Un mail pour le moins inattendu que j'ai reçu (intéressant néanmoins).
J'ai été arrêtée et verbalisée hier par deux policiers genevois, parce que j'étais passée sur un passage piéton alors qu'une dame avait posé le pied dessus. Inutile de dire que la dame était loin, que je roulais à 20 à l'heure et que 140 francs pour ça, c'est du vol...

inutile, parce que ces messieurs n'ont aucune oreille. Ils ont dû la leur enlever lors de la remise du costume bleu. Néanmoins, le policier qui s'est adressé à moi n'a à aucun moment enlevé ses lunettes de soleil (genre skieur en pleine descente). Je le lui ai demandé. "Pourquoi?", "Parce que c'est la moindre des politesses que de regarder quelqu'un". Je voudrais savoir s'il avait le droit de les conserver. Je sais par exemple qu'en France si un gendarme rédige un PV sans oter ses gants, le Pv est caduc.
Oui, oui, oui! Toujours ces problèmes de "oui mais chez moi, ca se passe pas comme ça" ;-)

Je n'ai pas connaissance d'une disposition qui obligerait les policiers à adopter une certaine tenue vestimentaire afin de pouvoir valablement verbaliser les contrevenants aux lois sur la circulation routière. D'ailleurs, la conséquence française me paraît aberrante: l'infraction est consommée, mais le procès-verbal est nul de plein droit, à cause de la tenue vestimentaire de l'agent... Tout au plus, si leur tenue est négligée, ils risquent un blâme. Je crois que la seule obligation qu'ils aient, s'ils sont en civil, c'est de justifier leur identité.

En tout cas, un piéton qui attend pour traverser à un passage piéton a la priorité. Il doit cependant la céder s'il apparaît clair qu'un véhicule arrivant ne pourra pas s'arrêter. C'est notamment le cas lorsque le piéton n'est visible que trop tard. En roulant à 20 à l'heure vous pouviez et deviez vous arrêter, peu importe l'espace dont vous disposiez pour passer ou la vitesse de déplacement du piéton. Ce ne sont pas des éléments dont on tient compte. Seul est déterminant le fait de savoir si vous pouviez vous arrêter ou non (encore qu'on puisse exiger une attitude générale visant à ralentir aux passages piétons).

D'ailleurs, je vous recommande toujours la plus grande amabilité avec les policiers, tout en cherchant à engager la conversation et en reconnaissant immédiatement vos fautes. Il se peut qu'ils ne vous fassent que la morale. Evitez à tout prix de les agacer avec des questions de politesse; surtout lorsque vous venez de commettre une infraction pénale. Le but n'est pas de partir dans une histoire de celui qui a le plus tort, le but est de l'amener à vous considérer comme une personne repentie qui a compris son erreur et qui ne le refera plus :)