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- - 31.03.2006 | 0 réactions | #link | rss

Publié le 31 mars 2006 dans la Tribune de Genève

  • Le président du Conseil d’Etat a levé le voile sur le plan comprenant 73 mesures d’économies.

  • Il a annoncé la fin des placards dorés, la lutte contre l’absentéisme et la traque aux gaspillages de matériel.
  • Le gouvernement compte économiser cent millions en quatre ans et retrouver l’équilibre en 2009.

Habillé de sombre, le Conseil d'Etat s'est taillé hier un certain succès devant le parlement. 

On attendait une assemblée gonflée à bloc, impatiente d'en finir avec l'état de grâce dont bénéficie le gouvernement depuis trois mois, mais ce dernier semble destiné à durer. Car non seulement le plan de redressement des finances a été plutôt bien accueilli par les partis, mais le budget 2006 (voir ci-dessous), qui prévoit 317 millions de déficit, ne devrait être refusé que par l'UDC.

Alors, quels éléments magiques contient ce plan? Aucun. Globalement, il vise à économiser cent millions d'ici à quatre ans (sur 6,5 milliards de charges), mais les économies induites par chacune des 73 mesures n'ont pas été rendues publiques. Le document annonce toutefois une révolution des pratiques. Si elles sont appliquées, les mesures mettront un terme à l'autonomie des départements sur la gestion de leurs ressources humaines et de leurs finances. Ainsi, les prérogatives du Département des finances seront renforcées. Ce qui lui permettra de tenir la dragée haute aux six autres départements et d'impulser sans entraves les mesures décidées par le gouvernement. En attendant, les fonctionnaires vont être mis sous pression, même si leur patron a rendu hommage, hier, à leur travail.

Voici les principales décisions:

- Ressources humaines: les fonctionnaires sont priés de travailler plus. L'Etat veut «réduire l'absentéisme et accroître la productivité du personnel par des mesures incitatives». D'autre part, la gestion du personnel passe sous l'égide de l'Office du personnel de l'Etat (OPE). Les relations entre lui et les services des ressources humaines disséminés dans les départements vont être revues et clarifiées. La gestion des salaires sera centralisée dès janvier. Quant aux «particularités locales», elles ne sont plus de mise: les directives internes gérant le personnel jugées non conformes aux règlements et aux lois seront abrogées. Enfin, le gouvernement compte sup­primer les placards dorés «en modifiant le règlement d'application» idoine.

- Standardisation: jusqu'à présent chaque conseiller d'Etat construisait son état-major et l'organigramme de son département comme il l'entendait. Désormais ceux-ci seront
standardisés et les staffs entourant le président réduits. Le gouvernement affirme par ailleurs vouloir faire la guerre aux consultants externes. Il distinguera aussi les fonctions de cadres et de spécialistes.
Les services administratifs et financiers seront réorganisés, centralisés sous l'égide de l'administration des finances. Les moyens administratifs des départements seront standardisés. Et, incroyable! Le matériel scolaire romand sera utilisé en priorité au DIP.

- Retraites: deux caisses de pensions publiques vont fusionner. Il s'agit de la CIA (la caisse de l'administration sans la police) et de la CEH (personnel du secteur santé).

- Transferts d'actifs: l'Etat va se débarrasser de la partie de la dette liée à des investis­sements consentis pour les établissements autonomes, comme l'aéroport ou les SIG.

- Information: on coupe! 25% des effectifs dans les services de communication passeront à la trappe en quatre ans. Les commissions officielles seront aussi réduites d'un quart.

- Achats: la bonne vieille pratique du budget «grillé» en fin d'année pour éviter qu'il ne soit coupé la suivante deviendra inutile. Désormais, les services pourront reporter sur l'année suivante le solde non dépensé de l'année antérieure. Toutes les acquisitions devront être approuvées ou passer par la centrale d'achat de l'Etat. Dans quel département se trouve-t-elle? Aux Finances.

- Fusions: les services d'état-major du Département des constructions et du Centre des technologies de l'information seront fusionnés. Comme le tuteur général et la Protection de la jeunesse. Comme l'Inspection du travail (Ocirt) et le Service de la main-d'œuvre étrangère.

- Immobilier: la maintenance et la surveillance des immeubles administratifs seront privatisées. Une fondation des immeubles administratifs de l'Etat sera créée.

- Formation continue: la for­mation du personnel va être concentrée «sur les matières utiles à l'exercice du métier». Les centres de formations devront collaborer. Les services de formation continue en matière de santé, d'aide à domicile et d'EMS seront réorganisés.

- Finances: création d'un service unique du contentieux. Et aussi, création d'une caisse centralisée au Département des finances. L'impôt fédéral direct pourrait être payé mensuellement.

 

- - 20.03.2006 | 11 réactions | #link | rss

 

Publié dans l'édition du Mardi 21 mars 2006

Une plainte a été déposée à l’encontre de l’élu du MCG, lequel est aussi accusé de violation de son secret de fonction.
Le directeur de la Fondation de valorisation a déposé plainte le 14 mars contre le député Eric Stauffer pour dénonciation calomnieuse, comme nous l’a confirmé hier le Procureur général Daniel Zappelli. La dénonciation pénale du remuant élu concerne essentiellement le directeur de la Fondation, un ancien haut cadre de la BCGE. Ce dernier est accusé d’avoir effectué des pressions et un certain chantage à l’encontre d’un client de la BCGE, à l’époque où il exerçait des fonctions dirigeantes dans cette banque.
Autre retour de manivelle: un courrier de la présidente de la Fondation de valorisation a été lu le 17 mars au soir. Le député Stauffer y est accusé d’avoir violé son secret de fonction pour avoir dévoilé certains noms en séance plénière. En l’occurrence, ceux de la société de portage Fitna, et des régisseurs Enrique Ortiz et Bernard Riondel. Une accusation que conteste le député. Rappelons que ">la Tribune de Genève<, notamment, a cité l’existence de Fitna dans divers articles dès décembre 1999.
Le député Eric Stauffer ne baisse pas les bras: «Je n’ai pas été élu pour faire de la figuration. Dans l’affaire de la Banque Cantonale de Genève, rien n’a été réglé. A mon avis, la Fondation de valorisation est un magnifique outil d’annulation de dettes. Même si je dois être poursuivi pour violation du secret de fonction (ndlr. en tant que membre de la commission de contrôle de la Fondation de valorisation), j’entends m’efforcer d’apporter toute la vérité à la population».
Toujours est-il que vendredi 17 mars, les élus ont refusé de justesse (à trois voix près) la motion déposée en janvier par le MCG qui réclamait entre autres le licenciement immédiat de certains membres de la Fondation et le lancement «des poursuites civiles contre tous les co-contractants des contrats dits de portage».
Une motion, directement inspirée par celle du MCG, a tout de même été votée par le Grand Conseil juste après. Déposée par divers députés d’autres partis, cette motion invite le Conseil d’Etat à «examiner, sous l’angle juridique, la possibilité de demander à la Fondation de résilier tous les contrats dits de portage». Plus timide, elle demande aussi de chiffrer le coût d’une telle opération, et l’évaluation des «différents dispositifs de contrôle mis en place par la Fondation» par l’inspectorat des finances de l’Etat.
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