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misstruc - 16.07.2008 | 1 réactions | #link | rss
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Comme tout un chacun le sait, l'été est la saison du soleil, des vacances et des maillots de bain, Sea Sex and Sun...
mwouais... sauf que pour ce qui est du soleil il faut encore viser, et pour les maillots de bain... et bien il fallait y penser avant!

Trop tard pour les petites rondeurs accumulées pendant l'hiver, trop tard pour le teint blafard entretenu soigneusement pendant de longs mois sous un ciel gris.

Face à ce relâchement des tissus, et je ne parle pas uniquement de la bedaine naissante de certain, il ne nous reste qu'à faire bonne figure... au sens propre du terme, si j'en crois certaines publicités

Et il semblerait que le ridicule ne tue pas, effectivement....


le Facial Flex - trouvé chez "Sunstore"
misstruc - 14.04.2008 | 6 réactions | #link | rss
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"Ce (très) gros chat roux de 3 ans, répond au nom d'Orazio, affiche 16 kilos sur la balance (le poids moyen d'un chat "normal" adulte oscille entre 3 et 5 kilos). Sa maîtresse, Laura Santarelli, déclare l'avoir mis plusieurs fois au régime mais sans succès. "Orazio" serait le plus gros chat d'Europe, mais pas le plus gros du monde. Le record est détenu par un chat américain du Minnesota, dont le poids atteint 18,5 kilos." (Source: Le Matin Dimanche, 13 avril 2008)

Apparemment, Orazio ne connaît pas encore Pipolino!
Et moi qui me faisais du souci pour mon chat : 8 ans et 7kg...
Une fois de plus, la nocivité des régimes yoyo n'est plus à démontrer
misstruc - 10.04.2008 | 3 réactions | #link | rss
Difficile d'y échapper, l'info tourne en boucle et ils y sont même allés d'une interview à la RSR (8h ce matin).
Comme réveil, c'est pas mal, ça m'a agité les neurones immédiatement. lls devraient réserver ce genre de nouvelle (qui n'en est pas une soit dit en passant, vu que ça fait déjà 6 mois) pour les lundis, ça mettrait au moins un peu de piment dans nos difficiles débuts de semaine!

J'ai donc fait quelques recherches, du genre Avant-Après, pour trouver les photos, que je suis la dernière à avoir vues il paraît (c'est ce que dit sans arrêt la journaliste "Vous avez déjà tous vu cette photo"... elle m'énerve celle-là)

Du coup, me voilà rassurée, même si c'est assez dérangeant je trouve, cet espace flou entre masculin et féminin. Ce n'est pas vraiment un homme. Sinon, qu'est-ce qui nous resterait à nous s'ILS n'avaient plus besoin de nous pour se multiplier?

La naissance du bébé, une petite fille paraît-il, devrait avoir lieu début juillet

Avant

Après

"Le premier homme enceinte Thomas Beatie est un transsexuel de 34 ans né sous le nom de Tracy lagondino. Après avoir subit une double mastectomie et des administrations d'hormones mâles, Thomas Beatie devient légalement un homme, mais garde ses organes reproducteurs féminins. Thomas Beatie est enceinte depuis 6 mois et attend une petite fille. Sa femme, Nancy, était devenue infertile après une hystérectomie, donc Thomas Beatie est tombé enceinte..."
(Source texte & photos: www.meax.fr)
misstruc - 25.09.2007 | 7 réactions | #link | rss
Juste un tout petit rappel de ce que nous imposent les créateurs de mode, histoire de se faire peur...brrr....et pour apprendre à mieux apprécier nos rondeurs!

La campagne de publicité, soutenue par le ministère italient de la Santé, est parrainée par la marque de vêtements italiens No-l-ita et les affiches sont du photographe italien Oliviero Toscani, qui avait contribué à la célébrité de la marque Benetton dans les années 1990.

misstruc - 31.08.2007 | 0 réactions | #link | rss
Ces derniers jours, la presse italienne - et francophone notamment - ont relaté un événement qui relance le débat sur le droit à l'avortement. Voir l'article dans LE MONDE

En juin dernier, à l'hôpital San Paolo de Milan, une interruption de grossesse thérapeutique (ITG) sur une femme de 38 ans, devait "éliminer" un foetus atteint de trisomie 21. Or ce foetus avait un jumeau, en bonne santé, et c'est lui qui a été supprimé par erreur par les médecins de l'hôpital...
Par la suite les médecins ont procédé à un deuxième curetage pour éliminer le foetus restant, atteinte de trisomie.

A cette occasion, le Vatican rappelle le dogme de l'Église catholique contre toute forme d'avortement. "Aucun homme n'a le droit de supprimer une autre vie, aucun homme n'a le droit de se substituer à Dieu. Sous aucun motif. Et pourtant la mère, en choisissant cette IVG sélective, a fait un choix "illégitime bien que légal". L'accusation d'eugénisme a été portée par une sénatrice de centre gauche, Paola Binetti, pour qui "le moment est venu de revoir la loi sur l'avortement", votée en 1978. Pour le Mouvement pour la vie, principal lobby anti-avortement en Italie, il s'agit d'un "effet négatif" de la loi, tandis que d'autres s'inquiètent de "l'approche utilitariste de la vie" que représente ce type de recours à l'IVG.

Les arguments de l'équipe médicales pour expliquer l'erreur lors de cette interruption de grossesse étaient les suivants :
  • lors de toute amniocentèse, il y a un risque de 0,5 % de mettre fin à la grossesse, et s'il avait fallu faire un prélèvement de sang sur le foetus, le risque de mortalité aurait été de 50 %.
  • Une fois le foetus malade isolé avec le maximum de certitude, il aurait fallu une fois de plus entrer dans le liquide amniotique pour y introduire le colorant qui aurait pu passer dans le placenta de l'enfant sain et causer des dommages.
  • Le lendemain, il aurait fallu de nouveau percer avec une aigille, prélever du liquide amniotique et vérifier la présence de couleur, puis procéder à l'avortement sélectif.
  • Il y aurait eu ainsi : 0,5 % de risque de l'amniocentèse, plus 50 % du prélèvement sanguin, plus 3 % de risque lors de l'avortement sélectif de provoquer l'avortement des deux foetus. Sans compter le risque d'infection à chaque nouvelle pénétration d'une aiguille.
Alors voilà, malheureusement l'article ne dit pas si les parents avaient été mis au courant de la procédure envisagée, s'ils étaient bien conscients des risques encourus, ni si on leur a présenté l'alternative (ci-dessus) comme un choix possible.... et même si c'était le cas, comment pourrait-on demander à de futurs parents, qui ont déjà dû faire un premier choix difficile, de décider pour l'une ou l'autre procédure en toute objectivité ?
misstruc - 17.07.2007 | 3 réactions | #link | rss
J'ai lu récemment sur cyberpresse.ca (12 juillet 2007) que la compréhension des blagues diminuait avec l'âge...

  • L'auteur de l'article rapporte une expérience faite à l'université de Washington, sur un groupe de 40 personnes en bonne santé et de plus de 65 ans, qu'ils ont comparé à un groupe de 40 étudiants.
  • L'exercice consistait à compléter des blagues est des histoires, à choisir la bonne chute de plaisanteries verbales, et la fin amusante de séries de dessins.
  • L'idée étant que, vu qu'il existe des mécanismes cognitifs de base pour comprendre les plaisanteries, les adultes plus âgés pourraient avoir plus de mal à les comprendre, en raison de certains déficits neuropsychologiques.
  • Les résultats ont montré que les étudiants avaient un taux de réussite supérieur à celui de leurs aînés, qui ont plus de peine à comprendre ce qui est censé être drôle...
Franchement, comparer un groupe de retraités et un groupe d'étudiants... et en tirer ces conclusions, il fallait oser ! je me demande également quel était le corpus de blagues et histoires drôles choisies, sachant que l'humour évolue non seulement avec les générations, mais aussi dans le temps chez une même personne.

Pour ma part, comme je n'ai jamais trouvé très drôles les blagues "Ouin-Ouin" de tonton Alphonse, ni celles véhiculées par les ados de 12 à 17 ans, je pourrais donc être atteinte de déficits cognitifs précoces extrêmement inquiétants!

..... Arggh, vais consulter de ce pas
misstruc - 13.07.2007 | 3 réactions | #link | rss
  • Cette échelle bien connue a été créée en 1967 par Holmes & Rahe, et testée grâce à 200 médecins sur 10 ans. Les auteurs voulaient montrer que vivre un événement stressant pouvait entraîner des problèmes de santé importants. Ci-dessous un extrait:
Evénements et Valeur d'effet sur 100

Mort de l'époux/épouse --> 100
Divorce --> 73
Séparation --> 65
Emprisonnement --> 63
Mort d'un membre de la famille --> 63
Mariage --> 50
Licenciement --> 47
Réconciliation conjugale --> 45
Grossesse --> 40
Difficultés sexuelles --> 39
Mort d'un ami --> 37
Changement dans la fréquence des disputes conjugales --> 35
Difficultés avec les beaux-parents --> 29
Changement dans le nombre des réunions familiales --> 15
Vacances --> 13
Noël --> 12
Violations mineures de la loi --> 11

  • MAIS en fait, de nombreuses études ultérieures ont infirmé les conclusions de Holmes & Rahe, en montrant que tous les individus n'avaient PAS DU TOUT les mêmes réactions face à un événement stressant.
  • Un événement peut être vécu positivement ou négativement, en fonction de l'état de la personne (affectif, émotionnel, santé physique), sa vulnérabilité, la situation, la période de vie, le soutien social réel et perçu, etc.
Donc cette échelle c'est juste pour amuser la galerie, et dire à ses beaux-parents qu'épouser leur fiston, c'est un stress épouvantable

P.S. Pardon, belle-maman...je le pensais pas
misstruc - 28.06.2007 | 10 réactions | #link | rss
Voici quelques jours, la presse a révélé l'homologation en Suisse de la nouvelle pilule Lybrel, mise au point par les laboratoires Wyeth. Ainsi nous ne bénéficierons pas de cette pilule sous son nom de départ "Anya", comme annoncé l'an passé. Aucune explication sur le changement de nom entre 2006 et 2007. Peut-être "Lybrel" est-elle censée mieux évoquer la liberté (re)trouvée grâce à la suppression totale des règles, et donc l'inhibition de l'ovulation sur le long terme?

  • Outre le questionnement que cette annonce avait suscitée chez moi en mai dernier (voir archives) je m'interroge toujours au sujet d'un effet secondaire - et très indésirable - de la prise de contraceptifs hormonaux.
  • En effet, des études nord-américaines ont montré que CERTAINES femmes éprouvaient une baisse sensible de libido lors de la prise d'hormones, et que chez CERTAINES femmes également, cette baisse de désir perdurait même des années après l'arrêt de la contraception hormonale, rendant leur vie de couple difficile.
  • Ainsi selon une nouvelle étude de l'Université de Boston publiée dans le New Scientist, prendre la pilule pourrait effectivement induire une perte de la libido qui perdure même après son arrêt, la pilule réduisant le niveau de testostérone disponible dans l'organisme. D'après les chercheurs de Boston, la pilule augmente donc le taux de globuline de fixation de l'hormone sexuelle (SHBG) responsable du coup de la baisse du taux de testostérone disponible dans l'organisme.
  • Selon leurs résultats, le taux de SHBG était sept fois plus élevé chez les femmes prenant le contraceptif que chez celles n'en prenant pas. De plus, chez les femmes ayant pris le contraceptif oral mais l'ayant arrêté, le taux de SHBG était trois à quatre fois plus élevé que chez les femmes ne l'ayant jamais pris, et ceci plus d'un an après l'arrêt du contraceptif.
Source: Journal of Sexual Medicine, Janvier 2006; vol 3: pp 104-113.

La nouvelle pilule Lybrel sera certes moins dosée que les pilules actuellement utilisée, ce qui autorise les "Pharmas" à faire la promotion d'une prise en continu, toutefois sans avoir tenu compte de l'étude citée ci-dessus, parmi d'autres du même genre. La baisse - voire perte - de libido est un effet inhérent à la contraception hormonale pour de nombreuses femmes (voir à ce propos les nombreux forums de discussion qui abordent le sujet, il suffit de taper "pilule" et "libido" sur Google), et malheureusement un effet considéré par tous (y compris les femmes) comme inévitable et acceptable "faute de mieux" !
misstruc - 29.05.2007 | 3 réactions | #link | rss
Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, la Source a fait très fort avec son nouveau cadeau aux jeunes parents... de A à Z, ils ne risquent pas un centime dans l'opération

..... et un mauvais point, un !


La maternité offre un abo au MAD pour les jeunes parents! par Nicolas Zeitoun

"J'ai dû relire trois fois la lettre tellement cela me paraissait surréaliste!", lance Géraldine (*prénom d'emprunt), qui va accoucher dans quelques semaines de son premier enfant

"Le cadeau, certes original, nous paraît correspondre à notre clientèle", explique Michel R. Walther, directeur de la Clinique de La Source.

La lettre? Un abonnement d'une saison au club lausannois du MAD (valeur 250 francs) remis gratuitement par la clinique privée de La Source aux futures mamans qui ont prévu d'y mettre au monde leur enfant.

"Si vous n'étiez pas personnellement intéressée par ce cadeau, vous avez la possibilité de faire établir cette carte au nom de votre conjoint", précise-t-on dans le document.

Essaie d'y aller sans moi...

"Je trouve cela un peu déplacé, poursuit la jeune femme. On a d'autres choses à faire que de sortir en boîte lorsqu'on devient parent! Pourquoi ne pas plutôt offrir un bon pour des habits de bébé?"

"C'est un choix que nous avons fait, explique Michel R. Walther, directeur général de La Source. Ce type de réaction, je n'en reçois qu'une fois par année."

Ben quoi, les autres n'osent rien dire?

Mise en place il y a quatre ans, l'opération est un succès selon lui: "90% des futurs parents nous retournent le formulaire."

Impossible par contre de savoir dans quelle mesure l'abonnement est réellement utilisé. Pour les futures mamans qui déclinent la proposition, la clinique n'a pas prévu d'autre cadeau.

Ben tiens...

"On ne peut pas tout offrir", justifie le directeur, malgré le fait que l'affaire ne coûte pas un centime à la clinique, les cartes étant offertes par le MAD en échange de la promo. Surtout qu'aucun service de garderie n'est fourni par les deux partenaires. "Cela s'est avéré impossible", explique Michel Walther. "Nous n'allions jamais au MAD. Cela ne changera pas", tranche Géraldine.
misstruc - 24.05.2007 | 9 réactions | #link | rss
Tout le monde le sait, le Viagra a changé la vie des hommes.... mais aussi celle des femmes, et de cela on ne parle quasiment jamais !
En effet certaines s'étaient accommodées de la situation et avaient fini par y trouver leur compte. Et voilà que la petite pilule bleue est venue chambouler ce bel équilibre... va falloir tout renégocier ! Pour d'autres au contraire, ce fut une bénédiction, et une deuxième lune de miel... youpie !

En fait, ce qu'on sait moins, c'est comment Big Pharma a réussi à convaincre la planète entière qu'avoir des "pannes occasionnelles" était une pathologie à soigner impérativement (je ne parle pas ici des cas sérieux et avérés, bien entendu), sans quoi vous n'étiez plus un vrai homme !

Et voilà que maintenant on s'attaque au désir féminin, à coup de crèmes censées le provoquer ou à coup d'injections de Botox pour améliorer la stimulation du point G. D'ailleurs, à ce propos, la controverse sur l'existence et la localisation exacte dudit point est toujours en cours. Mais bon, du moment que les cliniques de chirurgie plastique et gynécologie de luxe l'ont trouvé, elles, je serais bien mal inspirée de mettre en doute un savoir si lucratif !

La quête du Viagra au féminin, la petite pilule rose (tssss, le cliché) est devenue l'obsession des Pharma. Voici à ce sujet un extrait d'article trouvé dans le journal Le Point (publié en 2002 déjà) :

En octobre 1998, à Boston, quelques urologues se réunissaient à huis clos pour la première conférence sur la dysfonction sexuelle féminine, un syndrome attrape-tout forgé pour l'occasion. Jusque-là, le " continent noir " décrit par Freud n'avait guère suscité de vocations d'explorateurs dans le monde médical. " Les femmes qui confiaient leurs problèmes sexuels à leur médecin s'entendaient dire : "Allez jouer au golf ! Il y a un âge pour tout dans la vie" ", commente Kaminetsky. Le Viagra a changé la donne. Excités par le succès de la pilule, les urologues furent pris d'une passion soudaine pour l'autre moitié de l'humanité. " Nous allons révolutionner la vie des femmes ", prophétise Irwin Goldstein, directeur d'un laboratoire de recherche sur la sexualité féminine à l'université de Boston et cerveau de la conférence pionnière de 1998, organisée grâce aux subsides de Pfizer. (...) Depuis, c'est la ruée vers l'or. Selon Leland Wilson, président de Vivus, un labo de la Silicon Valley, " le marché est colossal. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à souffrir de troubles sexuels - respectivement 43 % et 31 %. En outre, elles adorent consulter. L'industrie entière est en quête d'un Viagra féminin ". NexMed, Pentech, Tap, Zonagen, Palatin, Nastech, Icos, et bien sûr Pfizer, qui n'a pas renoncé à obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) du Viagra dans l'indication de la dysfonction sexuelle féminine, sont déjà en lice. Le traitement de Vivus, une " crème élégante " baptisée Alista, vient d'entrer dans la phase III des essais cliniques. Malgré les consignes de prudence, " pour ne pas décevoir Wall Street ", Leland Wilson a du mal à tempérer son enthousiasme : " Certaines patientes atteignent l'orgasme en cinq minutes ! "

C'est fou comme la santé des femmes peut préoccuper... combien de fois ai-je vu les mots santé ou bien-être ou amour dans cet article??

Bref, plus récemment, nous apprenons que Pfizer a finalement renoncé à produire un Viagra pour les femmes....

  • parce que c'est mauvais pour la santé ?
  • parce que ça coûte trop cher ?
  • parce que à force ça pollue l'environnement?
ET BEN NON

  • .... c'est parce que les femmes, c'est trop compliqué !
La preuve:

Pfizer Gives Up Testing Viagra on Women, by Gardiner Harris, 28.02.2004, New York Times

Women, the maker of Viagra has found, are a lot more complicated than men

Je vous laisse lire la suite : http://www.sensualism.com/sex/viagra.html

Voir aussi l'excellent article (en Anglais) de Leonor Tiefer sur la manière dont les dysfonctions sexuelles féminines sont devenues un problème de santé publique:
http://medicine.plosjournals.org/archive/1549-1676/3/4/pdf/10.1371_journal.pmed.0030178-S.pdf
misstruc - 14.05.2007 | 8 réactions | #link | rss
Comme je m'intéresse de près à tout ce qui nous touche, nous les femmes, j'ai été interpellée par un article paru récemment dans la presse canadienne. Notons qu'en Suisse également la question n'est pas nouvelle et qu'elle est posée régulièrement dans la presse (féminine et autre). Je vous en livre l'essentiel ci-dessous:

La ménopause est l'un des rares avantages de vieillir pour les femmes, mais grâce à une nouvelle pilule anticonceptionnelle, les Canadiennes de tous âges auront bientôt le choix de vivre ou non avec les menstruations. Des obstétriciens, gynécologues et chercheurs se sont rencontrés samedi à Vancouver pour parler de l'Anya, un nouveau contraceptif oral fabriqué par lasociété pharmaceutique Wyeth. L'Anya permettra aux femmes de laisser derrière elle les menstruations en prenant le contraceptif à tous les jours, incluant les sept jours de congés nécessaires aux contraceptifs traditionnels pour permettre le processus de menstruations

Selon l'article, la grande majorité des femmes (4 sur 5) seraient prêtes à prendre cette pilule et à ne plus avoir de règles du tout.... mais continuons :

Selon les spécialistes, les effets secondaires d'une contraception continuelle sont les mêmes que pour les autres contraceptifs, avec un risque égal d'accident vasculaire cérébral chez les femmes qui fument la cigarette. Cela dit, la quantité d'estrogène dans l'Anya est moins élevée que dans les contraceptifs traditionnels, soit 25 microgrammes pour l'Anya contre 30 à 50 microgrammes pour les autres. "Vous ne prenez pas plus d'hormones qu'avant, d'expliquer le Dr Reid, mais vous en prenez plus souvent, ce qui veut dire que les modulations des cycles vers le haut et le bas sont moins importantes"

Ensuite, je dois dire que j'aime déjà moins... si j'ai bien compris, nous sommes les futures cobayes consentantes :

Quant aux effets à long terme de l'Anya, il faudra attendre qu'il soit sur le marché pour les évaluer, ajoute M. Reid

Heureusement il y a qui se posent des questions dans ce monde si parfait :

Il faut dire cependant que tout le monde n'est pas d'accord avec un contraceptif perpétuel qui empêche les cycles menstruels. Le cycle menstruel est un mécanisme hautement complexe et délicat, et est aussi un indicateur vital de l'état de santé général de la femme, affirmait l'année dernière au magazine Macleans, la Dre Jerilynn Prior, directrice du Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research à l'Université de Colombie-Britannique. Je trouve affreuse l'idée de dérégler ce système de façon permanente. Selon elle, après avoir approuvé la pilule originale, les responsables des organismes d'homologation ne voient plus rien de mal à permettre le contraceptif de façon continuelle. Mais la pilule originale a eu des effets secondaires et il ne fait pas de doute que la nouvelle en aura aussi.

Là, je suis allée voir sur un site de santé, histoire d'en savoir plus sur cette idée de prendre la pilule en continu, d'autant plus que Swissmedic (http://www.swissmedic.ch) aurait l'intention de l'homologuer en Suisse (je crois que ce n'est pas encore fait) :

Y a-t-il un risque à enchaîner les plaquettes ?
Dr David Elia : Quand Grégory Pincus a inventé la pilule, il s'est vraiment demandé ce qu'il allait faire avec les règles, puisque sous pilule ce sont de fausses règles qui n'ont aucune signification physiologique. Explications. Les vraies règles constituent le dernier évènement d'un ballet hormonal qui se répète 12 à 14 fois par an : début du cycle, ovulation, non-fécondation puis effondrement de la muqueuse utérine qui s'était préparée à accueillir un éventuel oeuf fécondé : les règles.
Sous pilule, les règles n'ont rien à voir avec ce cycle physiologique car ce sont les hormones de la contraception qui induisent une petite poussée de la muqueuse, laquelle s'effondre dès l'arrêt des hormones en fin de la plaquette. C'est pourquoi les règles sous pilule sont moins abondantes, plus courtes et sans douleur.
Mais en 1956, avec les pressions religieuses de l'époque, Pincus n'avait pas vraiment le choix. La contraception était déjà quelque chose de scandalisant, si en plus il n'y avait pas de règles... il est probable que la pilule n'aurait pas vu le jour !
C'est donc surtout pour calmer l'église qu'il a décidé qu'il y aurait des règles, mais aussi pour faciliter l'acceptation des femmes, qui, étant donné les mentalités de l'époque, ont apprécié le fait qu'il y ait du sang déclenché tous les mois à date fixe, mimant ce qui se passait auparavant.
Et c'est ainsi que la contraception 21 jours sur 28 a été choisie, alors que toutes les autres possibilités étaient parfaitement possibles : 35 jours sur 40, un mois sur deux, trois mois sur six, etc.
Le seul avantage qu'un médecin comme moi puisse trouver au 21 jours sur 28, c'est que pour le même effet contraceptif, on a une semaine sans produit. Pour avoir un effet contraceptif, on sait que trois semaines sur quatre sous pilule est une durée suffisante. Il est donc inutile de la prendre pendant 4 semaines. En revanche, si on ne veut pas de règles, il suffit de prendre la pilule en continu.


OK, pour celles qui souffrent le martyre une fois par mois, je comprends qu'on soit tentées. Et visiblement ça ne pose aucun problème.... selon le médecin qu'on consulte!
D'autre part, les oublis de pilule peuvent être moins fréquents si on la prend sans interruption, avec bien entendu l'argument que cela évitera bien des IVG.

Mais je me demande comment gérer le fait de n'avoir aucun point de repère tout au long de l'année, et si le fait de prendre des doses journalières d'hormones en continu est vraiment aussi anodin, ou encore si nous finirons toutes par devenir des robots norma-lisées et uniformisées, toujours aptes au travail - la bonne humeur en plus ?


Pour plus d'info, deux articles très intéressants sur le sujet, et qui posent la question de notre santé à long terme : http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/ArticleInteret.aspx?doc=menstruations_perspectives_dumoulin_l_2004_pm
http://www.cwhn.ca/ressources/menstruation/index.html
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