Aujourd'hui, j'ai appris qu'à la fin du XIXe siècle, un nouvel organe, le cerveau féminin, était entré en scène... mais que la lutte fut difficile!

  • ... la gynécologie du XIXe siècle se préoccupa de la lutte que se livraient le cerveau et l'utérus pour le contrôle de la femme. Les lois fondamentales de la physiologie niaient la possiblilité d'une coexistence pacifique entre ces deux organes.... les médecins encourageaient les femmes à canaliser leur énergie sur les fonctions de la matrice et à résister aux tentations du cerveau puisque la reproduction était le but ultime de leur vie. Pendant la puberté, les adolescentes devaient rester de longues périodes au lit car elles avaient besoin de toutes leurs forces pour arriver à régulariser leurs menstruations, bien que cela puisse prendre plusieurs années. Toute lecture ou stimulation intellectuelle excessive pendant cette période fragile de leur vie risquait de provoquer des lésions permanentes aux organes de la reproduction.... La grossesse était une autre période qui nécessitait un vide mental intense.... Quant à la ménopause, cette période exigeait encore une fois une période de placidité bovine.
  • Les médecins et psychologues concédèrent qu'une femme suffisamment volontaire pourrait contrer le destin qui lui était dévolu par des siècle d'évolution, et se ranger aux côtés du cerveau.... Les médecins affirmaient que la femme contrôlée par le cerveau serait musculeuse, aurait les traits anguleux et les gestes brusques.... la véritable horreur de la femme contrôlée par le cerveau était qu'elle ne laissait plus d'illusion à l'homme...
(Source: Ehrenreich, B. & English, D. (1982). Des experts et des femmes. 150 ans de conseils prodigués aux femmes. Québec: Editions du remue-ménage.)

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