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quedemots - 02.09.2010 | 0 réactions | #link | rss
quedemots - 01.09.2010 | 0 réactions | #link | rss
A la mer, sortez les pieds couverts : si vous marchez sur un oursin, vous vous casserez les pieds sur les longues épines noires qu'il abandonnera dans votre voûte plantaire à moins que vous n'ayez opté pour les tongues en latex ou en simple caoutchouc.

"Si on marche sur un oursin, on peut s'enfoncer une ou plusieurs épines. Ce qui n'est pas bon, ni pour lui ni pour nous", explique Patrick Lelong, biologiste marin à l'institut Océanographique Paul Ricard.

Le biologiste conseille "de porter des chaussures en plastique et des gants de plongée, si on veut le toucher", c'est le seul moyen d'éviter le contact très désagréable avec cet "exosquelette" (la coquille se trouve à l'extérieur) hérissé d'épines.

En cas de piqûre, il faut retirer l'épine avec une pince à épiler pour éviter qu'elle ne se casse à l'intérieur puis traiter la plaie avec un antiseptique ou de l'eau additionnée d'eau de javel.

"L'épine n'est pas sale en elle-même mais si un bout reste planté dans le pied un petit kyste peut apparaître", dit M. Lelong. "Dans la majorité des cas, le corps l'éliminera. Les personnes qui développent des allergies aux piqûres d'oursins sont rares", dit-il rassurant.

De toute façon, "il ne faut surtout pas ramasser les oursins en été. C'est interdit. Il faut juste les regarder", ajoute-t-il. Le ramassage est interdit en France du 16 avril au 31 octobre car ce petit animal marin de la famille des étoiles de mer est menacé en raison de sa surexploitation en mer méditerranée et dans l'océan atlantique.

"L'homme est le plus grand prédateur de l'oursin", explique M. Lelong.
Excepté certains poissons, mangeurs d'oursins comme la dorade, le baliste, le sar et quelques étoiles de mer, ce sont les fins gourmets qui se délectent de sa saveur iodée à l'arrière-goût d'orange.

Et l'oursin de, très appréciée du peintre Salvador Dali qui a immortalisé l'échinoderme dans bon nombre de ses toiles, constitue un vrai danger pour l'animal dont il existe des centaines de variétés dans le monde. L'oursin est aussi en péril à cause du braconnage.

Aujourd'hui en France, la surpêche sur les côtes varoises, niçoises et sur celles des Bouches-du-Rhône pose un problème pour la survie des "châtaignes des mers". L'oursin, dont on mange la gonade (organe reproducteur), doit mesurer au moins huit centimètres pour être commercialisé à l'âge adulte.

Les espèces que l'on rencontre en France vivent dans les fonds rocheux, en surface ou à des centaines de mètres de profondeur. Toutefois, ce sont les oursins "irréguliers" qui vivent dans le sable qui sont les plus dangereux car leurs piquants contiennent un poison urticant.

De plus, cette année, une maladie "probablement bactérienne ou virale" apparue en région PACA et en Corse et qui se manifeste par l'apparition de nécrose à la bouche de l'animal, en a fait mourir beaucoup, selon les spécialistes de la faune marine.

Depuis quelques années, des scientifiques américains étudient cet invertébré marin, proche cousin génétiquement de l'homme, qui pourrait détenir les clés de traitements contre le cancer et d'autres maladies incurables.

Les chercheurs ont découvert que les humains partagent 7.077 de leurs quelque 25.000 gènes avec ce porc-épic des mers qui possède par ailleurs le système immunitaire le plus sophistiqué de tous les animaux, certains d'entre eux pouvant vivre au-delà de cent ans.

Texte de : AFP
août 2010
quedemots - 30.08.2010 | 1 réactions | #link | rss
La ville qui ne dort jamais? Prière de ne pas en parler aux New-Yorkais, contraints de veiller pour traquer des punaises de lit qui ont pris d'assaut les bâtiments de la ville, allant jusqu'à s'immiscer au milieu des petites tenues d'une célèbre boutique de lingerie...

Mais où s'arrêtera l'invasion? Appartements, bureaux, boutiques: plus rien ne semble stopper les minuscules suceurs de sang.

Face au danger, les autorités ont promis des moyens (un demi-million de dollars) et des menaces: "Nous voulons envoyer un message aux punaises", a lancé la présidente du Conseil municipal, Christine Quinn. "Prenez garde! Vos jours sont comptés".

Mais le message a du mal à convaincre tous les New-Yorkais. Les punaises de lit "commencent à se répandre un peu partout (...) la situation dans les bureaux est dramatique", observe un expert du site www.bedbugcentral.com (punaise se dit "bedbug" en anglais, ndlr).

Les chiffres donnent le vertige: 31.719 plaintes liées aux punaises ont été formulées au cours des douze derniers mois aux services d'urgence de la ville, soit 26.000 de plus que l'an passé.

D'habitude, la discrétion est de mise face à ce problème qui peut conduire à la révocation d'un bail ou des factures salées en cas de recours à des exterminateurs.

Mais l'invasion a pris une dimension peu commune, et plusieurs boutiques branchées, comme "Hollister" et "Abercrombie and Fitch", ont même dû fermer temporairement.

Pis: les punaises ont même eu le culot d'envahir un haut lieu de la lingerie américaine: une boutique Victoria's Secret. Même cause, même effet: la boutique a fermé le temps d'éradiquer les fautives.
Mais le mal est fait et le magasin en a pris pour son grade.
"C'est dégoûtant", se lamentait Adriana Baglenao, une cliente de 42 ans. "Je n'ai acheté que des pyjamas, mais il est clair que je vais les mettre à laver sur le champ".

A peine plus grandes qu'un grain de riz, les punaises de lit sont des insectes coriaces qui vivent en moyenne 10 mois. Portées disparues ou presque après la Seconde Guerre mondiale, elles ont profité de l'interdiction d'insecticides jugés toxiques, comme le DDT, et du boom des voyages internationaux pour signer leur retour.

La menace plane désormais sur New York où découvrir qu'un bâtiment est infesté semble presque aussi grave que de recevoir un mauvais diagnostic médical...

"Oh mon Dieu, ne me dites pas que j'ai des punaises...", s'est émue Robin, une femme vivant à Manhattan, en apprenant que son immeuble figurait sur le site www.bedbugregistry.com, qui répertorie les sites touchés à travers tout le pays.

Les punaises de lit ne sont guère dangereuses, mais leur morsure est désagréable et entretient leur piètre réputation: elles mordent quand leurs proies dorment, comme des vampires.

"C'est psychologique. Ca rend les gens complètement dingos", estime Jeremy Ecker, de "The Bedbug Inspectors", une entreprise qui propose de traquer les punaises grâce à des chiens renifleurs.

"C'est comme les chiens renifleurs qui recherchent de la drogue, des bombes ou des cadavres", explique-t-il. Ils "sont entraînés à ne chercher qu'une seule odeur et à ne détecter que les punaises".

M. Ecker tarife 350 dollars (plus taxes) ses services. Si cela semble élevé, il faut songer au sacrifice qu'il réalise: l'entraînement des chiens implique d'avoir des punaises de lit sous la main, et M. Ecker n'hésite d'ailleurs pas à les nourrir en plongeant son... avant-bras dans un nid.

Punaises ou pas, ici c'est New York après tout, relativise Deirdre Brady, une avocate de 32 ans: "Quand vous vivez à New York, il faut être capable d'accepter les bons et les mauvais côtés".

Texte de :AFP
juillet 2010
quedemots - 02.08.2010 | 0 réactions | #link | rss
La mer est une poubelle. Les déchets, particulièrement les résidus de plastique et de polystyrène, gangrènent les océans, et l'Atlantique est aussi touché que le Pacifique, ont constaté quatre jeunes explorateurs français de retour de huit mois de périple transatlantique.

Partis en octobre du port de la Trinité-sur-Mer (Morbihan), ils ont croisé tout au long de leurs 11.000 milles au moins 4 à 5 débris par jour jusqu'à buter, en avril, sur une véritable poubelle en mer des Sargasses, en plein triangle des Bermudes.

"En un quart d'heure, on a vu plus de déchets qu'en pleine mer et qu'au cours de tout notre itinéraire", raconte Yann Geffriaud, 27 ans, joint sur son voilier à quelques heures de son retour au port, samedi. "C'est vraiment un choc, quand au milieu de nulle part on croise dix à vingt déchets toutes les cinq minutes".

Dans cette zone de convergences des courants entre Floride et Bermudes, flotte une algue connue, la sargassum, qui a donné son nom à la mer. "Les déchets s'y retrouvent emprisonnés et chaque fois qu'on croise un amas d'algues, ils sont dessus: à 95% il s'agit de plastiques, du tube de dentifrice à l'aérosol en passant par la bouteille d'eau", rapporte ce jeune ingénieur naval.

"Pour être franc, on n'a pas vu une plaque compacte de plastique mais un éparpillement", dans lequel Yann et ses compagnons - dont un doctorant en anthropologie, Baptiste Monsaingeon, fasciné par ces résidus de civilisation - ont effectué des prélèvements.

Un illustre prédécesseur, Charles Moore, leur avait prêté un chalut à cet effet : ce navigateur et chercheur américain a découvert en 2008 la poubelle du Pacifique, 100 millions de tonnes de déchets, un continent flottant grand comme deux fois les Etats-Unis qui dérive entre Hawaï et le Japon.

La décharge flottante des Sargasses n'est qu'une mauvaise nouvelle de plus pour les océans, en particulier pour l'Atlantique : fin février, l'ONG américaine SEA avait déjà dévoilé l'existence d'une autre île de plastique de la taille de la France, un peu plus au nord à la latitude d'Atlanta.

Avec son association "Watch the Waste" (surveillez les déchets), Yann Geffriaud et ses trois compagnons, tous mordus de mer, n'étaient pas partis à la recherche de sensationnel.

"On n'a pas cherché à ratisser la mer pour trouver quelque chose de particulier, mais pour observer sur un parcours banal ce que tant de marins décrivent".

Hors la mer des Sargasses, poursuit-il, le voyage fut sans surprise, rythmé par des rencontres régulières de débris plastiques à la dérive. "Mais on en a vu cinq fois plus sur le retour, entre les Bermudes et les Açores, qu'à aller, sur un tracé plus au sud allant du Cap Vert à Tobago.

En naviguant plus près du Gulf Stream, leur voilier de 10,50 mètres s'est rapproché des tourbillons qui se forment à la marge du grand courant et favorisent le brassage des déchets.

Leur équipée, réalisée avec le soutien des ONG Surfrider et Robin des Bois, du Centre national d'information sur les déchets (CNIID) et de l'organisation de Charles Moore, Algalita, visait à convaincre tous les navigants, des pêcheurs aux plaisanciers, de mutualiser leurs repérages en mer afin de signaler tous les déchets ou agglomérations de déchets rencontrés.

Ils sont invités à rejoindre leur PODEM, Portail d'observation des déchets en mer (http://watchthewaste.free.fr) pour sensibiliser le public: car plus de 80% des poubelles flottantes se forment à terre, avant d'être déversées en mer par les pluies et les fleuves.

"Puisqu'on ne pourra jamais nettoyer la mer, le plus simple est d'éveiller l'attention du public", résument les navigateurs.

Texte de : AFP
juin 2010
quedemots - 26.07.2010 | 0 réactions | #link | rss
Des bandes de chimpanzés font la guerre et tuent sans pitié des membres de groupes voisins pour étendre leur territoire, selon une recherche menée durant 10 ans en Ouganda et parue lundi, qui confirme pour la première fois un comportement longtemps soupçonné chez ces singes.

"De précédentes observations laissaient penser que ces comportements étaient réels, mais jusqu'à ce que nous fassions cette recherche, nous ne disposions pas des éléments pour documenter cette hypothèse", explique John Mitani, professeur d'anthropologie à l'Université du Michigan (nord des Etats-Unis), le principal auteur de l'étude parue dans la revue Current Biology datée du 22 juin.

Durant leurs observations, ces biologistes ont observé 18 attaques meurtrières et découvert des traces de trois autres agressions perpétrées par des membres d'une grande communauté formée de 150 chimpanzés à Ngogo, dans le parc national de Kibale en Ouganda.

Résultats de ces campagnes, les chimpanzés de Ngogo avaient étendu leur territoire de 22% durant l'été 2009. Ils se sont promenés et socialisés sur leur territoire conquis, s'y nourrissant de leurs fruits favoris, expliquent les auteurs de cette communication.

"Quand ces chimpanzés ont commencé à pénétrer dans ces nouveaux territoires, on a rapidement réalisé qu'ils y avaient tué un grand nombre d'autres chimpanzés", explique John Mitani.

"Nos observations contribuent à résoudre des questions en suspens depuis longtemps, portant sur la fonction de l'agression meurtrière entre des groupes de chimpanzés", ajoute-t-il.

Ces tueries se sont produites lors de raids de ces primates dans les territoires voisins.

Sylvia Amsler, un professeur d'anthropologie à l'Université d' Arkansas (sud), qui a effectué des recherches sur le terrain pour ce projet, a observé un de ces raids loin dans le nord-ouest du territoire des chimpanzés de Ngogo.

Le groupe suivi était formé de 27 mâles chimpanzés adultes, de mâles adolescents et d'une femelle adulte.

Ces derniers ont surpris un petit rassemblement de femelles chimpanzés appartenant à la communauté du nord-ouest du territoire de Ngogo, et les mâles du groupe en vadrouille les ont aussitôt attaquées. Deux de ces femelles portaient un petit.

Les agresseurs ont immédiatement tué l'un des deux petits et ont tenté en vain d'arracher le second des bras de sa mère, le blessant gravement.

Bien que les chimpanzés soient, avec les bonobos, les plus proches cousins de l'homme, les chercheurs ont fait part de leurs incertitudes sur le fait que les comportements de ces animaux puissent apporter un éclairage sur les guerres humaines.

"Les conflits armés des humains résultent de nombreuses causes et je ne suis pas convaincu que nous parlons de la même chose avec ces chimpanzés", relève Sylvia Amsler, jugeant que les raids effectués par les chimpanzés sont peut-être le fruit de la collaboration entre eux, de l'esprit d'équipe.

"Dans ces attaques, nos chimpanzés ont acquis plus de territoires et de ressources, qui sont redistribués aux autres membres du groupe", précise-t-elle.

Texte de : AFP
juin 2010
quedemots - 23.07.2010 | 0 réactions | #link | rss
Le plus haut responsable des mourides, influente confrérie musulmane au Sénégal et en Afrique de l'ouest, est décédé à l'âge de 85 ans et un membre de sa famille a aussitôt été nommé septième khalife général des mourides, a rapporté jeudi la presse sénégalaise.

Le khalife général des mourides, Serigne Bara Mbacké, est décédé mercredi soir "à Alieu, une banlieue de Touba (200 km à l'est de Dakar) où il s'était retiré après sa récente hospitalisation à Dakar", a affirmé une source proche de son entourage cité par l'agence de presse sénégalaise (APS).

Le dignitaire religieux a été enterré quelques heures plus tard dans l'enceinte de la grande mosquée de Touba, ville considérée comme sainte par les mourides.

Suivant la tradition, le 6e khalife général a aussitôt été remplacé à la tête de la confrérie par Serigne Cheikh Maty Lèye Mbaké, 86 ans, le plus âgé des petits fils du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1853-1927).

Au Sénégal, les musulmans adhèrent pour l'essentiel à l'islam soufi représenté par différentes confréries nées à la fin du 19e siècle, dans un contexte de résistance à la colonisation française.

L'influence du mouridisme, tant sur le plan économique que politique, reste très importante dans ce pays, mais également en Afrique de l'Ouest. De très nombreux adeptes de cette confrérie - connue pour son dynamisme dans les milieux d'affaires - ont émigré en Europe et aux Etats-Unis.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade, âgé de 84 ans et lui-même musulman mouride, était attendu jeudi à Touba.

Les Sénégalais gardent en mémoire l'image de leur chef de l'Etat se prosternant, devant les caméras des télévisions, face au précédent khalife des mourides, Serigne Saliou Mbacké, qui était aussi son marabout personnel.
En 2007, lorsque ce khalife était mort à l'âge de 92 ans, trois jours de deuil national avaient été décrétés au Sénégal.

La ville de Touba est placée de fait sous l'autorité du calife des mourides et attire chaque année une foule immense à l'occasion d'un pèlerinage annuel. Fondée en 1888, elle est à présent la deuxième cité du Sénégal après Dakar sur le plan démographique, avec une population officiellement estimée à 1,5 million d'habitants.

Habituellement, le décès du khalife des mourides est annoncé avec retard, à Touba, notamment pour éviter les scènes d'hystérie lors de son inhumation.

Texte de : AFP
juillet 2010
quedemots - 13.07.2010 | 0 réactions | #link | rss
Les vuvuzelas, ces trompettes dont le son exaspère nombre de téléspectateurs du Mondial 2010 de football, se révèlent une mine d'or pour les industriels chinois et un succès auprès des habitants de ce pays.

En Chine comme dans le reste du monde, les ventes ont explosé et les usines tournent à plein régime pour pouvoir satisfaire la demande. En effet, selon le quotidien chinois Global Times, environ 90% des vuvuzelas sud-africaines sont produites en Chine.

Le groupe, basé dans la province de Zhejiang (est), affirme en avoir vendu
plus d'un million lors des quatre premiers mois de l'année, majoritairement à des clients d'Afrique du Sud. Et les commandes ne cessent d'affluer.

"Nous prévoyons d'en produire de 300'000 à 500'000 de plus d'ici à la fin de la Coupe du monde", déclare Wu Yijun, le directeur de l'entreprise, qui produit 37 types de vuvuzelas pour un prix de gros de deux yuans (0,33 franc) l'unité.

Succès à l'exportation, la trompette sud-africaine est désormais l'objet d'une forte demande sur le marché intérieur : "Depuis mai, nous avons reçu des commandes chinoises pour environ 150'000 vuvuzelas. Auparavant, elles étaient toutes destinées à être exportées", confirme M. Wu.

"Nous espérons que, même après la Coupe du monde, l'Afrique du Sud aura encore besoin de vuvuzelas et que d'autres pays s'y mettront aussi", ont expliqué des responsables d'entreprises locales.

Texte de : ats
juin 2010
quedemots - 06.07.2010 | 0 réactions | #link | rss
Une éclipse solaire totale est prévue le 11 juillet prochain, presque entièrement au-dessus du Pacifique Sud.
quedemots - 29.06.2010 | 0 réactions | #link | rss
Environ 400 mille enfants naissent chaque année avec le sida en Afrique, a affirmé mercredi à l'AFP le directeur exécutif de l'ONU sida Michel Sidibé de passage à Yaoundé pour une conférence internationale à l'occasion du cinquantenaire des indépendances de 17 pays africains.

"Ce qui m'inquiète le plus pour l'Afrique, c'est qu'aujourd'hui on continue d'avoir 400 mille enfants qui naissent chaque année avec le sida", a affirmé M. Sidibé lors d'un entretien à l'AFP.

"On sait que le tiers de ces enfants vont mourir avant leur premier anniversaire s'ils n'ont pas accès au traitement. Que 50% de ces enfants vont mourir avant leur deuxième anniversaire s'ils n'ont pas accès au traitement et que le reste de ces enfants seront sous traitement toute leur vie", a encore précisé M. Sidibé.

Sachant que partout ailleurs dans le monde la transmission de la mère à l'enfant est pratiquement éradiquée, Michel Sidibé lance un appel pour une Afrique "avec une génération d'enfants sans sida".

"Nous pouvons voir naître cette génération, nous pouvons entrevoir le début de la fin de la lutte contre le fléau parce qu'on aura empêché que des enfants naissent contaminés. Mais ce qui est encore plus important, c'est qu'en faisant cela, on va certainement renforcer les programmes de santé", a-t-il ajouté.

"Il y a six ou sept ans, on nous disait que l'espoir n'est pas possible en Afrique. L'accès universel, que je considère comme une question de justice sociale, (...), on nous disait que c'était un rêve. Le Botswana a démontré le contraire", a-t-il commenté.

"La mortalité a été réduite de 50% au Botswana. On pensait que le pays allait disparaître, aujourd'hui il a pratiquement atteint l'accès universel au traitement, et est à près de 97% au niveau de la prévention de la transmission de la mère à l'enfant", a-t-il expliqué.

"Quand je vois ce qui se passe avec l'Afrique du Sud (1500 nouvelles infections par jour), qui vient de lancer le programme le plus important au monde (15 millions de personnes doivent être testées avant fin 2011, soins pour les enfants de moins d'un an séropositifs), j'ai de l'espoir. On ne doit pas perdre cet espoir", a conclu M. Sidibé.

Texte de : AFP
mai 2010
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