Le plus souvent, nous avons tendance à comparer la mort au sommeil. Nous nous disons que mourir, c'est un peu comme s'endormir pour ne jamais se réveiller. Celui qui meurt oublie tous ses soucis, ses souvenirs s'effacent.

Il y a cependant une autre façon de considérer les choses, celle qui refuse l'assimilation de la mort à une perte définitive de conscience. Selon cette vue, une part de l'être humain (l'âme et l'esprit) continue à vivre alors que le corps physique, voué à la destruction finale, a cessé de fonctionner.

Aujourd'hui un nombre impressionnant de personnes se suicident, espérant ainsi mettre fin à leurs souffrances. Si sur Terre c'est le cas; elles sont malheureusement loin d'imaginer ce que l'au-delà peut leur réserver.

Pour une meilleure clarté et afin d'éviter les répétitions, je suggère au lecteur de lire les articles suivants du blog :

« Les NDE (ou expériences de mort imminente) » : Au bas de cet article, vous trouverez des témoignages sur des tentatives de suicide et l'au-delà.

« ILS ONT VU L'ENFER » : Témoignages de visions de l'Enfer.


Quelques définitions :

Suicide : Littéralement, le suicide signifie «le meurtre de soi-même».
Euthanasie : L’euthanasie est une action ou une omission dont l’intention première vise la mort d’un malade pour supprimer la douleur. L’euthanasie est une mort imposée qui s’oppose à la mort naturelle.
Aide au suicide – suicide assisté : Méthode qui consiste, par exemple, à mettre du poison dans la seringue et à faire appuyer par le malade afin d’éviter les poursuites.
Soins palliatifs : Accompagner le malade et utiliser des antalgiques pour soulager la douleur, même si cela consiste à prendre des risques parfois mortels. Le but n'est pas ici de donner la mort au patient. De plus, maintenir un patient en vie, peut lui permettre de tenir jusqu'à la mise au point de nouveaux traitements et d'être guéri.

Aujourd'hui le débat sur l'euthanasie est relancé dans de nombreux pays occidentaux. Les questions sur lesquelles la société reste divisée sont principalement :
« Qui a le droit de décider qui doit vivre ou mourir ? »
« La médecine doit-elle être au service de l'euthanasie ? »
« En quoi des souffrances physiques seraient-elles pires que des souffrances morales ? »
« N'y a-t'il pas risque de dérive ? »

Ce que tout le monde cherche, c'est le bien du malade. La plupart des personnes répondent à ces questions en se projetant à sa place. Et si c'était moi ? N'ai-je pas le droit de choisir ce qui va m'arriver ?

En réalité, nous ne nous posons pas les bonnes questions. Tout l'enjeu de ce débat découle quant à notre foi à propos de l'au-delà. Si nous regardons le suicide et l'euthanasie sous un autre angle, c'est-à-dire sous celui d'une vision globale de l'éternité, nous verrons les choses bien différemment :
- Ceux qui croient à une perte de conscience définitive après la mort seront évidemment pour l'euthanasie, de même que ceux qui croient « qu'on ira tous au Paradis ». (Tous ? même les meurtriers, les pires criminels ? Il n'y aurait donc pas de justice ? Qui déciderait qui a le droit au Paradis ? Forcément un juste Juge. Et pour qu'il y ait un Paradis ne faudrait-il pas auparavant que quelqu'un l'ait créé ? Et comment pourrions-nous y entrer sans êtres complètement « saints », « purs » ?)
- Maintenant, si vous croyez à un Enfer, alors ne doit-on pas tout faire pour empêcher un maximum d'hommes et de femmes - peut-être même des membres de notre famille - de commettre une grave erreur qu'ils regretteront pour l'éternité ? Car on sait bien que les souffrances sur Terre ne sont rien en comparaison des souffrances en Enfer.

"Personne ne sait combien de temps
peut durer une seconde de souffrance." (Graham Greene
)

Nous pouvons aussi raisonner ainsi : pourquoi vouloir à tout prix maintenir une personne en vie puisque celle-ci a, sa vie durant, eu l'occasion de réfléchir à l'au-delà et d'ainsi se positionner face à sa destinée éternelle ?
Mais si... quelques heures, mois, années de plus lui permettaient de changer d'avis et par là-même sa direction vers l'au-delà ? Ca n'est pas seulement son éternité qui changerait mais également sa vie sur Terre (physique, morale, spirituelle – corps, âme et esprit, son être entier). Et si, les années passant, avec l'avancée de la science, nous trouvions le moyen de pouvoir guérir beaucoup de ces malades ? ne vaudrait-il pas la peine alors d'attendre que la médecine évolue et découvre de nouveaux remèdes ?

Nous n'avons pas choisi le jour de notre naissance, pourquoi voudrions-nous choisir le jour de notre mort ? Ce choix ne nous appartient pas. Chaque seconde passée sur Terre sert un but, une mission, que bien souvent nous n'avons pas la capacité de comprendre mais qui sont pourtant bien réels.

Bien que nous séparions ces deux thèmes - le suicide et l'euthanasie - la frontière entre les deux est bien mince. C'est en fait d'une grande hypocrisie puisque l'euthanasie est un suicide (assisté). Car justifier l'euthanasie c'est finalement justifier le suicide, puisque les deux sont sous couverts des mêmes motifs, soit échapper à la souffrance de ce monde.

On entend dire que « choisir son heure est un choix individuel » dans une société individuelle. Un suicide est individuel, pas un suicide assisté. Nous voyons bien que l'individualisme nous rend malheureux dans ce monde car l'être humain n'est pas fait pour vivre seul mais en société. Et aujourd'hui nous voulons calquer également notre mort sur le modèle de l'individualisme; pourtant le simple fait que le suicide soit « assisté » n'en fait plus un choix individuel puisqu'il est justifié et accompagné.

Nous pensons être libres dans nos choix mais ce n'est jamais complètement le cas. Nous pensons que personne ne nous influence, ce n'est pas vrai. Car notre éducation, les moeurs de la société, les médias, notre mentalité et notre culture influencent et guident toujours nos décisions.

On parle beaucoup de « mourir avec dignité », pourtant il n'y a aucune « dignité » à mourir. La mort est un échec sur la vie, la conséquence du péché, une fin sur Terre et un commencement dans l'au-delà.

Le suicide et l'euthanasie sont des meurtres et le fait de les justifier par une loi ou de les encourager nous en rend complices et responsables. Car la société, finalement, c'est nous.