Inévitablement dans chaque voyage, il y a toujours un détail qui coince. Voilà ce qui nous est arrivé dans les trains durant nos deux mois de voyage.
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Première histoire

Donc, comme je l’ai conseillé, prendre un train avec clim durant les mois de grosse chaleur ! Comme on s’y est pris trop tard pour réserver les billets, il n’y avait plus de couchettes avec clim. On s’est dit « pas si grave », erreur ! On monte dans le train et première « mise-en–bouche », les toilettes qui débordent et l’odeur… Bien sûr pas de toilettes sans cafards, mais pas ceux qu’on peut voir ici, des plus gros. Une fois trouvé les « couchettes », on se rend compte qu’on est les seuls étrangers et durant les 16 heures de trajet on se fait mater non-stop, genre le gars qui te regarde fixement et fait largement part de ses commentaires à tout le wagon. Donc vient le moment de faire dodo, mais plusieurs affaires compliquent l’histoire :
o Les cafards qui montent sur les pieds
o Les gens qui continuent de te mater
o Les gens qui s’assoient sur ta couchette avec leur marmaille pour manger le repas du soir ou le petit déj
o Et la CHALEUR, impossible de fermer l’œil, et 16 heures ça passe très lentement.
Deux heures avant l’arrivée, on tombe dans un semi-coma et on baigne dans sa transpiration. A l’arrivée c’est l’hécatombe. Je vous jure qu’après, si la clim n’était pas dispo, on a préféré attendre les trains suivants.


Deuxième histoire

Pour le retour sur Delhi, à la fin de notre voyage, un ami nous a accompagné pour prendre notre train. Comme il est indien, on s’est reposé sur lui pour toutes les formalités (quel train, quel quai, quelle heure,…). On était sur le quai, il a été faire une pause pipi et voilà que le train entre en gare. Comme on a peu de temps pour y monter, on fonce et on se dit que c’est bête de pas pouvoir dire au revoir. Une fois montés, les bagages déposés, le train démarre et voilà que notre ami saute dans le train en marche. On se dit qu’il est un peu malade de prendre de tels risques pour nous dire au revoir. Mais voilà qu’il nous dit qu’on est dans le mauvais train ! On a mis un moment pour réaliser, mais pour descendre à 5 avec nos bagages d’un train à grande vitesse… Ca nous amène à la prochaine petite histoire.


Troisième histoire

Donc nous voilà arrivés à une autre destination, branle-bas de combat pour trouver des billets pour Delhi le jour même. Miracle. Nous demandons sur quel quai le train va arriver, c’est le quai 4 et on nous conseille d’écouter régulièrement les informations du chef de gare. Quelques heures d’attente plus tard, le train est en retard (normal quoi). Depuis un certain temps on s’amuse à déchiffrer les destinations affichées sur les trains qui passent. Toujours pas d’informations sur le train que l’on doit prendre. Je regarde le train qui arrive 5 quais plus loin et essaie de déchiffrer le nom de la ville qu’il dessert. J’y arrive pas, tout-d’un coup, un copain me fait remarquer que c’est un train qui se rend aussi à Delhi. Quelques secondes… En fait c’est pas un train, c’est NOTRE train !!! Et le voilà qui redémarre sous nos yeux… On court en direction du guichet :
o « C’était le train pour Delhi sur le quai 9 ? »
o « Oui, on a signalé le changement de quai dans l’interphone »
o « Mais on a rien entendu »
o « On l’a fait »
o « En anglais ? »
o « Non, en indi »…

Quatrième histoire

Le train entre en gare, on a prépare nos affaires pour sortir le plus vite possible avant qu’il ne redémarre. C’était sans penser aux femmes indiennes. En voilà deux, sur le quai, qui avant que le train ne s’arrête, amoncellent des dizaines de bagages qui bloquent la sortie. Jamais vu ça ! On essaie de franchir le barrage, mais la mégère nous rejette en arrière et continue d’entreposer son barda. Le respect des personnes plus âgées, des femmes et de l’habitant du pays qu’on visite ; tout cela a volé en éclat en moins d’une seconde, un bon coup de coude bien placé et voilà que le passage se libère. On est quatre à sortir, le cinquième est encore dans le train qui démarre. Panique, mais pour finir il saute du train. Plus de peur que de mal. Erreur, on a réussi à oublier l’un des bagages à l’intérieur du train… On a eu beau courir après le train, rien à faire.

Il n’y a pas que des mauvais côtés, c’est l’occasion de rencontrer des gens et échanger, de fortifier vos défenses immunitaires et maintenant , quand je prends le train en Suisse, le temps me paraît super court. C’est une expérience à tenter et de toute manière c’est le meilleur moyen de transport pour traverser l’Inde. En plus, on en rigolera toute notre vie.