Où vais-je après la mort ?
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- - 19.04.2008 | 2 réactions | #link | rss
On peut constater de frappantes similitudes entre les NDE et de nombreux passages de la Bible :

- la sortie hors du corps et le fil ou cordon d'argent

Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu'au troisième ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait). Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et qu'il entendit des paroles ineffables qu'il n'est pas permis à un homme d'exprimer (2 Corinthiens 12:2-4)
 
Car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues; avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne; avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné (Ecclésiaste 12:5-7)


- le corps spirituel (céleste)

Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit (2 Corinthiens 3:18)
 
Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses (Philippiens 3:20-21)
 
Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres; mais autre est l'éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres... Le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux; il est semé infirme, il ressuscite plein de force; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel... Et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste (1 Corinthiens 15:40-49)


- la lumière, l'Etre de lumière qui personnifie l'Amour absolu

Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie (Jean 8:12)
 
Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes (Actes 9:3-5)
 
La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en lui de ténèbres (1 Jean 1:5)

Il n'y aura plus de nuit; et ils n'auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles (Apocalypse 22:5)

Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour (1 Jean 4:8)


- le sentiment de bonheur infini, d'une joie indescriptible, d'une paix profonde

J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous (Romains 8:18)

Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu (Apocalypse 21:3-4)

Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux (Jean 17:13+26)

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne (Jean 14:27)


- la perception modifiée du temps

Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour (2 Pierre 3:8)

Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d'hier, quand il n'est plus, Et comme une veille de la nuit. (Psaume 90:4)


- la vision d'une Cité de lumière

Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité (Hébreux 11:16)
 
Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ (Philippiens 3:20)
 
Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal (Apocalypse 21:10-11)
 
La ville avait la forme d'un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. La muraille était construite en jaspe, et la ville était d'or pur, semblable à du verre pur (Apocalypse 21:16+18)
 
La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer; car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau (Apocalypse 21:23)


- la revue de vie, l'accès à la connaissance absolue et le jugement

Mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu (1 Corinthiens 13:10-12)
 
Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu... Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même (Romains 14:10+12)
 
Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour (Jean 12:47-48)


- la certitude de faire partie d'un ensemble universel harmonieux (l'unité de toutes choses)

Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi?... Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi (Jean 14:10-11)

En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous (Jean 14:20)

Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un - moi en eux, et toi en moi, - afin qu'ils soient parfaitement un (Jean 17:22-23)


- l'enfer, le bas-astral ou la géhenne

Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse (Esaïe 14:15)

Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus (Matthieu 22:13-14)
Et si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n'ayant qu'un oeil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans la géhenne, où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point (Marc 9:47-48)

Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu (Apocalypse 20:14-15)


- - 06.04.2008 | 0 réactions | #link | rss

L'expérience de mort imminente (en anglais NDE ou near death experience) est un phénomène qui intervient dans certains cas à l'extrémité de la vie, dans un état proche de la mort, parfois dans un état comateux.

Selon une étude 30% des personnes qui se trouvent dans un état proche de la mort, quelle qu'en soit la cause, se souviennent avoir vécu une NDE. Par ailleurs, on estimerait en 1994 à 13 millions le nombre d'Américains qui auraient vécu une NDE. A ce niveau, les chiffres ne sont plus très importants en eux-mêmes mais constituent bien la preuve que cette expérience est survenue chez un nombre impressionnant de personnes et que le doute quant à son authenticité n'est désormais plus permis. Il ressort sans équivoque de toutes les études entreprises que la NDE est une expérience universelle, non pas liée à une spécificité géographique ou culturelle mais issue de notre condition d'être humain.

 Le déroulement typique d'une NDE peut comprendre les phases suivantes :

  • la sortie hors du corps. Le sujet quitte son corps qu'il voit de l'extérieur depuis une certaine hauteur

  • le passage par un tunnel

  • l'apparition d'une lumière éclatante et attirante au bout du tunnel

  • la rencontre avec l'Etre de lumière qui personnifie l'Amour absolu

  • le sentiment de bonheur infini, d'une joie indescriptible, d'une paix profonde

  • la rencontre avec des proches décédés ou des guides inconnus

  • la vision d'une Cité de lumière

  • la revue de vie. Vision en dehors du temps et en 3 dimensions de plusieurs événements de la vie passée sur Terre

  • l'accès à la connaissance absolue, perdue partiellement ou entièrement lors du retour à la vie

  • la certitude de faire partie d'un ensemble universel harmonieux

  • représentations diverses symbolisant une frontière dont le franchissement rendrait le retour à la vie impossible

  • le retour à la vie souhaité ou imposé

Notons que la totalité de ces éléments est rarement présente dans une même expérience de mort imminente, et que malgré de frappantes similitudes entre différents témoignages, il ne s'en trouve pas deux qui soient absolument identiques.

Les expériences positives de NDE :

Voici plusieurs témoignages de quelques sujets qui ont vécu une expérience positive de NDE :

 « ... la première chose qui se produisit - tout a été très rapide – fut que je m'en allai à travers ce grand vide noir à une vitesse fosse. On pourrait comparer cela, mettons, à un tunnel. Je me sentais comme emportée dans une de ces attractions foraines genre montagnes russes à une allure vertigineuse. »

 « ... ce jour là, j'ai coulé, presque au milieu du lac. Pareil à un ludion, je montais et descendais, et tout à coup je me suis senti comme si j'étais loin de mon corps, loin de tout le monde, tout seul dans l'espace. Tout en demeurant stable à un niveau donné, j'apercevais mon corps qui montait et descendait dans l'eau. Je voyais mon corps de dos et légèrement sur ma droite. J'avis pourtant l'impression d'avoir la forme complète d'un corps entier, et cela tout en me trouvant en dehors de mon corps. J'éprouvais un sentiment de légèreté indescriptible. Je me sentais comme une plume. »

 « ... pendant la période où je suis resté sans connaissance, je me suis senti comme soulevé en l'air, comme si je n'avais plus de corps du tout. J'ai vu apparaître une grande lumière, blanche et brillante; si brillante que je ne pouvais voir au travers. Mais sa seule présence dégageait une merveilleuse impression de calme. Cela ne ressemblait en rien de connu sur terre. A l'apparition de cette lumière, des pensées et des paroles me sont venues à l'esprit : « veux-tu mourir ? » A quoi j'ai répondu que je n'en savais rien, étant donné que je ne connaissais rien de la mort. Alors, la lumière blanche m'a dit : « Franchis cette ligne, et tu le sauras. » J'avais l'impression de savoir où se situait la ligne en question, bien que je ne puisse l'apercevoir. A peine l'avais-je franchie que j'éprouvai des sentiments merveilleux de paix, de sérénité, et l'effacement de tous mes soucis. »

« ... et cette énorme lumière semblait presque me bercer. J'avais seulement l'impression d'exister en elle, de faire partie d'elle, d'être nourrie par elle et cette sensation s'amplifia et s'amplifia et s'amplifia pour devenir de l'extase, un sentiment radieux de perfection. E tout, en elle, était... Si vous prenez les mille meilleures choses qui vous soient arrivées dans la vie et que vous les multipliez par un million, peut-être vous approcherez-vous de cette sensation, je ne sais pas... Mais vous êtes purement et simplement englouti dans cette lumière et vous vous mettez à savoir quantité de choses. »

«... soudain, il y eut cette formidable explosion de la lumière et on me tourna... vers la lumière. Au loin, je vis une ville... Ce n'était pas comme celles qu'on aperçoit d'un avion. Même de cette distance énorme, je me rendais compte qu'elle était immense. On aurait dit que tout avait les mêmes dimensions, qu'elle ne reposait sur rien et n'avait besoin d'aucun soutènement. Et là, je pris conscience que la lumière provenait de l'intérieur de la ville. On aurait dit que son coeur n'était qu'un rayon laser de lumière et que ce rayon était dirigé sur moi [...] La première chose que je vis, ce fut cette rue : elle était d'une telle clarté. La seule chose à laquelle je puisse la comparer dans la vie, c'est l'or, mais elle était claire, transparente. Là-bas, tout avait une pureté, une clarté... La différence (entre les choses ici et les choses là-bas) c'est aussi ça. Quand vous songez à de l'or, vous pensez à quelque chose de brillant, de dur. Là, il y avait une douceur, une tendresse ! »

Les expériences négatives de NDE :

Voici un récit de Rawlings, cardiologue, qui raconte une réanimation tout à fait dramatique :

« Un homme avait subi plusieurs arrêts du coeur lors d'un infarctus et il avait perdu connaissance à plusieurs reprises pendant le processus de réanimation. L'homme, à chaque retour à l'état conscient, s'exclamait qu'il était allé en enfer, qu'il avait vécu des moments épouvantables, insupportables, et il suppliait le médecin de ne pas le laisser retourner là-bas. Rawlings était très impressionné car l'homme avait vraiment l'air terrifié, comme s'il avait vu des choses véritablement épouvantables. Comme la réanimation avait pu être achevée avec succès, Rawlings allait trouver le patient quelques jours plus tard dans sa chambre d'hôpital. Il commença à parler très prudemment de ce qui s'était passé pendant la réanimation et fut sidéré de constater que l'homme en question ne se rappelait de rien d'effrayant. Bien au contraire, il avait quelques vagues souvenirs d'un épisode plutôt positif, agréable. »

Une femme prise d'un grave malaise raconte :

« ... Je ne sais pas comment expliquer cela, je sais que ma dernière heure est venue. Je pense à mes enfants, à mes petits-enfants, et je me dis que je ne vais pas les revoir. Et, soudain, c'est le trou noir. C'est absolument terrifiant. Je ne sais comment expliquer ce que j'ai ressenti. Tout était noir autour de moi. Mais pas seulement noir, vide. Il n'y avait rien. C'était la nuit totale, brutale, infernale, sans aucune luminosité, même la plus petite. Il n'y avait que le noir opaque et ce vide intersidéral. Je flottais dans cet espace, et je me sentais absolument seule, abandonnée, terrifiée. Je savais que j'allais flotter ainsi pour l'éternité. Mon esprit me disait: alors c'est ça la mort. C'est affreux, inhumain, insurmontable. C'est comme si je tombais dans le vide, à l'infini. Je ne sais pas si vous connaissez le jeu Myst, au début il y a un petit bonhomme qui tombe dans le noir, eh bien, c'était ça. J'étais comme ce petit bonhomme, insignifiante dans l'immensité illimitée. Aucune présence de quelque sorte que ce soit. J'étais vraiment seule. J'étais absolument terrifiée, je ne trouve pas d'autre terme, la terreur à l'état brut. C'était intenable dans la durée. Personne ne pourrait supporter cet état longtemps. Et en même temps je me disais que c'était pour l'éternité. C'était vraiment la réalité. Ce n'était et ce n'est toujours pas, pour moi, une projection de l'esprit: c'est comme ça, ça été comme ça « pour de vrai », comme diraient les enfants.... »

Les expériences négatives de NDE après un suicide :

Un nombre significatif de témoignages portant sur des phénomènes d'approche de la mort (NDE) consécutifs à des tentatives de suicide ont pour caractère commun d'avoir été désagréables. En résumé, les témoins rapportent que les situations conflictuelles auxquelles ils avaient tenté d'échapper par le suicide trouvaient un prolongement après leur mort, mais avec des complications en plus.

Un homme, que le décès de son épouse avait réduit au désespoir, s'était suicidé d'une balle de revolver, était « mort » des suites de sa blessure, et avait pu être ramené à la vie. Il déclare :

« Je n'ai pas pu rejoindre [ma femme]. Je suis allé dans un endroit affreux (...). J'ai immédiatement mesuré l'erreur que j'avais commise (...). J'ai pensé : « Combien je regrette d'avoir fait cela. »

Un homme qui était « mort » à la suite d'un accident disait :

« [Pendant que je me trouvais de l'autre côté], j'eus le sentiment que deux choses me seraient totalement interdites : me tuer, ou tuer quelqu'un (..). Si j'en venais à me suicider, ce serait comme si je refusais le don de Dieu en le lui jetant à la face (...). Tuer quelqu'un d'autre, c'est se mettre en travers du plan que Dieu a conçu pour cet homme... »

Cet autre homme, dépressif et suicidaire, a fait l'expérience de plusieurs NDE successives positives et négative :

« ... Puis, comme un voile épais et noir, comme une lumière qui s’éteint, ce “noir” s’abattit dans la pièce. à ce moment, l’infirmière se retourna et regarda le cardiogramme et dit à quelqu’un “on est en train de le perdre !”. Ce fut les dernières paroles que j’eus le temps d’entendre car le “noir” m’enveloppa totalement, me coupant de tout. Je ne voyais rien, n’entendais rien, et j’eus peur comme on a peur dans le noir total dans un endroit inconnu. Puis je criai par peur : “Je veux de la lumière !”. Puis un minuscule point apparut au loin, comme lorsque on regarde une étoile du ciel. De ce point vint un rayon de lumière, mince et s’ouvrant de plus en plus devant moi, d’une lumière blanche immaculée, pure et brillante, d’une énergie dans laquelle je sentais un amour inconditionnel et sans limites. Cette lumière parvint jusqu’à moi et m’enveloppa juste assez pour que je puisse “avancer” dans cette lumière. J’avançai non pas en marchant, mais me sentant comme attiré dans cette lumière, et seul ma volonté me faisait avancer. Puis j’entendis des voix parlant au loin, puis je vis un groupe de personnes toutes vêtues de blanc (de longues toges) et ils parlaient de moi, je le savais, mais je ne pouvais distinguer ce qu’ils disaient. Moi, je continuais à avancer dans cette lumière et je savais que je quittais la vie me dirigeant dans cette lumière vers ce que l’on pourrait appeler “le ciel”. Puis, une de ces personnes leva le bras et la main dans un signe d’arrêt et me dis: „”Où vas-tu ?”. Je répondis: “Je vais vers le ciel, je ne peux vivre sur terre, j’en suis incapable, ma souffrance est trop grande, je ne peux la supporter davantage”. La personne me répondit : “Arrête, tu ne peux avancer dans cette lumière, tu vas tout “souiller”, tu t’es suicidé !”. Puis cette personne parla aux autres encore et me dit : “Tu vas retourner dans ton corps et aller remplir ta mission”. Je répondis : “Seul, je ne le pourrai pas, j’en suis incapable”. La personne me dit : “Nous allons t’aider”. Puis je me sentis “poussé” de force dans cette lumière vers mon corps. Je me suis assis “carré” dans mon lit, l’infirmière me regardait et je lui ai dit : “j'ai vu Dieu !”. Puis je retombai dans un sommeil profond et je m’éveillai le lendemain matin.

... un cordon de lumière me rattachait à mon corps sur le lit et était relié au niveau du nombril. Je vis apparaître un tout petit point de lumière mais noir (si il vous est possible de concevoir l’idée d’une lumière noire) et, comme à l’hôpital (de la même manière et selon le même principe), ce point s’agrandit jusqu’à devenir une petite masse, mélange de matière à l’apparence un peu visqueuse et d’un nuage gazeux. Puis dans cette masse une forme imprécise, un visage se dessina et plus je regardai cette chose se former, plus un visage “humain” apparaissait jusqu’à ce que ce visage qui m’apparut fut le mien. Ce visage “brillait” d’une lumière noire dont des rayons s’échappaient, mais je “sentais” une énergie ”négative” s’en dégager. Puis ce visage me dit : “Viens avec moi, nous allons pleurer ensemble pour l’éternité, nous pourrons soulager notre souffrance ainsi”. (Je dois dire ici qu’aucune parole ne fut échangée et que j’exprime ici en “mots” ce qui se communiquait uniquement par la pensée durant cette expérience. Comme une idée “tout d’un bloc” qui entre dans votre pensée et qui “sans explication” nécessaire est comprise ainsi, instantanément, et de même pour envoyer la réponse). Je sentais une énergie négative se dégageant de cette entité et je me méfiais d’elle, je sentais qu’elle voulait me “tromper”. Elle voulait m’attirer à elle pour se soulager de sa propre souffrance (que désire-t’on le plus lorsqu’on est triste ? Une personne pour “partager” cette tristesse). Je sentais que si je disais “oui” à cette entité et que j’acceptais d’aller avec elle, c’est dans la mort que je décidais d’aller et que j’avais un choix à faire : décider de vivre ou de mourir. Puis je vis comme un fleuve où “nageaient” ou “flottaient” toutes sortes d’autres entités qui toutes souffraient, pleuraient dans une espèce de “bas-astral” où toutes les pensées les plus bestiales , délirantes ou informes se matérialisaient et formaient ce fleuve dans lequel “baignaient ces “âmes” perdues (les idées avaient des formes). Certaines étaient comme de longs serpents informes qui vous pénètrent le corps, d’autres gémissaient comme un embryon de quelque chose “pas encore né” et erraient sans but, seuls avec leurs souffrance qu’ils cherchaient sans cesse à soulager en s’appropriant l’attention d’autres entités. Mon Dieu, cela était intolérable, insupportable; et je compris que le suicide n'est pas une solution car lorsqu’on se suicide, on demeure dans le même état que l’on est lors de sa mort et que l’on est, pour un temps indéterminé et de Dieu seul connu, condamné à “errer” dans ce “bas-astral” avec ces autres entités et que notre souffrance devient ainsi peut-être éternelle (au bon vouloir de Dieu lui-même). Le suicide est un “piège” puisqu’il ne règle rien et que même, il empire les choses car cet état devient perpétuel. Le suicide est le plus grand péché contre Dieu car c’est renier la vie elle-même et renier Dieu lui-même ! Je compris tout cela et je crois que ce “bas-astral” pourrait être ce que l’on nomme “l’enfer” ! Et en mon âme et conscience, je ne pus accepter cela et au fond de mon âme je désirais “vivre”, alors je dis “non” à cette entité et cela suffit à la repousser. Elle se “dématérialisa” et disparut dans son nuage noir et visqueux.

... alors une lumière venant du haut me pénétra par le haut de la tête et descendit en moi. A mesure qu’elle descendait, tout mon corps (“astral”) se détendait complètement et lorsque cette lumière atteignit le niveau du coeur, je sentis comme une explosion d'amour pur, inconditionnel, un amour concentré, et je me sentis baignant dans cet amour. Puis, comme une “main” énorme venant d’en haut me pénétra par le haut de la tête et cette main se frayait un chemin parmi mes idées, mes émotions, mes sentiments, tassant des choses, en écartant d’autres, elle cherchait quelque chose de “précis”. Je me sentais envahi par quelque chose de totalement inconnu et j’étais totalement impuissant, alors j’ai eu peur et je me sentis comme un peu “violé” dans mon intimité, non physique mais en mon âme et je demandai : “Qui êtes-vous ?” et une voix me répondit : “Je suis le Saint-Esprit, je suis une force d’Amour, je contrôle toutes tes fonctions essentielles, tu n’as rien à craindre”. Je sentais que cette force “fouillait” dans mon âme et je demandai alors : “Que faites-vous ?” „ La voix me répondit : “je vais t'enlever ta souffrance, tu n'en auras plus besoin”. Puis je sentis cette main saisir quelque chose en moi et le jeter au loin. La lumière disparut et je restai là, pantois, et après ce qui venait de se passer je pris peur ne sachant ce qui pourrait m’arriver encore. Le désir de réintégrer mon corps se fit impérieux et je cédai un peu à la panique. J’eus comme l’impression de “courir”, de me “lancer” dans mon corps, peu importe ce qui arriverait. Juste avant de réintégrer mon corps, j’étais comme à demi entre mon corps et à l’extérieur , je sentis à ce moment comme un déclic au niveau des reins et un craquement au niveau de la nuque et qu’une main invisible me guidait dans mon corps... »

En général, ceux qui eurent à subir ce pénible état disent qu'ils avaient eu le sentiment d'être là pour longtemps; qu'ils payaient ainsi le prix d'un « manquement aux règles », en se soustrayant prématurément à ce qui constituait une « mission » - celle de se conformer à une certaine finalité de la vie.



 


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