articles
réactions
15 Juin 2010
01 Mai 2010


J'ai choisi le jour d'Holi pour passer la frontière Népal / Inde...

Heureusement que je ne partais que de Lumbini, car ce jour-là, aucun transport public népalais ne semble fonctionner.

Donc, un coup de voiture privée jusqu'à la frontière, Sunauli.

Et là, c'est l'hallu totale: pour l'avoir déjà traversée, je sais que ce bout de frontière est ... primitif, et que ça se passe à pied. Le poste indien, je le connais, c'est une sorte de maison miteuse prècédée par un toit en avancée sous lequel 3 bureaux et quelques fonctionnaires distribuent les tampons.
Ce jour-là, les 3 bureaux sont submergés par des sacs à dos et sous l'auvent s'entassent une cinquantaine de blancs.
Devant, dans la rue, des dixaines de jeunes s'affrontent à coup de couleurs. Personne ne peut passer sans être aspergé.
Quand je demande si je peux continuer ma route, un fonctionnaire me répond "Up to you...", si vous voulez vous faire peinturler, no problem, sinon, d'ici 1 ou 2 heures, il y aura une pause et vous pourrez passer en paix. Je comprends alors la présence des occidentaux.
Comme je demande où laisser mon sac, on m'indique à l'intérieur un espace vide et, galamment, (qui l'eut crû?) un des douaniers se lèvent de son fauteuil et me laisse sa place. En rigolant, je dis "d"'accord, je vais travailler avec vous!" "Ok, m'est-il répondu, you're the boss". Toujours le sourire aux lèvres, je réponds du tac au tac, que je suis juste une petite employée et que reste sous ses ordres. "OK". J'ai passé les 2 heures suivantes à recevoir des passeports, à les ouvrir, trouver le visa indien tamponné et à les passer au fonctionnaire suivant, tout en m'empifrant avec eux de patisserie d'Holi et de chaï... Bon, y'avait pas foule à cette frontière, mais quand-même.
Evidemment, l'attente a duré bien plus que ce qui avait été annoncé. Finalement, une idée court parmi les voyageurs, surtout qu'il y a un groupe d'une vingtaine de pélerins des pays de l'est qui voyagent ensemble et sont pressés: "et si on charterisait... un car???"
Et voilou, aussitôt dit, aussitôt fait, 2 mecs partent à la recherche d'un bus, 10 minutes après, c'est bon, le bus nous attend derrière les bàtiments et nous échappons ainsi à la folie ambiante. Mème pas peur!
Bien-sûr, le bus tombe en panne en chemin, mais, pas grave, en un temps record, un autre est trouvé et nous filons, toute vitre fermées pour échapper aux jets d'eau et autres projectiles colorés. Le car nous dépose, comme une fleur, devant la gare déserte (si-si!!!) de Gorakpur, sans même une tache!!!
Elle est pas belle, la vie?
Everything is possible.








Uniquement pour des sympathisants bouddhistes.






Pokhara, c'est une bourgade assez moderne, sans charme, et aussi, plus loin, c'est "lakeside", le village au bord du lac, bordé par les montagnes qui apparaissent au gré de la météo.
Pokhara-lakeside, donc,... hum, lors de mon premier séjour, je m'en étais rapidement éloignée, l'endroit était bien trop touristique à mon goût, genre, le Rimini du Népal..., des bars bruyants avec happy hour, des restaurants armés de racoleurs et des boutiques toutes pareilles, en alternance, souvenirs, bijoux, équipement de montagne, agence de trek et compagnie.
Cette fois, limitée dans mes déplacements et activités par mon poignet foutu et la douleur qui l'accompagnait, j'étais bien décidée à trouver une gh qui me permettrait de poser mon sac et de m'installer longuement.
Alors, ça s'est pas fait du premier coup.
J'ai d'abord passé une nuit dans un endroit charmant, avec un jardin superbe et du personnel vraiment sympa, seulement le bruit du générateur était insupportable. J'ai alors déménagé bien plus loin, à 30 minutes de marche, et là, vue imprenable sur le lac, chambre toute mignonne, et premier jour impécable. Le deuxième jour, un samedi, le traffic de vieux bus et tracteurs et camions dégageait une telle poussière qu'il n'était pas posssible de se poser dehors... Le troisième déménagement, encore plus loin, fut le bon: une famille géniale, une chambre propre et une vue de ouf.
Là, ont commencé les rencontres avec les locaux et les long term travellers, et la découverte des alentours.
J'étais bien, enfin.

















Bon, allez, quelques unes de KTM.










22 Avril 2010








Le Népal, c'est toujours l'extrême gentillesse et serviabilité des habitants.
C'est aussi, à Kathmandou essentiellement, la pollution. Cette année, le soir, les yeux me piquaient terriblement et le coton démaquillant était noir, et pas de khôl.
Je me suis d'abord refugiée à Bodenath.





























Un endroit vraiment sympa et en phase de développement rapide, alors, ça risque de changer très vite..





En fait, c'est une bonne idée de s'y arrêter si on a un bateau pour les Andamans ou un avion depuis Chennai. On peut s'offrir un taxi direct de Mamallapuram au port ou à l'aéroport que l'on rejoint en moins d'une heure, il me semble, si le traffic le permet. Des bus aussi font la navette très fréquemment: avec eux, la soixantaine de km se parcourent bien-sûr plus lentement.

Certains s'y baignent: encore une fois très peu pour moi, pour les mêmes raisons qu'à Puri et Pondy, c'est à dire à cause de la plage pas vraiment propre, même si c'est déjà mieux, et à cause de certains mâles locaux qui se rincent l'oeil.
D'ailleurs à ce propos, en me balladant sur le site des 5 rathas, des mandapams















et du fameux bas-relief,



j'ai noté la présence d'un indien qui paraissait bien peu intéressé par les ruines. Au bout d'un moment, je me suis aperçu qu'il matait les couples au badinage vraiment innocent pour nos critères d'occidentaux. J'ai fini par le surprendre en train de se masturber en regardant deux jeunes échanger sagement quelques baisers. Si c'est pas de la frustration, ça!



Et puis, Mamallapuram, c'est aussi les sculpteurs, à tous les coins de rue.





Des magiciens de la pierre, vraiment. Et si vous voulez vous y essayez, il est très facile d'y prendre des cours, en tailleur devant les échoppes.


Une ville nouvelle toute en couleurs:













Pondichery?
Sur le chemin d'Auroville, je n'ai pu que m'y arrêter.
Qu'en dire?
Bof.








J'y suis allée pour les temples et j'y suis restée pour les gens.






















21 Avril 2010
FutureBlogs - v.0.8.6beta - Ce site est hébergé par http://monblog.ch