De toutes façons M.Detoutesfacons http://www.monblog.ch/detoutesfacons Le blog d'un amateur de cookies (avec httpOnly), hamburgers et Jack Bauer FutureBlogs/0.8.6 fr <![CDATA[1089 - 28 Février 2016: Initiative pour le renvoi des étrangers criminels]]>
L'initiative propose une Loi qui comporte quatre failles.

Premièrement, il semble évident que les criminels étrangers que nous expulserons seront remplacés par les criminels étrangers que nous accueillerons à bras ouverts. Un simple jeu de cache-cache en quelque sorte: je t'attrape, je t'expulse, je t'attrape, je t'expulse, etc. Si les premiers n'ont pas eu peur de commettre des crimes, en quoi les suivants en seraient-ils dissuadés? L'initiative ne fait rien pour régler cette question: elle ne réduit pas la criminalité et n'en réduit pas les effets dévastateurs pour leurs victimes.

Deuxièmement, notre Constitution garantit à chacun une égalité de traitement devant la justice, que l'on soit noir ou blanc, suisse ou étranger, homme ou femme, musulman ou athée. Ce n'est pas une spécialité helvétique, il s'agit d'une garantie conférée par la Convention Européenne des Droits de l'Homme, que la Suisse a ratifiée en 1950. L'initiative du 28 février 2016 vise à créer une inégalité de traitement entre les étrangers et les citoyens suisses. Sous ce régime, un étranger au bénéfice d'un permis de résidence permanente, marié, père de deux adolescents inscrits à l'université, sans le sou, et qui trichera aux assurances sociales pour grappiller quelques centaines de francs à l'État sera puni identiquement qu'un réfugié non intégré, ne parlant pas l'une de nos langues, dont la famille est au pays et dont l'activité sur notre territoire s'est résumée depuis plus d'une année à agresser des gens et vendre des stupéfiants.

Ces deux personnes subiront la même mesure: une expulsion, alors qu'un criminel bien plus dangereux, sophistiqué, et bien entendu, de nationalité ou naturalisé suisse, continuera de bénéficier de peines "de sursis" et d'amendes non dissuasives.


Troisièmement, l'initiative ôte le principe de la libre appréciation du juge: l'expulsion est forcée, même lorsqu'un juge considérera que la mesure est exagérée en vue de l'infraction commise. Oui, lisez bien: l'initiative n'ajoute pas une nouvelle option à l'arsenal de mesures qu'un juge peut prononcer, elle verrouille sa décision et l'oblige à prononcer une expulsion. En d'autres termes: le peuple se transforme en juge, mais surtout lorsqu'il s'agit d'expulser les "moutons noirs" (oui, noirs, car admettons-le: ils seront rarement blancs et porteront rarement la cravate). Le principe de la séparation des pouvoirs ne devrait-il pas sonner la puce à nos oreilles?

Quatrièmement, la forme: l'initiative ne propose pas une nouvelle loi, elle propose de modifier notre Constitution. Pour les lectrices et lecteurs qui ne le savent pas encore, une Constitution a pour objet de spécifier des droits fondamentaux, inaliénables, incontournables, dont chaque citoyen bénéficie, ou auquel est soumis. Il s'agit de la liberté d'expression, le droit à l'instruction et éducation, le droit à la sphère privée, le droit à un jugement équitable, l'égalité devant la justice, le droit à la nationalité, le droit de vote, le droit de représenter ses concitoyens, etc.

Le peuple suisse s'est tristement rendu célèbre au sein de la communauté internationale une première fois le 29 novembre 2009, en acceptant d'inscrire dans sa Constitution une loi interdisant la construction de minarets. Une étape particulièrement honteuse de notre histoire: l'inscription d'une loi sale, honteuse et surtout inutile dans notre Constitution.

Inutile, parce que toute construction en Suisse peut être interdite par un recours des citoyens. Nous n'avons pas de hautes tours en Suisse parce que les riverains font abolir de tels projets. Nous n'avons pas accès aux bordures de nos lacs et nous ne construisons pas aux bordures de nos grandes villes parce que les riverains font abolir les projets de construction qui menacent leur tranquillité. Les lois étaient déjà là bien avant cette initiative: la nouvelle Constitution n'a pas empêché la prolifération de minarets en Suisse, elle a tout simplement interdit quiconque d'en faire la demande!

Rien changé? Si cela a changé quelque chose: nous avons désormais un texte haineux dans notre Constitution, et nous sommes probablement les seuls au monde à pouvoir prétendre cela.

Que faire alors?
La place d'un criminel, avec ou sans cravate, noir ou blanc, étranger ou suisse, est entre quatre murs dès lors qu'il présente un danger pour la sécurité des citoyens. L'amende, ou le travail civil, à teneur dissuasive, sont des bonnes alternatives lorsque ce criminel ne présente pas un danger pour les citoyens. Ce sont les règles du jeu, tout le monde y est soumis.

Je n'aime pas les criminels étrangers, certes, mais j'aime encore moins les criminels suisses: ils salissent ma nation et me font honte.

Mais alors ce que je n'aime vraiment pas, par-dessus tout, c'est que l'on vienne salir ma Constitution avec des textes conçus pour rassurer une minorité de citoyens frustrés, anxieux, désinformés et terrifiés à la moindre perspective d'une atteinte à leur confort individuel. Des suisses peureux dont le seul acte citoyen se résume, depuis près de 10 ans, à venir se présenter en masse aux urnes. Bravoure ou lâcheté?

Le 28 février prochain, c'est NON.]]>
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<![CDATA[1088 - Fust]]>
Devant la mauvaise foi dont l'enseigne a fait preuve lors de ma commande, il est évident que je n'achèterai plus chez eux et ferai le nécessaire pour que ma famille, mes collègues, mes étudiants et mes lecteurs n'aient pas à subir des désagréments similaires.

Détails envoyés sur demande par courrier électronique, d'ici à ce que la dénonciation à la FRC soit terminée.]]>
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<![CDATA[1087 - Volkswagen: Gas Auto?]]>
Darius Rochebin nous demande notre avis...

Les principales sources de pollution sur le territoire français (je cite la France car les données sont plus faciles à obtenir) sont, dans l'ordre décroissant:
- les transformations énergétiques industrielles,
- le chauffage et le refroidissement domestique et d'entreprise (bureaux),
- l'agriculture,
- puis...le trafic routier.

Et je n'inclus pas les émissions importées (émissions produites à l'extérieur du territoire pour l'élaboration des produits importés) (source: rapport CITEPA, 2013).

L'argument objecteur de conscience ne fonctionnera pas avec les véhicules privés à moteur, ils pollueront toujours. La question que nous devions nous poser il y a 20 ans n'était pas "polluent-ils?" mais "polluent-ils trop?". Oui, les véhicules d'antan polluaient. Ils polluaient même énormément et sans commune mesure en comparaison avec les véhicules actuels.

Toutefois, d'autres mauvaises habitudes associées aux véhicules à moteur, et bien plus graves, perdurent et ne semblent pas inquiéter plus que ça le citoyen (et par extension, les journalistes):
- les files d'attente artificiellement provoquées à l'entrée des villes (typiquement: la politique genevoise)
- la réduction drastique des places de parcage (typiquement: la politique genevoise)
- l'énorme gaspillage d'énergie induit par les climatiseurs (que même les conducteurs de véhicules décapotables ne se refusent pas)
- la filière de recyclage digne d'un film d'horreur: on balance le tout dans un container et hop, en Afrique par courrier A (héritage français de 1986: "la pollution s'arrête à nos frontières").

Des mesures politiques qui ont effet de 1) cacher le problème et 2) décourager le conducteur en augmentant le temps moyen nécessaire pour relier le point A au point B. Manque de chance: les véhicules sont devenus tellement confortables que les avantages dépassent largement les inconvénients des transports publics pour une majorité de pendulaires. L'ajout d'une pastille verte "A+" sur la feuille descriptive du véhicule suffit pour démolir le petit zeste de mauvaise conscience qu'il reste à certains.

Genève est un excellent exemple de gestion par des singes: une politique urbaine anti-voitures gangrène la Ville depuis plus de 20 ans. Il n'y a plus de place de parc, les routes sont étroites, et l'on construit des immeubles sans parking souterrain. Que fera-t-on dans 10 ans lorsque les véhicules, devenus "propres", seront à nouveau tolérés dans l'esprit collectif? Pas grand chose...on ne peut pas agrandir les routes, réduire les trottoirs ni creuser sous les habitations.

Bref, la solution existe: elle roule déjà sur nos routes! Le problème se situe, comme d'habitude, entre le clavier et la chaise...ou plutôt dans ce contexte, entre le contribuable et les décisions politiques.

Le scandale Volkswagen? Une entreprise européenne, ultra compétitive, attaquée de plein front par le gouvernement américain, lui-même propriétaire à plus de 70% de l'industrie automobile domestique en pleine désuétude devant la concurrence européenne et asiatique? Et on vient nous demander si cela nous choque que le Diesel pollue plus que prévu?

Ha...ha...ha.]]>
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<![CDATA[1086 - Quelles questions poser lors d'un entretien (lorsque tu es candidat-e)?]]> What it's like to be on the data science job market? (en Anglais).

Questions:
1) Comme se matérialise la réussite dans ce poste? Comment saurai-je que je réponds aux attentes de mon poste?
2) Quel a été votre projet le plus exigeant? Quel était son objectif, combien de temps a-t-il duré, quelles étaient les difficultés, quels outils avez-vous utilisé, etc.?
3) A quoi ressembleront mes trois premiers mois? Et les trois suivants?
4) Qui sera ma/mon responsable et combien a-t-elle/t-il de personnes à superviser? Est-ce que des entretiens individuels sont régulièrement planifiés?
5) Est-ce que je remplace quelqu'un? Pourquoi est-elle/-il parti(e)?
6) (S'il s'agit d'une start-up) Combien de mois de visibilité financière avez-vous? Qui prend les décisions financières?
7) Quel sera mon premier projet? S'agit-il d'un nouveau projet ou d'autres personnes y travaillent-elles déjà?
8) Quelle est l'état de maturité de l'environnement de travail? Est-il prêt ou doit-on le mettre sur pieds? Combien de temps cela prendra-t-il?

N'hésitez pas à utiliser le lien en haut à droite pour m'envoyer vos propositions si vous souhaitez partager votre expérience!]]>
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<![CDATA[1085 - Repose en paix, Aylan et tous les autres]]>
Quelle hypocrisie! La photo du petit Aylan, mort noyé, sorti de l'eau par son père, n'est absolument pas choquante. Au mieux, c'est une belle photo qui, certes, immortalise un événement terrible. Rien de plus.

Nous sommes invités à croire que cette photo est "choquante" parce que les médias l'ont décidé pour nous. Les rédactions au sein de la grande majorité des maisons de presse européennes n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent en ce moment que le problème des réfugiés et tentent tant bien que mal de solliciter nos émotions en transformant un problème social, qui exige une résolution rationnelle et collaborative, en un spectacle rythmé par des annonces à caractère sensationnel. Pourquoi citer un panel d'économistes qui nous disent que tout va bien alors que l'on peut donner la parole à des mercenaires politiques dont la seule mission est de semer la peur et l'insécurité au sein de la population?

Le but n'est pas de nous réveiller ni de nous faire agir, le but est de générer du trafic, de "mettre du temps de cerveau humain à disposition des annonceurs et publicitaires" (si tu sais à qui et à quoi je fais référence, tu n'as probablement pas besoin de lire la suite), rien de plus.

N'oublions pas: nous n'avons à aucun instant eu le droit de cité dans cette affaire. Il appartient à chacun de décider de ce qui est ou n'est pas choquant. Ce n'est ni à la Tribune de Genève, ni à notre présentateur de journal télévisé favori, ni aux 224 "j'aime" sur un post Fessebouc qu'appartient cette décision. TU décides quelle photo te choque et TU décides quelle photo ne te choque pas!

Cette manoeuvre a un nom: chantage affectif. Les médias trouveront toujours une photo d'un petit enfant, pas trop blanc si possible, assoiffé, affamé, orphelin, mourant, probablement victime d'une saloperie d'ordre sexuel. Les médias seront toujours les premiers à nous rappeler qu'il y a de la misère dans le monde et que "c'est trop dégueulasse". Ne l'oublie pas: la mission de la presse est d'informer, pas de te choquer. Combien de fois as-tu lu que le garçonnet, bien qu'étant syrien, a en fait grandi avec sa famille en Turquie. Ses parents avaient du travail et ne courraient aucun danger particulier. Ses parents ont décidé que l'Europe serait mieux. Ils ont cru à un mensonge vendu à coup de liasses de 2'500 euros par des passeurs dont le modèle économique consiste à faire croire aux gens que la richesse les attend de l'autre côté de la mer. Ses parents ont tué cet enfant bien avant toi, citoyen, ou citoyenne, de l'Europe!

J'ai un scoop: des Aylan, il y en a des millions, et ce depuis bien longtemps. Jusque ici ça ne nous a pas empêché de nous offrir des smartphones haut de gamme, de belles voitures, de succomber à l'obsession de l'accès à la propriété, au voyeurisme sur les réseaux sociaux sans oublier de pester chaque soir à table sur les étrangers qui viennent nous voler notre travail. Si les médias nous affichent cette photo un certain jour, c'est que ce jour-ci, ils n'avaient rien d'autre à nous raconter. Ni plus, ni moins.

Cette photo te choque? Dis-toi que le plus choquant, c'est que cette photo a encore le pouvoir de te choquer... Ça, c'est choquant.]]>
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<![CDATA[1084 - Flash Forward]]> M.Detoutesfacons@nospam.org http://www.monblog.ch/detoutesfacons/?p=201501131530390 http://www.monblog.ch/detoutesfacons/?p=201501131530390 http://www.monblog.ch/detoutesfacons/?p=201501131530390#comments Tue, 13 Jan 2015 13:30:39 GMT <![CDATA[1083 - Genève: grève des TPG mercredi 19 novembre]]>

C'est officiellement annoncé: les collaborateurs des Transports Publics Genevois seront en grève mercredi prochain dès 3 heures, pour une durée de 24 heures. Il est à noter que le contrat établi entre la régie de transports et l'État de Genève prévoit une clause de service minimum garantissant le maintien d'au moins un tiers des bus prévus dans le Centre-Ville durant les heures de pointe.

Pourquoi une grève?
Pour mieux comprendre la nature de cette grève, il est nécessaire de revenir au 18 mai dernier, lorsque une majorité de la population genevoise a voté pour la baisse et le blocage des tarifs des titres(billets et abonnements) donnant accès aux transports publics. Selon l'État de Genève, la décision éclairée de la population genevoise se traduit par un manque à gagner annuel estimé à 17,5 millions de francs, toutes choses restant égales par ailleurs.

Comme tout le monde le sait [ndlr: je l'espère]: une entreprise saine compense une baisse de revenus soit en baissant ses coûts, soit avec des miracles (dans l'économie moderne, les miracles sont les interventions de l'État).

En ce qui concerne les coûts: rien ne semble indiquer que transporter du bétail constamment scotché à son téléphone portable va soudainement coûter moins cher. Les TPG pourraient éventuellement lorgner sur l'acquisition de véhicules sans conducteur mais cela serait très probablement accueilli par un infarctus collectif.

Du côté des revenus, cela ne s'améliore pas non plus: les irréductibles du confort d'un trajet en véhicule privé (et les jolies femmes fatiguées de côtoyer la bêtise masculine) ne sont pas prêts de changer d'avis. De plus, les nouveaux usagers du CEVA, ce nouveau moyen de transport révolutionnaire qui reliera les ghettos au centre de Genève, paieront en grande partie le remboursement du crédit de construction du service lui-même pour les trente années à venir. Il resterait finalement la mise en oeuvre de nouveaux canaux générateurs de revenus mais à voir le nombre de bus actuellement équipés de bornes wi-fi renforcées à coup de publicités, la Direction des TPG montre qu'elle a un bus de retard.

L'intervention divine de l'État devient tout logiquement le dernier levier envisageable, via son contrat de prestation et la subvention qui lui est associée. Deux contrats de prestation sont actuellement à l'étude au sein de la Commission des transports du Parlement genevois. Mauvaise nouvelle: ils ne prévoient pas d'augmentation particulière des subventions pour compenser la fixation des tarifs à la baisse. Mieux: ils prévoient, toutefois, une réduction du personnel des TPG!

De son côté, le syndicat du personnel des transports (SEV) affirme avoir compris et soutenir la nécessité de réduire les coûts. Il refuse toutefois que celle-ci se traduise par une réduction des effectifs, d'où la grève de mercredi prochain (on notera ici le caractère particulièrement préemptif de ce mouvement de contestation dans la mesure où le Parlement genevois n'a encore pris aucune décision).


Cette grève est-elle juste?
Adoptée par 54% des votants, la votation du 18 mai dernier impose une baisse et un blocage du tarif des titres d'accès aux transports publics dans le canton de Genève sans prévoir la forme ni les modalités de compensation de cette perte. Si cette décision du peuple devait être interprétée comme le fruit d'une réflexion éclairée [ndlr: haha], il me semble que la régie des TPG agit en toute légitimité lorsqu'elle prend la décision d'actionner des mesures de réduction des coûts, y compris des licenciements.

Dans le cas où cette interprétation serait correcte, l'action prévue par le SEV le 19 novembre prochain irait donc à l'encontre de la volonté de la population...


Une grève de frontaliers?
Contester une mesure de réduction du personnel dans un contexte de restriction budgétaire imposée par une votation me semble particulièrement difficile à comprendre. Un grand nombre de réactions publiées sur les principaux sites web de la presse romande fait état d'un sentiment d'une action "reflétant peu les valeurs suisses" [ndlr: doux euphémisme].

Ce n'est peut-être pas si faux: nous avons montré à de maintes reprises que nous savons renoncer à des "acquis" lorsque des circonstances conjoncturelles le justifient (hausse temporaire de la TVA, adaptation des taux de conversion des assurances sociales, maintien du taux plancher de conversion vers la devise Euro, refus des six semaines de vacances, etc.). Pourquoi réduire la taille des TPG serait-il un problème alors que cela reflète la volonté du peuple? Car rappelons-le: le peuple a voté pour une fixation du prix des titres de transport, et l'État n'envisage pas d'augmenter sa subvention!

J'admets que cette annonce de grève me semble être empruntée d'une culture "française", à savoir, le trio typique constitué d'une résistance maladive au changement, une obstination perverse à vouloir maintenir des acquis sociaux et une impunité dans laquelle une minorité s'octroie le droit de prendre en otage toute une population pour établir un "dialogue". La presse romande, elle tout aussi fautive, ne fait d'ailleurs rien pour calmer les lecteurs en occultant l'éléphant dans la pièce: le SEV est-il un syndicat "local"? S'il l'était, confirmer cet élément aux lecteurs clouerait le bec aux plus mauvaises langues et éviterait probablement à plusieurs dizaines de milliers de frontaliers français de devoir écouter passivement mercredi prochain le refrain des discours antifrançais entonnés par les genevois les moins éduqués...


Il me semble assez évident que si la sûreté des conducteurs et usagers de nos transports publics était réellement LA priorité invoquée par les syndicats, les lois encadrant cette dite sûreté influeraient directement sur le nombre de conducteurs requis [ndlr: attestations de formation requises, extraits de casier judiciaire vierge, horaires de travail et de repos contrôlés, etc.].

A titre d'exemple: fournir un équivalent de 45'000 heures de service de transport par semaine en horaires 2x8 requiert l'engagement de plus de 900 chauffeurs à temps plein, pour autant qu'aucun d'entre eux ne tombe malade, ne parte en vacances, ou ne soit soumis à des contraintes de rotation horaire (matin/soir etc.). Le discours du SEV va totalement à l'opposé de cette logique: il débute par le maintien des quotas de personnel. Des arguments bien plus efficaces sont pourtant à leur disposition...

Les vraies questions que je me pose donc ici sont: quels intérêts le SEV défend-il, ses dirigeants ont-ils choisi la bonne bataille? ses membres comprennent-ils exactement ce que fait leur syndicat?

A mon avis, non.]]>
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<![CDATA[1082 - L'impôt sur les véhicules à moteur: une taxe injuste?]]>

Chaque année cette même sensation désagréable: je dois m'acquitter d'une facture pour la taxe sur les véhicules, que je trouve particulièrement injuste.

Le montant de l'impôt sur les véhicules à moteur est calculé sur la base de la quantité de CO2 émise au kilomètre par le véhicule (exprimée en g.CO2/km.). Plus le moteur du véhicule émet de particules, plus l'impôt est élevé.

Pour mieux comprendre la cause de ce coup de gueule, il convient de revenir à la volonté initiale du législateur en 2002, lorsque le texte de loi a été arrêté: le législateur souhaitait protéger l'environnement. L'impôt sur les véhicules à moteur a en effet été conçu pour encourager le contribuable à acquérir un véhicule moins polluant, dans l'optique d'une réduction des niveaux de pollution à travers le pays. En échange, la Confédération autorise/encourage les cantons à octroyer aux contribuables une "réduction" de leur impôt (bonus) ou une "augmentation" (malus).

Dans le concret, l'application de cet impôt n'adresse absolument pas le problème de la pollution, au contraire.

D'un côté, cet impôt légitime deux catégories de contribuables:
- Les conducteurs de véhicules de haut standing: ces véhicules bénéficient généralement des toutes dernières avancées technologiques et d'équipements, offrant ainsi un optimal à la "puissance" pour un taux d'émission de particules inférieur aux autres véhicules.
- Les conducteurs de véhicules moyennement ou très polluants qui font un usage intensif de leur véhicule. Ces derniers peuvent ainsi s'engouffrer dans le trafic au volant de leur voiture polluante matin et soir, près de 300 jours par an, sans débourser ne serait-ce un seul centime additionnel dans un impôt destiné à favoriser la mobilité douce.

De l'autre côté, cet impôt déploie un effet punitif envers le contribuable adepte de la mobilité douce mais disposant d'un véhicule privé dont il n'est fait usage qu'à titre exceptionnel (1 long trajet par an, quelques allers-retours événementiels type mariage de la soeur ou aider pour un déménagement). Ces contribuables paieront en effet le même montant d'impôt qu'une personne refusant de se déplacer en transports publics tout au long de l'année!


Quelle alternative?
Pour être plus juste, la taxe sur les véhicules à moteur devrait prendre en compte leur usage effectif. La complexité de l'impôt reviendrait alors à mesurer cette information avec plus ou moins de fiabilité. Plusieurs indicateurs peuvent en tous cas y répondre, le chiffre annoncé dans le compteur kilométrique de chaque véhicule constituerait probablement un bon point de départ.

Qu'en pense le lecteur?]]>
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<![CDATA[1081 - Des frontaliers pour coller les amendes aux conducteurs genevois]]>
Motif invoqué: les locaux n'auraient pas les compétences et la volonté requises pour coller des amendes aux conducteurs avec le même zèle qu'un frontalier.

Que l'on se rassure, la France voisine emploie également beaucoup de frontaliers (de Suisse ou autres pays limitrophes) au sein de son service de contractuels. Selon les statistiques du mois de juillet 2014, le contingent s'élèverait d'ailleurs à...zéro. Tout comme pour l'Espagne, le Portugal, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique, l'Autriche, bref....le reste du monde.]]>
M.Detoutesfacons@nospam.org http://www.monblog.ch/detoutesfacons/?p=201408281755092 http://www.monblog.ch/detoutesfacons/?p=201408281755092 http://www.monblog.ch/detoutesfacons/?p=201408281755092#comments Thu, 28 Aug 2014 15:55:09 GMT geneve korn flakes wtf
<![CDATA[1080 - Le Conseil Fédéral contre le revenu inconditionnel]]> Selon ce dernier, l'abréviation du revenu inconditionnel, "R.I.", est déjà connue des citoyens et des administrations pour qualifier la Raison Individuelle (structure juridique de prédilection pour les indépendants et les professions libérales). L'arrivée du "Revenu Inconditionnel" posera alors d'importants problèmes de communication et sera source de confusion générale au sein de la population et des diverses administrations amenées à opérer dans l'un des deux registres.

Pour rappel, l'initiative pour un revenu inconditionnel vise à instaurer un article constitutionnel donnant droit à tout citoyen de percevoir un revenu d'ordre financier, sans condition préalable. Quelqu'en soit l'objectif final, il est évident que cette initiative cherche avant tout à créer la confusion auprès du citoyen.

C'est une bonne chose que cette initiative soit refusée par le CF, les initiants ont fait preuve d'une incompétence toute particulière en ne prenant pas ne serait-ce que le temps de saisir le terme dans le moteur de recherche de Google (pas celui de Microsoft, il n'aurait probablement pas fait le lien).]]>
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