Où vais-je après la mort ?
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- - 07.07.2011 | 0 réactions | #link | rss


« Ni Kubler-Ross, ni Moody, pour autant que je sache, n'ont jamais ranimé de patient, ni eu l'occasion de procéder à des entretiens immédiats. Ayant au contraire interrogé de nombreux patients que j'avais personnellement réanimés, j'ai découvert avec stupeur que beaucoup avaient connu des expériences négatives ».


D'après le livre « Derrière les portes de la lumière » du Dr Maurice Rawlings, ouvrage devenu culte parce que le premier à révéler l'existence de mauvaises expériences de mort imminente. En voici quelques extraits :


Ayant exercé comme cardiologue dans les services coronariens de plusieurs hôpitaux, j'y ai rencontré maints patients en phase critique, et eu maintes occasions de ranimer des personnes en état de mort clinique.
Les entretiens avec elles au moment de leur retour à la vie m'ont révélé que les expériences mauvaises étaient tout aussi nombreuses que les bonnes.

Une telle expérience affecte en général profondément la vie et le comportement du sujet. Si elle a été agréable, il n'a désormais plus peur de mourir et il pourra même vouloir reprendre l'expérience au point où il l'a interrompue, sachant maintenant que la mort ne fait pas peur et ne fait pas mal. Il pourra tenter d'en parler à des amis; mais trouver les mots justes pour décrire cette vie non terrestre est difficile, et devant les moqueries il risque de s'enfermer dans le secret. Si l'expérience a été désagréable, occasion d'accablants réquisitoires, il préférera souvent garder tout cela pour lui.

Les expériences terrifiantes sont peut-être aussi fréquentes que les bonnes. En regardant des gens s'affairer sur leur corps sans vie, les sujets ont du mal à réaliser qu'ils sont morts. Ici aussi, ils peuvent pénétrer dans un passage sombre. En revanche, ils n'arrivent pas dans un environnement de lumière, mais bien dans un univers sombre et trouble, peuplé d'êtres grotesques qui se tapissent dans l'ombre, ou hantent les bords d'un lac de feu. C'est une horreur qui défie l'expression et que la mémoire peine à évoquer. Contrairement aux expériences agréables, là, les détails précis sont difficiles à obtenir.

Il est important d'interroger les patients ressuscités au plus tôt de leur réanimation, alors qu'ils sont dans la tourmente et appellent à l'aide, et avant qu'ils oublient ou refoulent leur expérience. Ces rencontres étranges et négatives affectent profondément leur vie et leur conception de la mort, et je n'ai encore vu personne, après cela, rester agnostique ou athée !

Je me rendis compte qu'il était tout-à-fait possible que certaines « bonnes » expériences ne fussent que des illusions. Ou encore que cet espace où arrivent les morts, décrit comme agréable, ne fût qu'une zone de triage, ou de pré-jugement. A l'appui de cette hypothèse, on trouve cette barrière qui donne accès à l'au-delà, mentionné dans la plupart des récits. Les patients disent être revenus dans leur corps sans avoir pu la franchir. Quelques-uns, rares, affirment cependant avoir été autorisés à passer, et avoir découvert un endroit qui leur est apparu tantôt comme un paradis, tantôt comme un enfer.

J'ai découvert que la plupart des expériences négatives sont rapidement refoulées par le patient dans la région subliminale ou subconsciente de son esprit. Ces mauvaises expériences semblent si douloureuses et perturbantes que le patient les chasse sans délai de sa mémoire consciente, où ne demeurent plus alors que les expériences agréables – voire pas d'expérience du tout. Je pense que si l'on questionnait les patients immédiatement, les cas positifs et négatifs se révéleraient en nombre égal. Cette idée d'interrogatoire immédiat a été suggérée il y a bien des années déjà par le célèbre psychologue Myers :

« Il est possible que nous apprendrions beaucoup,
en interrogeant les mourants qui s'éveillent d'un état comateux,
sur les rêves et visions qu'ils ont pu avoir en cours de coma.
Dans l'affirmative, il y aurait intérêt à les consigner sur-le-champ
car le patient, à supposer qu'il ne meure pas tout de suite après,
va probablement les effacer rapidement de sa mémoire subliminale ».

Il faut remarquer cependant que les gens réintègrent toujours leur corps avant qu'une décision ait été prise à leur égard. On peut concevoir qu'il s'agisse en fait d'une première étape de tri. A moins qu'on se trouve là devant une sorte de leurre, la présentation d'un environnement agréable visant par exemple à prévenir toute envie de changer de vie. Un leurre peut-être de mauvaise inspiration.

Derrière la barrière
Certains sujets court-circuitent l'ordre habituel des évènements et rapportent être entrés directement dans le ciel – ou du moins ce qui leur paraît tel. La règle générale cependant, consisterait à passer d'abord par une sorte de zone de tri ou de barrière. Cette zone prend habituellement – dans les bonnes expériences comme dans les mauvaises – l'apparence d'un espace de rassemblement;
la barrière est d'ordinaire une clôture, un mur ou quelque obstacle similaire.

Ces expériences au-delà des barrières ont quelque chose de véritablement grisant. Ceux qui les ont vécues ont une certitude absolue de leur réalité et de leur importance capitale. Ils souhaitent les faire connaître à d'autres et son prêts à consacrer leur vie à en parler. Les expériences aux frontières de la mort, où le sujet se retrouve au seuil d'une sorte de premier jugement, n'ont rien d'exceptionnel. Rencontrer des amis et proches décédés semble également assez fréquent, et assez agréable. En revanche, comprendre ce qu'est leur existence dans le monde spirituel suppose vraisemblablement de franchir l'obstacle où beaucoup s'arrêtent. Seul un petit nombre de gens semble franchir la barrière et revenir nous en parler.

La descente en Enfer
Nous en arrivons à des cas jusqu'ici peu médiatisés. Il s'agit des sujets qui, en sortant de leur mort clinique,
affirment revenir tout droit de l'enfer. Certains appartiennent au groupe restreint des personnes qui franchissent la sorte de barrière qui sépare la zone de tri de celle (hypothétique) du jugement. D'autres ne rencontrent pas cette barrière et semblent se rendre directement dans une zone de tri d'un genre différent, souvent d'apparence souterraine et dont l'atmosphère sombre et morose n'est pas sans rappeler les « trains-fantômes » des fêtes foraines. Contrairement aux bonnes expériences, dans les mauvaises, le personnage qui emmène les sujets, ou les renvoie, semble varier considérablement.

Nous ne pouvons citer toutes les expériences d'enfer qui s'accumulent aujourd'hui à un rythme soutenu, mais l'une d'elles mérite une mention particulière. Un ecclésiastique eut la surprise, en mourant, de descendre dans un tunnel qui était entouré de flammes dans sa partie inférieure, et qui débouchait sur un immense et horrifiant monde enflammé. Il y découvrit quelques amis du « bon vieux temps ». Le regard morne, apathiques, écrasés sous d'incroyables charges, ils allaient sans but et sans trêve, ne pouvant jamais s'arrêter par peur des « grands conducteurs » dont l'aspect, dit-il, défiait la description. Autour de cette ronde insensée, un noir absolu régnait. S'il put échapper à cette captivité perpétuelle, c'est parce que Dieu l'appela de miraculeuse et mystérieuse façon au dehors. Depuis, il est possédé du besoin d'avertir les gens du danger de l'insouciance, et de la nécessité de s'établir solidement dans la foi.

Le suicide
Beaucoup de gens cherchent dans le suicide un moyen « d'en finir ». Si j'en juge par les cas que j'ai vus, et ceux de mes confrères, ils se pourrait au contraire que ce ne soit qu'un « commencement ».
Je ne connais aucune « bonne » expérience hors du corps qui ait été provoquée par un suicide. Au demeurant, seul un petit nombre de suicidés racontent leurs expériences. Il en est des pensées suicidaires, comme des mauvaises expériences aux frontières de la mort : on ne les avoue guère, on en discute encore moins.

Le « faisceau de lumière »
Cette lumière apparaît dans les « bonnes » expériences, et tous les sujets qui l'ont vue disent avoir éprouvé en sa présence un sentiment d'acceptation. Selon certains, elle donnerait une impression de pardon universel, d'extase, de paix et de félicité indescriptibles. Au moment où seraient mis à nu les péchés de l'individu, nul jugement, nulle réaction de colère ne viendraient de l'être de lumière, mais seulement de la « compréhension ». Dans un article, Stephen Board a élevé des doutes sur ces observations, exprimant la conviction que
le faisceau bienveillant évoquerait surtout une forme de tolérance morale, une philosophie du type « je n'ai rien contre toi, tu n'as rien contre moi ». Pour montrer qu'on n'a pas toujours affaire à un ange de lumière, Board cite une rencontre avec un « ange de la mort » rapportée par le Dr Phillip Swihart.

Expériences multiples
Certains de mes patients interrogés m'ont dit avoir connu
plusieurs morts et plusieurs expériences. Il arrive que les premières soient mauvaises et que les suivantes soient bonnes; l'ordre inverse ne m'a pour l'instant jamais été signalé.

Le jugement
S'il existe réellement une vie après la mort, alors pourquoi les récits parlent-ils si rarement de jugement ? L'explication tient peut-être au fait que
leurs auteurs n'y font que de brèves incursions, et qu'ils ne pourraient plus retourner à la vie s'ils étaient définitivement jugés. De plus, on ne voit pas toujours ce que sera exactement la destination ultime des sujets, malgré des indications sur le type d'après-vie qui les attend. Dans le cas des expériences négatives, on peut penser qu'elles constituent un avertissement masquant l'issue finale réelle, et espérer qu'une réorientation appropriée de la vie suffit ensuite à substituer le salut à la condamnation.



Déjà publié sur ce blog :

Les NDE
Les NDE et la Bible
Témoignages vidéos de NDE positives et négatives


- - 21.05.2008 | 5 réactions | #link | rss

Le plus souvent, nous avons tendance à comparer la mort au sommeil. Nous nous disons que mourir, c'est un peu comme s'endormir pour ne jamais se réveiller. Celui qui meurt oublie tous ses soucis, ses souvenirs s'effacent.

Il y a cependant une autre façon de considérer les choses, celle qui refuse l'assimilation de la mort à une perte définitive de conscience. Selon cette vue, une part de l'être humain (l'âme et l'esprit) continue à vivre alors que le corps physique, voué à la destruction finale, a cessé de fonctionner.

Aujourd'hui un nombre impressionnant de personnes se suicident, espérant ainsi mettre fin à leurs souffrances. Si sur Terre c'est le cas; elles sont malheureusement loin d'imaginer ce que l'au-delà peut leur réserver.

Pour une meilleure clarté et afin d'éviter les répétitions, je suggère au lecteur de lire les articles suivants du blog :

« Les NDE (ou expériences de mort imminente) » : Au bas de cet article, vous trouverez des témoignages sur des tentatives de suicide et l'au-delà.

« ILS ONT VU L'ENFER » : Témoignages de visions de l'Enfer.


Quelques définitions :

Suicide : Littéralement, le suicide signifie «le meurtre de soi-même».
Euthanasie : L’euthanasie est une action ou une omission dont l’intention première vise la mort d’un malade pour supprimer la douleur. L’euthanasie est une mort imposée qui s’oppose à la mort naturelle.
Aide au suicide – suicide assisté : Méthode qui consiste, par exemple, à mettre du poison dans la seringue et à faire appuyer par le malade afin d’éviter les poursuites.
Soins palliatifs : Accompagner le malade et utiliser des antalgiques pour soulager la douleur, même si cela consiste à prendre des risques parfois mortels. Le but n'est pas ici de donner la mort au patient. De plus, maintenir un patient en vie, peut lui permettre de tenir jusqu'à la mise au point de nouveaux traitements et d'être guéri.

Aujourd'hui le débat sur l'euthanasie est relancé dans de nombreux pays occidentaux. Les questions sur lesquelles la société reste divisée sont principalement :
« Qui a le droit de décider qui doit vivre ou mourir ? »
« La médecine doit-elle être au service de l'euthanasie ? »
« En quoi des souffrances physiques seraient-elles pires que des souffrances morales ? »
« N'y a-t'il pas risque de dérive ? »

Ce que tout le monde cherche, c'est le bien du malade. La plupart des personnes répondent à ces questions en se projetant à sa place. Et si c'était moi ? N'ai-je pas le droit de choisir ce qui va m'arriver ?

En réalité, nous ne nous posons pas les bonnes questions. Tout l'enjeu de ce débat découle quant à notre foi à propos de l'au-delà. Si nous regardons le suicide et l'euthanasie sous un autre angle, c'est-à-dire sous celui d'une vision globale de l'éternité, nous verrons les choses bien différemment :
- Ceux qui croient à une perte de conscience définitive après la mort seront évidemment pour l'euthanasie, de même que ceux qui croient « qu'on ira tous au Paradis ». (Tous ? même les meurtriers, les pires criminels ? Il n'y aurait donc pas de justice ? Qui déciderait qui a le droit au Paradis ? Forcément un juste Juge. Et pour qu'il y ait un Paradis ne faudrait-il pas auparavant que quelqu'un l'ait créé ? Et comment pourrions-nous y entrer sans êtres complètement « saints », « purs » ?)
- Maintenant, si vous croyez à un Enfer, alors ne doit-on pas tout faire pour empêcher un maximum d'hommes et de femmes - peut-être même des membres de notre famille - de commettre une grave erreur qu'ils regretteront pour l'éternité ? Car on sait bien que les souffrances sur Terre ne sont rien en comparaison des souffrances en Enfer.

"Personne ne sait combien de temps
peut durer une seconde de souffrance." (Graham Greene
)

Nous pouvons aussi raisonner ainsi : pourquoi vouloir à tout prix maintenir une personne en vie puisque celle-ci a, sa vie durant, eu l'occasion de réfléchir à l'au-delà et d'ainsi se positionner face à sa destinée éternelle ?
Mais si... quelques heures, mois, années de plus lui permettaient de changer d'avis et par là-même sa direction vers l'au-delà ? Ca n'est pas seulement son éternité qui changerait mais également sa vie sur Terre (physique, morale, spirituelle – corps, âme et esprit, son être entier). Et si, les années passant, avec l'avancée de la science, nous trouvions le moyen de pouvoir guérir beaucoup de ces malades ? ne vaudrait-il pas la peine alors d'attendre que la médecine évolue et découvre de nouveaux remèdes ?

Nous n'avons pas choisi le jour de notre naissance, pourquoi voudrions-nous choisir le jour de notre mort ? Ce choix ne nous appartient pas. Chaque seconde passée sur Terre sert un but, une mission, que bien souvent nous n'avons pas la capacité de comprendre mais qui sont pourtant bien réels.

Bien que nous séparions ces deux thèmes - le suicide et l'euthanasie - la frontière entre les deux est bien mince. C'est en fait d'une grande hypocrisie puisque l'euthanasie est un suicide (assisté). Car justifier l'euthanasie c'est finalement justifier le suicide, puisque les deux sont sous couverts des mêmes motifs, soit échapper à la souffrance de ce monde.

On entend dire que « choisir son heure est un choix individuel » dans une société individuelle. Un suicide est individuel, pas un suicide assisté. Nous voyons bien que l'individualisme nous rend malheureux dans ce monde car l'être humain n'est pas fait pour vivre seul mais en société. Et aujourd'hui nous voulons calquer également notre mort sur le modèle de l'individualisme; pourtant le simple fait que le suicide soit « assisté » n'en fait plus un choix individuel puisqu'il est justifié et accompagné.

Nous pensons être libres dans nos choix mais ce n'est jamais complètement le cas. Nous pensons que personne ne nous influence, ce n'est pas vrai. Car notre éducation, les moeurs de la société, les médias, notre mentalité et notre culture influencent et guident toujours nos décisions.

On parle beaucoup de « mourir avec dignité », pourtant il n'y a aucune « dignité » à mourir. La mort est un échec sur la vie, la conséquence du péché, une fin sur Terre et un commencement dans l'au-delà.

Le suicide et l'euthanasie sont des meurtres et le fait de les justifier par une loi ou de les encourager nous en rend complices et responsables. Car la société, finalement, c'est nous.

- - 06.04.2008 | 0 réactions | #link | rss

L'expérience de mort imminente (en anglais NDE ou near death experience) est un phénomène qui intervient dans certains cas à l'extrémité de la vie, dans un état proche de la mort, parfois dans un état comateux.

Selon une étude 30% des personnes qui se trouvent dans un état proche de la mort, quelle qu'en soit la cause, se souviennent avoir vécu une NDE. Par ailleurs, on estimerait en 1994 à 13 millions le nombre d'Américains qui auraient vécu une NDE. A ce niveau, les chiffres ne sont plus très importants en eux-mêmes mais constituent bien la preuve que cette expérience est survenue chez un nombre impressionnant de personnes et que le doute quant à son authenticité n'est désormais plus permis. Il ressort sans équivoque de toutes les études entreprises que la NDE est une expérience universelle, non pas liée à une spécificité géographique ou culturelle mais issue de notre condition d'être humain.

 Le déroulement typique d'une NDE peut comprendre les phases suivantes :

  • la sortie hors du corps. Le sujet quitte son corps qu'il voit de l'extérieur depuis une certaine hauteur

  • le passage par un tunnel

  • l'apparition d'une lumière éclatante et attirante au bout du tunnel

  • la rencontre avec l'Etre de lumière qui personnifie l'Amour absolu

  • le sentiment de bonheur infini, d'une joie indescriptible, d'une paix profonde

  • la rencontre avec des proches décédés ou des guides inconnus

  • la vision d'une Cité de lumière

  • la revue de vie. Vision en dehors du temps et en 3 dimensions de plusieurs événements de la vie passée sur Terre

  • l'accès à la connaissance absolue, perdue partiellement ou entièrement lors du retour à la vie

  • la certitude de faire partie d'un ensemble universel harmonieux

  • représentations diverses symbolisant une frontière dont le franchissement rendrait le retour à la vie impossible

  • le retour à la vie souhaité ou imposé

Notons que la totalité de ces éléments est rarement présente dans une même expérience de mort imminente, et que malgré de frappantes similitudes entre différents témoignages, il ne s'en trouve pas deux qui soient absolument identiques.

Les expériences positives de NDE :

Voici plusieurs témoignages de quelques sujets qui ont vécu une expérience positive de NDE :

 « ... la première chose qui se produisit - tout a été très rapide – fut que je m'en allai à travers ce grand vide noir à une vitesse fosse. On pourrait comparer cela, mettons, à un tunnel. Je me sentais comme emportée dans une de ces attractions foraines genre montagnes russes à une allure vertigineuse. »

 « ... ce jour là, j'ai coulé, presque au milieu du lac. Pareil à un ludion, je montais et descendais, et tout à coup je me suis senti comme si j'étais loin de mon corps, loin de tout le monde, tout seul dans l'espace. Tout en demeurant stable à un niveau donné, j'apercevais mon corps qui montait et descendait dans l'eau. Je voyais mon corps de dos et légèrement sur ma droite. J'avis pourtant l'impression d'avoir la forme complète d'un corps entier, et cela tout en me trouvant en dehors de mon corps. J'éprouvais un sentiment de légèreté indescriptible. Je me sentais comme une plume. »

 « ... pendant la période où je suis resté sans connaissance, je me suis senti comme soulevé en l'air, comme si je n'avais plus de corps du tout. J'ai vu apparaître une grande lumière, blanche et brillante; si brillante que je ne pouvais voir au travers. Mais sa seule présence dégageait une merveilleuse impression de calme. Cela ne ressemblait en rien de connu sur terre. A l'apparition de cette lumière, des pensées et des paroles me sont venues à l'esprit : « veux-tu mourir ? » A quoi j'ai répondu que je n'en savais rien, étant donné que je ne connaissais rien de la mort. Alors, la lumière blanche m'a dit : « Franchis cette ligne, et tu le sauras. » J'avais l'impression de savoir où se situait la ligne en question, bien que je ne puisse l'apercevoir. A peine l'avais-je franchie que j'éprouvai des sentiments merveilleux de paix, de sérénité, et l'effacement de tous mes soucis. »

« ... et cette énorme lumière semblait presque me bercer. J'avais seulement l'impression d'exister en elle, de faire partie d'elle, d'être nourrie par elle et cette sensation s'amplifia et s'amplifia et s'amplifia pour devenir de l'extase, un sentiment radieux de perfection. E tout, en elle, était... Si vous prenez les mille meilleures choses qui vous soient arrivées dans la vie et que vous les multipliez par un million, peut-être vous approcherez-vous de cette sensation, je ne sais pas... Mais vous êtes purement et simplement englouti dans cette lumière et vous vous mettez à savoir quantité de choses. »

«... soudain, il y eut cette formidable explosion de la lumière et on me tourna... vers la lumière. Au loin, je vis une ville... Ce n'était pas comme celles qu'on aperçoit d'un avion. Même de cette distance énorme, je me rendais compte qu'elle était immense. On aurait dit que tout avait les mêmes dimensions, qu'elle ne reposait sur rien et n'avait besoin d'aucun soutènement. Et là, je pris conscience que la lumière provenait de l'intérieur de la ville. On aurait dit que son coeur n'était qu'un rayon laser de lumière et que ce rayon était dirigé sur moi [...] La première chose que je vis, ce fut cette rue : elle était d'une telle clarté. La seule chose à laquelle je puisse la comparer dans la vie, c'est l'or, mais elle était claire, transparente. Là-bas, tout avait une pureté, une clarté... La différence (entre les choses ici et les choses là-bas) c'est aussi ça. Quand vous songez à de l'or, vous pensez à quelque chose de brillant, de dur. Là, il y avait une douceur, une tendresse ! »

Les expériences négatives de NDE :

Voici un récit de Rawlings, cardiologue, qui raconte une réanimation tout à fait dramatique :

« Un homme avait subi plusieurs arrêts du coeur lors d'un infarctus et il avait perdu connaissance à plusieurs reprises pendant le processus de réanimation. L'homme, à chaque retour à l'état conscient, s'exclamait qu'il était allé en enfer, qu'il avait vécu des moments épouvantables, insupportables, et il suppliait le médecin de ne pas le laisser retourner là-bas. Rawlings était très impressionné car l'homme avait vraiment l'air terrifié, comme s'il avait vu des choses véritablement épouvantables. Comme la réanimation avait pu être achevée avec succès, Rawlings allait trouver le patient quelques jours plus tard dans sa chambre d'hôpital. Il commença à parler très prudemment de ce qui s'était passé pendant la réanimation et fut sidéré de constater que l'homme en question ne se rappelait de rien d'effrayant. Bien au contraire, il avait quelques vagues souvenirs d'un épisode plutôt positif, agréable. »

Une femme prise d'un grave malaise raconte :

« ... Je ne sais pas comment expliquer cela, je sais que ma dernière heure est venue. Je pense à mes enfants, à mes petits-enfants, et je me dis que je ne vais pas les revoir. Et, soudain, c'est le trou noir. C'est absolument terrifiant. Je ne sais comment expliquer ce que j'ai ressenti. Tout était noir autour de moi. Mais pas seulement noir, vide. Il n'y avait rien. C'était la nuit totale, brutale, infernale, sans aucune luminosité, même la plus petite. Il n'y avait que le noir opaque et ce vide intersidéral. Je flottais dans cet espace, et je me sentais absolument seule, abandonnée, terrifiée. Je savais que j'allais flotter ainsi pour l'éternité. Mon esprit me disait: alors c'est ça la mort. C'est affreux, inhumain, insurmontable. C'est comme si je tombais dans le vide, à l'infini. Je ne sais pas si vous connaissez le jeu Myst, au début il y a un petit bonhomme qui tombe dans le noir, eh bien, c'était ça. J'étais comme ce petit bonhomme, insignifiante dans l'immensité illimitée. Aucune présence de quelque sorte que ce soit. J'étais vraiment seule. J'étais absolument terrifiée, je ne trouve pas d'autre terme, la terreur à l'état brut. C'était intenable dans la durée. Personne ne pourrait supporter cet état longtemps. Et en même temps je me disais que c'était pour l'éternité. C'était vraiment la réalité. Ce n'était et ce n'est toujours pas, pour moi, une projection de l'esprit: c'est comme ça, ça été comme ça « pour de vrai », comme diraient les enfants.... »

Les expériences négatives de NDE après un suicide :

Un nombre significatif de témoignages portant sur des phénomènes d'approche de la mort (NDE) consécutifs à des tentatives de suicide ont pour caractère commun d'avoir été désagréables. En résumé, les témoins rapportent que les situations conflictuelles auxquelles ils avaient tenté d'échapper par le suicide trouvaient un prolongement après leur mort, mais avec des complications en plus.

Un homme, que le décès de son épouse avait réduit au désespoir, s'était suicidé d'une balle de revolver, était « mort » des suites de sa blessure, et avait pu être ramené à la vie. Il déclare :

« Je n'ai pas pu rejoindre [ma femme]. Je suis allé dans un endroit affreux (...). J'ai immédiatement mesuré l'erreur que j'avais commise (...). J'ai pensé : « Combien je regrette d'avoir fait cela. »

Un homme qui était « mort » à la suite d'un accident disait :

« [Pendant que je me trouvais de l'autre côté], j'eus le sentiment que deux choses me seraient totalement interdites : me tuer, ou tuer quelqu'un (..). Si j'en venais à me suicider, ce serait comme si je refusais le don de Dieu en le lui jetant à la face (...). Tuer quelqu'un d'autre, c'est se mettre en travers du plan que Dieu a conçu pour cet homme... »

Cet autre homme, dépressif et suicidaire, a fait l'expérience de plusieurs NDE successives positives et négative :

« ... Puis, comme un voile épais et noir, comme une lumière qui s’éteint, ce “noir” s’abattit dans la pièce. à ce moment, l’infirmière se retourna et regarda le cardiogramme et dit à quelqu’un “on est en train de le perdre !”. Ce fut les dernières paroles que j’eus le temps d’entendre car le “noir” m’enveloppa totalement, me coupant de tout. Je ne voyais rien, n’entendais rien, et j’eus peur comme on a peur dans le noir total dans un endroit inconnu. Puis je criai par peur : “Je veux de la lumière !”. Puis un minuscule point apparut au loin, comme lorsque on regarde une étoile du ciel. De ce point vint un rayon de lumière, mince et s’ouvrant de plus en plus devant moi, d’une lumière blanche immaculée, pure et brillante, d’une énergie dans laquelle je sentais un amour inconditionnel et sans limites. Cette lumière parvint jusqu’à moi et m’enveloppa juste assez pour que je puisse “avancer” dans cette lumière. J’avançai non pas en marchant, mais me sentant comme attiré dans cette lumière, et seul ma volonté me faisait avancer. Puis j’entendis des voix parlant au loin, puis je vis un groupe de personnes toutes vêtues de blanc (de longues toges) et ils parlaient de moi, je le savais, mais je ne pouvais distinguer ce qu’ils disaient. Moi, je continuais à avancer dans cette lumière et je savais que je quittais la vie me dirigeant dans cette lumière vers ce que l’on pourrait appeler “le ciel”. Puis, une de ces personnes leva le bras et la main dans un signe d’arrêt et me dis: „”Où vas-tu ?”. Je répondis: “Je vais vers le ciel, je ne peux vivre sur terre, j’en suis incapable, ma souffrance est trop grande, je ne peux la supporter davantage”. La personne me répondit : “Arrête, tu ne peux avancer dans cette lumière, tu vas tout “souiller”, tu t’es suicidé !”. Puis cette personne parla aux autres encore et me dit : “Tu vas retourner dans ton corps et aller remplir ta mission”. Je répondis : “Seul, je ne le pourrai pas, j’en suis incapable”. La personne me dit : “Nous allons t’aider”. Puis je me sentis “poussé” de force dans cette lumière vers mon corps. Je me suis assis “carré” dans mon lit, l’infirmière me regardait et je lui ai dit : “j'ai vu Dieu !”. Puis je retombai dans un sommeil profond et je m’éveillai le lendemain matin.

... un cordon de lumière me rattachait à mon corps sur le lit et était relié au niveau du nombril. Je vis apparaître un tout petit point de lumière mais noir (si il vous est possible de concevoir l’idée d’une lumière noire) et, comme à l’hôpital (de la même manière et selon le même principe), ce point s’agrandit jusqu’à devenir une petite masse, mélange de matière à l’apparence un peu visqueuse et d’un nuage gazeux. Puis dans cette masse une forme imprécise, un visage se dessina et plus je regardai cette chose se former, plus un visage “humain” apparaissait jusqu’à ce que ce visage qui m’apparut fut le mien. Ce visage “brillait” d’une lumière noire dont des rayons s’échappaient, mais je “sentais” une énergie ”négative” s’en dégager. Puis ce visage me dit : “Viens avec moi, nous allons pleurer ensemble pour l’éternité, nous pourrons soulager notre souffrance ainsi”. (Je dois dire ici qu’aucune parole ne fut échangée et que j’exprime ici en “mots” ce qui se communiquait uniquement par la pensée durant cette expérience. Comme une idée “tout d’un bloc” qui entre dans votre pensée et qui “sans explication” nécessaire est comprise ainsi, instantanément, et de même pour envoyer la réponse). Je sentais une énergie négative se dégageant de cette entité et je me méfiais d’elle, je sentais qu’elle voulait me “tromper”. Elle voulait m’attirer à elle pour se soulager de sa propre souffrance (que désire-t’on le plus lorsqu’on est triste ? Une personne pour “partager” cette tristesse). Je sentais que si je disais “oui” à cette entité et que j’acceptais d’aller avec elle, c’est dans la mort que je décidais d’aller et que j’avais un choix à faire : décider de vivre ou de mourir. Puis je vis comme un fleuve où “nageaient” ou “flottaient” toutes sortes d’autres entités qui toutes souffraient, pleuraient dans une espèce de “bas-astral” où toutes les pensées les plus bestiales , délirantes ou informes se matérialisaient et formaient ce fleuve dans lequel “baignaient ces “âmes” perdues (les idées avaient des formes). Certaines étaient comme de longs serpents informes qui vous pénètrent le corps, d’autres gémissaient comme un embryon de quelque chose “pas encore né” et erraient sans but, seuls avec leurs souffrance qu’ils cherchaient sans cesse à soulager en s’appropriant l’attention d’autres entités. Mon Dieu, cela était intolérable, insupportable; et je compris que le suicide n'est pas une solution car lorsqu’on se suicide, on demeure dans le même état que l’on est lors de sa mort et que l’on est, pour un temps indéterminé et de Dieu seul connu, condamné à “errer” dans ce “bas-astral” avec ces autres entités et que notre souffrance devient ainsi peut-être éternelle (au bon vouloir de Dieu lui-même). Le suicide est un “piège” puisqu’il ne règle rien et que même, il empire les choses car cet état devient perpétuel. Le suicide est le plus grand péché contre Dieu car c’est renier la vie elle-même et renier Dieu lui-même ! Je compris tout cela et je crois que ce “bas-astral” pourrait être ce que l’on nomme “l’enfer” ! Et en mon âme et conscience, je ne pus accepter cela et au fond de mon âme je désirais “vivre”, alors je dis “non” à cette entité et cela suffit à la repousser. Elle se “dématérialisa” et disparut dans son nuage noir et visqueux.

... alors une lumière venant du haut me pénétra par le haut de la tête et descendit en moi. A mesure qu’elle descendait, tout mon corps (“astral”) se détendait complètement et lorsque cette lumière atteignit le niveau du coeur, je sentis comme une explosion d'amour pur, inconditionnel, un amour concentré, et je me sentis baignant dans cet amour. Puis, comme une “main” énorme venant d’en haut me pénétra par le haut de la tête et cette main se frayait un chemin parmi mes idées, mes émotions, mes sentiments, tassant des choses, en écartant d’autres, elle cherchait quelque chose de “précis”. Je me sentais envahi par quelque chose de totalement inconnu et j’étais totalement impuissant, alors j’ai eu peur et je me sentis comme un peu “violé” dans mon intimité, non physique mais en mon âme et je demandai : “Qui êtes-vous ?” et une voix me répondit : “Je suis le Saint-Esprit, je suis une force d’Amour, je contrôle toutes tes fonctions essentielles, tu n’as rien à craindre”. Je sentais que cette force “fouillait” dans mon âme et je demandai alors : “Que faites-vous ?” „ La voix me répondit : “je vais t'enlever ta souffrance, tu n'en auras plus besoin”. Puis je sentis cette main saisir quelque chose en moi et le jeter au loin. La lumière disparut et je restai là, pantois, et après ce qui venait de se passer je pris peur ne sachant ce qui pourrait m’arriver encore. Le désir de réintégrer mon corps se fit impérieux et je cédai un peu à la panique. J’eus comme l’impression de “courir”, de me “lancer” dans mon corps, peu importe ce qui arriverait. Juste avant de réintégrer mon corps, j’étais comme à demi entre mon corps et à l’extérieur , je sentis à ce moment comme un déclic au niveau des reins et un craquement au niveau de la nuque et qu’une main invisible me guidait dans mon corps... »

En général, ceux qui eurent à subir ce pénible état disent qu'ils avaient eu le sentiment d'être là pour longtemps; qu'ils payaient ainsi le prix d'un « manquement aux règles », en se soustrayant prématurément à ce qui constituait une « mission » - celle de se conformer à une certaine finalité de la vie.



 


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