Un canton à soigner, des CITOYENS à respecter!

Nous c'est Vous!

Ensemble Osons Réussir!

articles
réactions
- - 29.12.2006 | 2 réactions | #link | rss

 le 22 décembre 2006

L'Invité de la Tribune de Genève.

Premier  bilan du gouvernement de gauche depuis la guerre

Quelle différence entre ce gouvernement et le précédent. En effet, outre la disparition des deux seules femmes qui siégeaient à l’Exécutif et l’arrivée d’un néo-vert aux finances, ce gouvernement n’est pas, fondamentalement différent de son prédécesseur. Ce gouvernement de Gauche dont on sait pourtant qu’il ne laissera pas d’autres traces que son nom sur les tablettes commémoratives.

Sur l’autre côté de l’échiquier, l’entente avec le renouveau radical ne passe définitivement pas par une prise de conscience des problèmes quotidien des citoyens de Genève. En ce qui concerne les libéraux, tout le monde a compris qu’à force de « flinguer » la « Genève d’en bas » ils finiront par rater le train. A voir le peu de scrupules de certains libéraux, on peut même se demander si ce qui sert de tête à ce parti, sait encore ce qu’est le libéralisme !

Cet assemblage disparate montre aussi les limites du système de concordance. Beaucoup sont ceux qui, dans les Etats majors, ont oublié que concordance ne rime pas avec perte d’identité ou copinage.

La concordance est l’effort que met un Gouvernement à trouver des solutions rapides aux problèmes les plus urgents qui préoccupent le Souverain et d’installer une prospérité aussi générale que possible à moyen/long terme. C’est d’ailleurs l’objectif que c’est fixé le Peuple suisse dans son ensemble, puisque la dernière phrase du préambule de la Constitution fédérale rappelle que « la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ».

Or que nous montre ce Conseil d’Etat ? Tout le contraire.

A court terme il nie les problèmes que pose l’accaparement de la main d’œuvre extérieure qui envahi les places de travail que pourraient fort bien prendre des résidents genevois et, à plus long terme, ne prend aucune mesure réelle, autre qu’un aimable verbiage de fête de paroisse, pour mettre un terme à la très grave injustice qui frappe Genève dans la péréquation intercantonale.

En pareille situation il ne faut pas avoir peur de provoquer la rupture, c’est parfois un électrochoc salutaire !

Une fois encore, le système dans lequel nous évoluons montre ses limites, quand bien même il assure à la République une stabilité hors paire ! Dans le système de milice qui est le nôtre, les élus sont l’exacte image de ce qu’est la société qu’ils servent (ou sont sensés servir pour certains). Le monde politique n’échappe donc pas aux schémas pré mâchés.

L’irruption, dans un paysage politique assez bucolique, de Vigilance (dont certains transfuges occupent les hautes sphères libérales) puis de l’Alliance de gauche, et maintenant du MCG ont totalement changé la donne. Ces partis, issus d’un profond sentiment d’injustice du « peuple de Genève », sont toujours brocardés par la bande des 4 (PS, Lib, Rad, PDC) à laquelle se sont, fort habilement, associés les Verts. C’est bien pour ces raisons qu’aussi bien Vigilance, l’Alliance de Gauche que le MCG constituent, à chaque émergence, une cible de choix. Ils perturbent les accords de coulisses ! La concordance banni l’opposition !

L'existence même de notre mouvement citoyen, qui faut-il le rappeler est né à peine trois mois avant les élections du Grand conseil, n'est-il pas la preuve par l'absolu que les citoyens de ce canton, veulent du changement.

Il est de plus en plus manifeste que le fossé entre ceux qui décident et ceux qui paient le prix de ces décisions, de cette insécurité, et en subissent les conséquences ne fait que s'élargir.

Certains parle du MCG comme un parti de poujadiste et un parti éphémère, n'est-ce pas la le constat de l’échec politique des partis traditionnels ! Nul ne saurait douter que si leurs politique avait été à la hauteur de l'espérance, que nous, citoyens de Genève avions mise en eux, jamais le MCG n'aurait vu le jour.....

Le peuple en à Assez de ces emplâtres sur une jambe de bois, il est grand temps de s'attaquer de front aux vrais problèmes de Genève et des Genevois. Le MCG y veillera.

Éric Stauffer, député

- - 04.12.2006 | 8 réactions | #link | rss

Publié dans Le Courrier du 4 décembre 2006

GENÈVE - Les députés genevois ont voté une liberté d'établissement de principe pour leurs fonctionnaires, avec quelques cautèles. Les fonctionnaires de l'Etat de Genève pourront, en tous les cas pour une partie importante d'entre eux, habiter où bon leur semble.

 

Le Grand Conseil genevois a fait sauter vendredi soir l'obligation de domicile contenue dans la loi générale sur le personnel du droit genevois. A la base, la proposition avait été formulée par l'Union démocratique du centre (UDC). D'où une méfiance des syndicats de la fonction publique, la proposition étant vue comme une sorte de «susucre» pour faire avaler la suppression du statut de fonctionnaire voulue par l'ensemble des partis bourgeois.

Depuis, le Conseil d'Etat a déposé de son côté un projet de réforme de ce statut, ce qui a abouti au gel provisoire du projet de loi de la droite. D'où cet appel du libéral Pierre Weiss: «Comprenons le projet de loi de l'UDC comme un appui à la démarche du Conseil d'Etat.» Les oppositions sont venues de quelques députés du Mouvement citoyens genevois (MCG) et de quelques socialistes qui ont développé deux arguments.

D'une part, le risque d'une perte fiscale pour le canton. Et, d'autre part, via la défense d'une vision républicaine de la fonction publique qui se doit d'être en prise avec les problèmes quotidiens de la cité. Du côté du MCG, on a défendu les thèmes traditionnels d'une Genève-forteresse, avec des arguments suffisamment populistes pour que les autres partis bourgeois craquent et entonnent à pleins poumons un «Cé qu'è lainô» certes patriotique mais obligeant la présidente du parlement cantonal à une interruption de séance. Le magistrat en charge des Finances publiques, David Hiler, est ensuite venu plaider pour une clarification nécessaire en la matière, «car il faut bien l'avouer, actuellement, nous fonctionnons sans doctrine». M.Hiler a rappelé la teneur des derniers arrêtés du Tribunal fédéral en matière d'obligation de domicile des fonctionnaires.

En l'occurrence ni l'argument fiscal –qualifié de «mesquin» par la haute cour– ni des aspects d'éloignement géographique –il est souvent plus long de passer d'une rive à l'autre du lac que de venir du canton de Vaud à Genève– ne peuvent être invoqués. Et le magistrat de rappeler que dans deux ans, avec le processus des bilatérales, la notion de frontière sera comprise de manière encore plus extensive. Le Conseil d'Etat annonce donc son intention de fixer quelques règles via un règlement qui limiteront le principe général du libre établissement accordé aux fonctionnaires. «Il paraît ainsi normal que les cadres dirigeants d'un Etat ne soient pas coupés de la population qu'ils administrent.» Quatre catégories de serviteurs de l'Etat seront concernées par ces cautèles: les managers, la police, les assistants sociaux et une partie du corps enseignant.

La loi a finalement été votée par 59 voix (Entente, UDC, Verts et quelques socialistes) contre 13 (du MCG et de quelques libéraux) et 5 abstentions (Parti socialiste). Les amendements du MCG visant à verrouiller l'obligation de domicile ont été rejetés à la quasi-unanimité.

FutureBlogs - v.0.8.6beta - Ce site est hébergé par http://monblog.ch