un café en berne... 06/01/07

Je pense à un film génial que l'on regarde un soir tranquille devant son téléviseur. Le téléphone sonne. On ne répond pas car le film vient à peine de commencer! Puis le téléphone sonne à nouveau. La scène se reproduit plusieurs fois. Parfois deux sonneries, parfois dix. Puis on se dit "ce n'est pas normal, si ça sonne autant, c'est que c'est important!" Alors on presse le bouton "pause" et on répond.

La discussion s'éternise. C'est une proposition. Quelque chose de nouveau. Pas mieux, mais nouveau. On se dit que l'on aurait peut-être pas du presser le bouton "pause" et décrocher. Mais on a décroché, il faut à présent écouter jusqu'au bout. "Prends le temps qu'il te faut mais n'attends pas trop!" Finalement on comprend que le moment clé n'est pas pour tout de suite. On aimerait alors dire "je dois te laisser, je te rappellerai demain" et revenir s'asseoir sur son canapé, continuer à regarder ce film génial devant lequel on se sentait si bien, si "ailleurs".

Mais c'est trop tard. Passé un certain temps, tout s'éteint. Économie d'énergie dira-t-on. On aimerait rallumer. On aimerait réveiller. On sait que c'est possible. Il y a même un bouton "avance rapide" pour retrouver rapidement ses marques. Soudain la petite voix s'élève..."Que fais-tu? Arrête. Ce ne sera pas pareil." Alors on se dit que c'est sûrement vrai. Peut-être qu'il ne faut pas insister. Aller se coucher. Fermer les yeux.

Couché sur le lit, le sommeil ne vient pas tout de suite. Les lumières sont toutes éteintes, le monde croit que l'on dort. Tant mieux pour lui.

...un doute se présente...Oh! Il reste une lumière! Il faut l'éteindre également!

Alors on se lève. On éteint cette dernière lumière et l'on se recouche. Patience. Dans l'espoir de pouvoir vite rêver à nouveau.