serait le Pol-Pot des frontaliers fonctionnaires. Scandaleux? Assurément. Illégal?

Probablement. Mais Stauffer n'est pas du genre à s'en soucier. C'est sa force peut-être, mais le MCG sera la première victime de ses rodomontades. Car le parti n'a encore trouvé personne pour s'apparenter. A ce rythme, ce n'est pas près de changer. Ce qui empêchera le MCG de devenir autre chose qu'un ovni politique.

 

- - 29.12.2006 | 2 réactions | #link | rss

 le 22 décembre 2006

L'Invité de la Tribune de Genève.

Premier  bilan du gouvernement de gauche depuis la guerre

Quelle différence entre ce gouvernement et le précédent. En effet, outre la disparition des deux seules femmes qui siégeaient à l’Exécutif et l’arrivée d’un néo-vert aux finances, ce gouvernement n’est pas, fondamentalement différent de son prédécesseur. Ce gouvernement de Gauche dont on sait pourtant qu’il ne laissera pas d’autres traces que son nom sur les tablettes commémoratives.

Sur l’autre côté de l’échiquier, l’entente avec le renouveau radical ne passe définitivement pas par une prise de conscience des problèmes quotidien des citoyens de Genève. En ce qui concerne les libéraux, tout le monde a compris qu’à force de « flinguer » la « Genève d’en bas » ils finiront par rater le train. A voir le peu de scrupules de certains libéraux, on peut même se demander si ce qui sert de tête à ce parti, sait encore ce qu’est le libéralisme !

Cet assemblage disparate montre aussi les limites du système de concordance. Beaucoup sont ceux qui, dans les Etats majors, ont oublié que concordance ne rime pas avec perte d’identité ou copinage.

La concordance est l’effort que met un Gouvernement à trouver des solutions rapides aux problèmes les plus urgents qui préoccupent le Souverain et d’installer une prospérité aussi générale que possible à moyen/long terme. C’est d’ailleurs l’objectif que c’est fixé le Peuple suisse dans son ensemble, puisque la dernière phrase du préambule de la Constitution fédérale rappelle que « la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ».

Or que nous montre ce Conseil d’Etat ? Tout le contraire.

A court terme il nie les problèmes que pose l’accaparement de la main d’œuvre extérieure qui envahi les places de travail que pourraient fort bien prendre des résidents genevois et, à plus long terme, ne prend aucune mesure réelle, autre qu’un aimable verbiage de fête de paroisse, pour mettre un terme à la très grave injustice qui frappe Genève dans la péréquation intercantonale.

En pareille situation il ne faut pas avoir peur de provoquer la rupture, c’est parfois un électrochoc salutaire !

Une fois encore, le système dans lequel nous évoluons montre ses limites, quand bien même il assure à la République une stabilité hors paire ! Dans le système de milice qui est le nôtre, les élus sont l’exacte image de ce qu’est la société qu’ils servent (ou sont sensés servir pour certains). Le monde politique n’échappe donc pas aux schémas pré mâchés.

L’irruption, dans un paysage politique assez bucolique, de Vigilance (dont certains transfuges occupent les hautes sphères libérales) puis de l’Alliance de gauche, et maintenant du MCG ont totalement changé la donne. Ces partis, issus d’un profond sentiment d’injustice du « peuple de Genève », sont toujours brocardés par la bande des 4 (PS, Lib, Rad, PDC) à laquelle se sont, fort habilement, associés les Verts. C’est bien pour ces raisons qu’aussi bien Vigilance, l’Alliance de Gauche que le MCG constituent, à chaque émergence, une cible de choix. Ils perturbent les accords de coulisses ! La concordance banni l’opposition !

L'existence même de notre mouvement citoyen, qui faut-il le rappeler est né à peine trois mois avant les élections du Grand conseil, n'est-il pas la preuve par l'absolu que les citoyens de ce canton, veulent du changement.

Il est de plus en plus manifeste que le fossé entre ceux qui décident et ceux qui paient le prix de ces décisions, de cette insécurité, et en subissent les conséquences ne fait que s'élargir.

Certains parle du MCG comme un parti de poujadiste et un parti éphémère, n'est-ce pas la le constat de l’échec politique des partis traditionnels ! Nul ne saurait douter que si leurs politique avait été à la hauteur de l'espérance, que nous, citoyens de Genève avions mise en eux, jamais le MCG n'aurait vu le jour.....

Le peuple en à Assez de ces emplâtres sur une jambe de bois, il est grand temps de s'attaquer de front aux vrais problèmes de Genève et des Genevois. Le MCG y veillera.

Éric Stauffer, député

- - 04.12.2006 | 8 réactions | #link | rss

Publié dans Le Courrier du 4 décembre 2006

GENÈVE - Les députés genevois ont voté une liberté d'établissement de principe pour leurs fonctionnaires, avec quelques cautèles. Les fonctionnaires de l'Etat de Genève pourront, en tous les cas pour une partie importante d'entre eux, habiter où bon leur semble.

 

Le Grand Conseil genevois a fait sauter vendredi soir l'obligation de domicile contenue dans la loi générale sur le personnel du droit genevois. A la base, la proposition avait été formulée par l'Union démocratique du centre (UDC). D'où une méfiance des syndicats de la fonction publique, la proposition étant vue comme une sorte de «susucre» pour faire avaler la suppression du statut de fonctionnaire voulue par l'ensemble des partis bourgeois.

Depuis, le Conseil d'Etat a déposé de son côté un projet de réforme de ce statut, ce qui a abouti au gel provisoire du projet de loi de la droite. D'où cet appel du libéral Pierre Weiss: «Comprenons le projet de loi de l'UDC comme un appui à la démarche du Conseil d'Etat.» Les oppositions sont venues de quelques députés du Mouvement citoyens genevois (MCG) et de quelques socialistes qui ont développé deux arguments.

D'une part, le risque d'une perte fiscale pour le canton. Et, d'autre part, via la défense d'une vision républicaine de la fonction publique qui se doit d'être en prise avec les problèmes quotidiens de la cité. Du côté du MCG, on a défendu les thèmes traditionnels d'une Genève-forteresse, avec des arguments suffisamment populistes pour que les autres partis bourgeois craquent et entonnent à pleins poumons un «Cé qu'è lainô» certes patriotique mais obligeant la présidente du parlement cantonal à une interruption de séance. Le magistrat en charge des Finances publiques, David Hiler, est ensuite venu plaider pour une clarification nécessaire en la matière, «car il faut bien l'avouer, actuellement, nous fonctionnons sans doctrine». M.Hiler a rappelé la teneur des derniers arrêtés du Tribunal fédéral en matière d'obligation de domicile des fonctionnaires.

En l'occurrence ni l'argument fiscal –qualifié de «mesquin» par la haute cour– ni des aspects d'éloignement géographique –il est souvent plus long de passer d'une rive à l'autre du lac que de venir du canton de Vaud à Genève– ne peuvent être invoqués. Et le magistrat de rappeler que dans deux ans, avec le processus des bilatérales, la notion de frontière sera comprise de manière encore plus extensive. Le Conseil d'Etat annonce donc son intention de fixer quelques règles via un règlement qui limiteront le principe général du libre établissement accordé aux fonctionnaires. «Il paraît ainsi normal que les cadres dirigeants d'un Etat ne soient pas coupés de la population qu'ils administrent.» Quatre catégories de serviteurs de l'Etat seront concernées par ces cautèles: les managers, la police, les assistants sociaux et une partie du corps enseignant.

La loi a finalement été votée par 59 voix (Entente, UDC, Verts et quelques socialistes) contre 13 (du MCG et de quelques libéraux) et 5 abstentions (Parti socialiste). Les amendements du MCG visant à verrouiller l'obligation de domicile ont été rejetés à la quasi-unanimité.

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