Muscat pour ce vin valaisan fruité et sec, très aromatique et subtil. Mes connaissances oenologiques s'arrêtent malheureusement là mais j'aimerais bien qu'on me décrive comme ça alors j'ai pris ce pseudo !!

En fait, du vin subtil mon humeur vire facilement au vinaigre, vous vous en rendrez bien vite compte...

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Muscat - 01.11.2009 | 0 réactions | #link | rss

Ben tiens, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas posté !

Il n'y a pas longtemps, j'ai failli engueuler une gentille touriste japonaise parce qu'elle voulait photographier mon fiston. Cela lui semblait parfaitement normal et innocent de ramener la bobine de mon bout de chou dans son pays natal pour montrer à sa famille un mignon indigène suisse. A moi, cela m'a paru intrusif et un peu ridicule, parce qu'il n'y avait rien de spécial dans le paysage à part mon fiston.

Ca m'a fait repenser à une scène vécue en Tanzanie où je faisais une marche guidée sur le mont Meru et nous faisions une halte dans un village masaï. Les villageoises ne voulaient être photographiées que contre de l'argent et les touristes ne voulaient pas payer. Personnellement, j'ai rangé mon appareil mais il y avait un couple qui voulait absolument des photos donc ils les ont volées. J'ai trouvé ça super bas et je me demande ce que pouvaient penser ces villageoises d'être en permanence entourées de touristes qui veulent les photographier en train de préparer le repas, un geste somme tout banal pour elles.

J'ai sur ce site un autre blog dédié à un voyage où j'ai mis de nombreuses photos de situations vécues, des cérémonies publiques, des mariages, etc. Je n'ai demandé à personne le droit de les photographier ni le droit de publier mes images, sur le moment ça n'avais pas l'air important. Je viens de lire un commentaire laissé sur ce blog où je me fais traiter de raciste / persifleuse / méprisante / etc. Hormis le fait que cette personne exagère, j'en retire quand même une réflexion sur le droit que j'ai à photographier un mariage de gens lambda dans un pays d'une autre culture et à le publier comme un objet d'amusement pour mes amis, un objet EXOTIQUE. Ces gens-là ne faisaient que vivre leur vie, ils étaient parfaitement intégrés dans leur contexte et je les traite comme des objets.

Vous me direz qu'ils en seraient peut-être ravis et que nous avons en Europe (ete partout dans le monde) des gens qui sont prêts à être filmés 24h/24, mais perso je ne regarde jamais ces émissions.

 
Muscat - 10.03.2009 | 0 réactions | #link | rss

Le dernier siège de multinationale où j'ai travaillé a un accord fiscal avec le canton, ce qui fait qu'ils marchent sur des oeufs par rapport aux emplois et ils ne peuvent pas réduire l'effectif proportionnellement à la chute de l'économie (la boîte est très touchée dans certains segments). En plus, tous les avantages sociaux et les niveaux de salaire ont été calculés par rapport à une économie en pleine expansion, ils sont très, très généreux.

Ca me fait donc HURLER de rage de penser que les usines de ce groupe doivent réduire leurs frais donc couper dans leur personnel, dans la masse salariale, dans leurs investissements, dans la recherche, dans l'amélioration de l'ergonomie, etc., ceci simplement pour dégager un bénéfice suffisant pour que les gens du siège puissent garder en toute bonne conscience leur cul sur leur fauteuil avec une grosse fiche de paie garantie en fin de mois et en se plaignant d'être mal payés.

J'ai travaillé pour une usine, en Suisse en mileu industriel nous dégagions un bénéfice faramineux pour la branche, mais ce n'était jamais assez pour le siège car il fallait toujours plus de cash pour faire des acquisitions, compenser les pertes d'autres secteurs, etc. Notre bâtiment était pourri, les gens avaient froid car mal isolé, on n'arrivait jamais à faire une action d'ampleur en faveur du personnel et il fallait même couper les frais de formation.

Muscat - 10.03.2009 | 0 réactions | #link | rss

Les sièges de multinationales dont l'arc lémanique regorge sont très paradoxaux. Je connais un peu le sujet, j'ai fait plusieurs sièges et j'en ai ma claque.

- il y a une majorité de gens très sympas pris individuellement, pourtant c'est là où des décisions absurdes ou cruelles sont prises

- le risque est une qualité très prisée à l'embauche ou à la promotion mais il faudrait toujours être un ange et ne jamais frôler les limites

- la grande mode est l'éthique, mais certains chefs ne savent même pas que leurs comportements ne sont pas normaux

- les sociétés font signer des chartes d'éthique mais comment font ceux qui commercent avec des pays où pas de pot-de-vin = pas de commande et qui ont des objectifs de vente plus difficiles chaque année ? Il y a même certains PDG / CEO qui disent qu'ils refuseraient toutes les commandes louches, c'est de l'hypocrisie pure car dans leur entreprise des commandes louches sont passées tous les jours. C'est un peu trop facile après, si un scandale se produit, de dire que l'individu a enfreint la charte éthique mais que la société n'a rien à se reprocher

- il y a beaucoup de façade, les gens sont tous beaux et tous gentils à première vue, mais derrière beaucoup de monde est malheureux, frustré, aigri

- plus il y a d'argent et plus on est loin du produit, moins les gens ont le sens du réel et ils font n'importe quoi

- les gens travaillent souvent beaucoup mais ils ne sont pas toujours très compétents

- les gens sont très bien payés mais leur travail est souvent abominablement ennuyeux. Cela ne les empêche pas de se sentir inmanquablement pas assez payés pour ce qu'ils font, même s'ils ne font qu'emmerder les autres.

- j'ai travaillé pour un cigarettier (ça fait longtemps, pas besoin de me lyncher) où un sondage avait révélé que 80% des gens étaient insatisfaits mais seuls 12% songeaient à partir. Analyse : ils étaient trop payés pour retrouver le même salaire ailleurs, alors ils étaient aigris et ça créait encore plus de caca. Je faisais partie des 12%

- les gens compétents mais entiers ont beaucoup moins de chance de grimper que les ambitieux qui savent choisir leurs combats. On appelle ça "ne pas avoir la culture d'entreprise"

- j'ai déjà vu une responsable RH ultra intelligente mais franchement nulle en relations humaines être totalement abusée par des subordonnés qui la détestaient dans son dos sans se cacher mais la flattaient en face

Et pourtant ça tourne... Si quelqu'un a une explication logique, je l'accueille volontiers

Muscat - 02.03.2009 | 2 réactions | #link | rss

Bououh, j'arrive chez mes parents dimanche et je remarque que les arbres ont été abattus. Il s'agissait d'une rangée de d'arbres fruitiers alignés au bord d'un champ derrière la maison, 1 ou 2 cerisiers, 1 prunier, 1 pommier, 1 poirier. Ils n'étaient ni beaux, ni jeunes, ni particulièrement féconds, mais ils étaient là depuis toujours et j'imaginais que mon fils pourrait grimper sur leurs branches et cueillir leurs fruits dans quelques années, une image d'Epinal de la campagne à portée de main.

Quand j'ai demandé à mon père pourquoi, il a simplement répondu que c'était trop de travail de faire les foins en-dessous et que maintenant il pourrait labourer tout le champ sans complication.

Et merde, encore des arbres qui tombent sur l'autel de la mécanisation. Et re-merde, parce que je n'ai qu'à fermer ma grande bouche, moi qui ne viendrais jamais faire les foins à sa place alors qu'il avance sur ses 70 ans et n'a plus la forme d'avant. Sentimentalisme écolo de citadine.

Muscat - 26.02.2009 | 1 réactions | #link | rss

Les années 80 sont la pire décennie jamais vécue (en temps de paix) : les habits étaient moches, la musique était atroce, les films étaient consternants (avez-vous jamais revu Flashdance ?), la mentalité était dégueulasse, on polluait comme des malades sans se poser la moindre question et on se rendait malades.

Alors pourquoi, pourquoi, pourquoi nom de nom, vais-je devoir me farcir une fête années 80 ? Ce n'est pas parce qu'on a péniblement (moi en tout cas) passé notre adolescence pendant cette décennie maudite qu'il faut s'en remettre une couche. Moi pas comprendre ce manque d'originalité.

Muscat - 25.02.2009 | 0 réactions | #link | rss

Vu qu'on est en période de carnaval pendant laquelle on brûle ce qu'on n'aime pas, je vais essayer la méthode de consigner mon gros ras-le-bol de certaines choses pour voir si l'internet permet un autodafé symbolique et salutaire. Si une sainte personne du site est prête à prendre mes pesanteurs sur ses épaules, cette alternative me convient aussi. Je rêve ? Oui je sais.

Alors j'en ai marre de :

- me retrouver dans des situations professionnelles qui tournent mal au bout de 18 mois. Comme je ne crois pas aux coïncidences, si systématiquement ça sent mauvais au bout d'un certain temps c'est qu'il doit y avoir quelque chose de pourri dans mon royaume intérieur.

- perdre des copines à un rythme supérieur que celui auquel je m'en fais. Il y a toujours une bonne raison et je suis du style à me draper dans ma dignité blessée, mais à la fin je me retrouve seule sur mes fesses quand il s'agit d'aller prendre un verre.

- ne pas retrouver le mode d'emploi des jeux de séduction et des relations amoureuses, parce que j'assume toute seule très très très bien y compris avec mon fiston, mais à 2 c'est mieux.

- ressentir toujours profondément les injustices, erreurs, exploitations, etc. qui se déroulent partout, ça me prend de l'énergie sans me donner la force de lutter pour améliorer le monde où on vit.

Muscat - 17.02.2009 | 0 réactions | #link | rss

Hier soir j'ai eu un contact avec un hollandais qui s'apprête à partir plusieurs mois dans l'ONG d'Afrique centrale où j'ai moi-même passé quelques temps. A moi la peur, il m'a posé des questions tellement basiques qui montrent qu'il n'a aucune idée du continent où il met les pieds.

Je ne doute pas de sa volonté d'apporter une contribution positive aux projets de l'ONG, mais j'ai tellement vu de volontaires qui partaient pour 4 mois, qui passaient tout ce temps à s'adapter à la vie quotidienne et qui étaient en général dégoûtés par leurs expériences, puis qui partaient au moment où il pouvaient commencer à être productifs.

Tout cela est dû au manque de préparation. L'ONG en question est locale, n'a aucun moyen et prend tout ceux qui veulent venir sans les avertir de quoi que ce soit. Ceux qui partent, dont j'ai fait partie, font preuve de bonne volonté mais sont - heureusement qu'il y a des exceptions - dépassés par l'expérience et finalement il ne s'agit que de tourisme déguisé.

Certaines associations d'entraide d'ici, qui envoient des volontaires dans des pays défavorisés, leur font passer une sélection puis les préparent au choc culturel sur des périodes parfois d'une année à raison d'un jour par mois. Quand on peut le faire, c'est une solution très intelligente, les gens qui partent au du plomb dans la cervelle au lieu d'utiliser le voyage comme une sorte de grande course d'école où on peut se permettre toutes sortes de comportements (ne pas se laver, etc.).

Je ne voulais pas partir avec une de ces associations qui demandent $800 par semaine à leurs volontaires car je pensais que c'était une pure escroquerie, mais après réflexion je me dis qu'au moins là les choses sont clairement mises sur la table : on vaut l'argent qu'on rapporte et si on fait un bon travail en enseignant quelque chose, c'est du bonus.

Muscat - 12.02.2009 | 0 réactions | #link | rss

Mon fils de presque 2 ans est un fanatique de l'aspirateur, ça fait des heures qu'il le passe dans tout l'appartement cet après-midi et gros drame pour lui faire faire la sieste.

Il a intérêt à avoir autant d'enthousiasme pour le nettoyage à l'adolescence où je pourrais lui faire exprimer tout son potentiel !

On peut bien rêver.

Muscat - 11.02.2009 | 0 réactions | #link | rss

J'ai un tempérament plutôt soupe-au-lait donc je tombe trop facilement dans des petits conflits de personne, j'essaie vraiment de m'améliorer là-dessus pour ne pas automatiquement voir le verre à moitié vide mais sans pour autant me laisser marcher sur les pieds parce c'est fou à quel point nos pieds tomberaient en charpie si on laissait tout faire.

Cependant, jusqu'à présent j'ai toujours évité les gros ennuis ou conflits mais cette époque semble révolue car j'entame des démarches contre mon employeur pour récupérer plusieurs mois de salaire.

Le sel de l'histoire est cette société est active dans le domaine des ressources humaines et que mon employeur, qui devrait être très respectueux du droit suisse en la matière, fait n'importe quoi. Je ne suis plus d'accord d'être la dinde dans cette farce. Impossible de dialoguer car quand j'ai voulu l'an passé, sur la base de mon expertise, signaler les problèmes, j'ai été étiquetée comme "agressive". Ben oui, ça remet en question tout le modèle économique sur lequel est basé une part significative du chiffre d'affaires.

Ca me fait tout bizarre de passer "de l'autre côté" car en général je protège les intérêts de l'employeur (mais en respectant la loi !!). Ca m'ennuie beaucoup car il va y avoir un gros conflit et je vais entendre plein de choses très désagréables, quand bien même l'avocat que j'ai vu aujourd'hui me dit que j'ai 100% de chances d'avoir gain de cause.

J'ai un peu la trouille en fait.

Muscat - 06.02.2009 | 1 réactions | #link | rss

De tout temps, j'ai aimé les blonds aux yeux bleus du type suédois !!

(Enfin, le vrai le sain le modèle originel, pas le suédois qui se bourre la gueule sur un ferry à destination d'un pays où l'alcool est moins cher - mais je m'égare.)

Au fil du temps, des rateaux et des diverses expériences de mon coeur d'artichaut, je me suis rendue compte que le seul vrai point commun de mes aventures et relations (le nombre exact est indisponible même sous la torture) était que ces gentlemen (wishful thinking) avaient beaucoup de cheveux et qu'ils ne ronflaient pas.

J'ai fini par avoir un enfant avec un noir au crane rasé qui ronfle comme une cornemuse crevée !!

Ah oui, une dernière chose, j'ai toujours dit que je n'aurais pas d'enfant. Mais je parlerai de ça une autre fois.

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